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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Infos et citations

Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 17:26

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Le quotidien The Guardian a dévoilé hier des documents prouvant que trois sociétés énergétiques britanniques se sont offerts les services d’une société de sécurité privée pour infiltrer et espionner des groupes de militants écologistes. Les documents révèlent comment Rebecca Todd, directrice de la société de sécurité Vericola, a renseigné les cadres de trois compagnies au sujet des projets de militants après avoir épié leurs mails. Ils la montrent également en train de donner des instructions à un agent avant qu’il ne se rende à une réunion de militants et le coacher sur la manière par laquelle se faire bien voir par eux. Selon des sources policières anonymes, il y aurait actuellement plus d’espions privés que d’agents en civil dans les manifestations en Grande-Bretagne.

The Guardian, qui a également mené son enquête, indique que les opérations intrusives des firmes de sécurité privées vont de l’inscription en tant que militant sur des mailing listes à l’infiltration à temps plein d’agents dans les groupes. Les sociétés multinationales, depuis les producteurs d’énergie jusqu’aux vendeurs d’armes embauchent ces espions pour tenter d’empêcher les militants de mener des campagnes contre elles ou de pénétrer sur leurs sites. La société Vericola est l’une d’elle et se défini comme une ’société de gestion des risques des entreprises’ offrant un service ’sur mesure’ à ses clients ’quant aux menaces potentielles’ pour leurs affaires. L’enquête du quotidien révèle que ces trois dernières années, Todd s’est inscrite (en utilisant diverses adresses mails) sur les mailing listes d’une série de groupes militants organisant des manifestations majeures telles que les rassemblements contre le G20 à Londres, contre la centrale électrique de E.ON ou l’extension de l’aéroport d’Heathrow, ce qui lui a fourni l’accès aux communications et comptes-rendus des militants. Malgré les mails révélant comment Todd manoeuvrait pour que ses agents puissent accéder aux manifestations, elle nie que sa société infiltrerait des groupes de militants. Toutefois, suite à ces révélations publiques, plusieurs militants ont affirmé qu’elle assistait à de nombreuses de leurs réunions, sous le nom de Rising Tide.

 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 21:49

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Mark Kennedy est entré dans la police vers 1994. Début 2003, il travaille pour la nouvelle National Public Order Intelligence Unit (NPOIU), chargée de surveiller les “extrémistes de l’intérieur”, et reçoit un permis de conduire, un passeport établissant sa nouvelle identité (Mark Stone) et une histoire crédible pour expliquer ses absences : alpiniste professionnel, il part souvent à l’étranger pour des contrats bien rémunérés.

C’est en août 2003 que Kennedy est arrivé avec ses cheveux longs, ses tatouages et la passion de grimper aux arbres dans une ferme reconvertie en base militante, dans le Yorkshire, pour assister à une réunion du mouvement Earth First. Il a deux atouts qui vont bientôt le rendre indispensable au sein du mouvement. D’une part, il conduit et posséde un pick-up ; ensuite, il sait se montrer généreux, acceptant de payer l’impression de documents, louant des véhicules et payant les amendes infligées par les tribunaux.

Il obtient rapidement la confiance des militants. En 2004, il devient membre de Dissent !, un réseau chargé de préparer des manifestations liées au sommet du G8, prévu pour l’année suivante en Ecosse. En 2005, il grimpe aux arbres de la capitale pour accrocher des bannières contre BP, puis Il se rend ensuite au campement de Stirling. Après le G8, Kennedy file en Islande pour manifester contre la construction d’un barrage. Conscients d’être surveillés par la police, les militants limitent au maximum le nombre de personnes informées des détails logistiques de l’opération. Pour des raisons pratiques, les personnes chargées du transport en font généralement partie.

A l’été 2006, Mark Kennedy est un militant à part entière. Il rejoint le cercle des organisateurs du premier Camp climat et participe à son installation près de la centrale à charbon de Drax, dans le Yorkshire (organisés par le groupe militant Camp action climat (CAC), une dizaine de campements se sont installés depuis sur des sites jugés stratégiques, principalement au Royaume-Uni). Lors du Camp climat de l’année suivante à l’aéroport de Heathrow, il se voit confier l’organisation des transports.

En 7 ans, Mark Kennedy s’est tellement bien intégré à la communauté des militants que près de deux cents personnes étaient là pour fêter ses 40 ans. Il a été de presque toutes les grandes manifestations écologistes du Royaume-Uni depuis 2003. Avec son faux passeport, il s’est rendu dans plus de vingt-deux pays, manifestant contre la construction d’un barrage en Islande, rejoignant des militants verts espagnols, pénétrant les réseaux anarchistes d’Allemagne et d’Italie, menant des actions illégales au besoin.

Ce n’est que le 12 avril 2009, que Kennedy commence à être soupçonné. La police avait appris - probablement par Kennedy lui-même - que des militants prévoyaient d’entrer sur le site de la centrale de Ratcliffe-on-Soar, une centrale à charbon située à proximité. Lorsque les militants furent avertis de la présence de nombreux policiers à l’extérieur de la centrale, il fut question d’abandonner le plan. On chargea toutefois Kennedy d’aller vérifier la gravité du problème. A son retour, il déclara [faussement] qu’il n’y avait aucun policier. Les forces de police débarquèrent peu de temps après.

Au cours d’un vaste coup de filet, la police prend d’assaut le bâtiment de l’école dans la banlieue de Nottingham, où les militants se sont rassemblése. A l’intérieur, ils trouvent cent quatorze personnes, dont Kennedy. Le 5 janvier 2011, vingt militants seront finalement condamnés pour le délit mineur de préparation à une effraction après avoir reconnu qu’ils avaient prévu d’occuper la centrale pendant une semaine afin d’empêcher l’émission de 150.000 tonnes de carbone.

Les soupçons contre Kennedy s’aggravèrent lorsque celui-ci, inculpé en même temps que vingt-sept autres personnes, décida de faire appel à un autre cabinet d’avocats. Lui seul fut relaxé. Ce n’est toutefois qu’après avoir découvert par hasard son véritable passeport, des mois plus tard, que les militants finirent par apprendre sa véritable identité. Le 21 octobre 2010, six de ses amis proches le pressèrent de questions. Il finit par avouer et exprimer, en larmes, ses regrets. Kennedy vit à présent à l’étranger.

 

Lien Secours Rouge/APAC

Kennedy en eco-warriorKennedy maintenant

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 18:33

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Communiqué en soutien aux 7 inculpé-e-s du Mirail



Le matin du jeudi 3 février 2011 a eu lieu le procès des sept étudiant-e-s inculpé-e-s de l'université du Mirail, au Tribunal de Grande Instance de Toulouse. Après des convocations au commissariat, sur plainte de la présidence de l'université Toulouse II le Mirail, les sept étudiant-e-s ayant participé, parmi des milliers d'autres, au mouvement de lutte contre la LRU en 2009 étaient accusé-e-s de « vols » et de « dégradations ».

Du 2 février au mois de juin 2009, un important mouvement notamment contre la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) avait été mené par les personnels enseignant-e-s, chercheurs/euses, Biatoss et étudiant-e-s des universités de France, dont Toulouse II le Mirail. Plus de 4 mois de grève, des Assemblées Générales jusqu'à plus de 2500 personnes, de nombreuses manifestations et actions. Il s'agit d'une lutte d'ampleur au niveau étudiant par sa longueur et sa dureté.

Pour rappel, Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, avait, au moment des faits exigé que les « responsables » du mouvement étudiant soient condamné-e-s à des peines exemplaires, cette volonté répressive s'est fait entendre à travers les propos du procureur de la République, celui-ci ayant requis des peines disproportionnées : 18 mois de sursis pour « coups et blessures », 12 mois et 8 mois de sursis pour « dégradations », 3 mois de sursis pour « vol de denrées alimentaires en réunion », assorties pour certain-e-s d'une interdiction d'exercer dans l'éducation nationale. Et ce sans aucune preuve matérielle tangible. Le verdict sera rendu le 31 mars.

Ces réquisitions démontrent la volonté de l'Etat de faire de ce procès un exemple, et de casser toute lutte à venir. Le seul but est d'incriminer des acteurs et actrices de la lutte sociale, en s'acharnant sur les militant-e-s de classe. Cette attitude se place dans un cadre plus général de répression contre toutes celles et tous ceux qui ont lutté hier et luttent aujourd'hui. Partout l'arsenal répressif se durcit. Dans les usines, les entreprises, les quartiers populaires, les universités... Le gouvernement et le patronat affirment la même logique : la volonté de répondre aux contestations populaires par le déchaînement des forces répressives.

L'université du Mirail, quant à elle, demande des dommages et intérêts de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Or, il s'est avéré que la présidence de l'université n'avait pas l'aval du Conseil d'Administration du Mirail pour porter plainte. Et cela, alors même que la majorité des personnels de l'université avaient exprimé leur soutien aux étudiant-e-s inculpé-e-s, notamment par le vote à l'unanimité d'une motion de soutien au Conseil de la Vie Universitaire, réclamant entre autre le retrait des plaintes. Cela démontre à nouveau que les instances décisionnelles de l'Université ne sont qu'une vitrine démocratique.

La justice nous montre une fois de plus son vrai visage: une justice bourgeoise, garante du bon ordre républicain, au service de la répression et de la domination de classe. L'Etat et le patronat comptent sur notre isolement et notre désunion pour asseoir ses capacités d'attaque. Face à cela, il est nécessaire de réunir nos résistances et de faire vivre la solidarité.
eau que les instances décisionnelles de l'Université ne sont qu'une vitrine démocratique.

La lutte à l'Université du Mirail pour l'arrêt des poursuites à l'encontre des personnes mobilisées est le combat contre une politique répressive généralisée. La répression que subissent nos camarades est une déclaration de guerre adressée à toutes et tous ceux/celles qui n'ont pas renoncé à lutter pour l'égalité et la justice sociale. Nous ne les laisserons pas nous piétiner sans réagir, car nous ne connaissons que trop bien la logique du pouvoir : en criminaliser une pour en terroriser cent.

Face à cette logique, seule notre solidarité peut faire face. Ainsi, la FSE appelle tous ceux et celles (syndicats, organisations politiques, associations, individu-e-s…) qui luttent contre l'engrenage répressif à soutenir les inculpé-e-s du mirail, ainsi que toutes les victimes de la répression, de quelque manière que ce soit : soutiens financiers, soutiens politiques, événements médiatiques, rassemblements…

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 20:21

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SOLIDARITE AVEC DAOUDA, LYCEEN À JOLIOT CURIE !


Daouda passe en conseil de discipline suite à sa participation au dernier mouvement. La complicité entre la direction du Lycée général et technologique de Nanterre et la justice ne se cache même plus, le conseil de discipline aura lieu dans les locaux de la préfecture.

AUCUNE SANCTION CONTRE DAOUDA ! AMNISTIE DE TOUS LES RÉPRIMÉS !

 

SOLIDARITE AVEC DAOUDA, LYCEEN À JOLIOT CURIE ! RASSEMBLEMENT JEUDI 13 17H30 À LA PREFECTURE DES HAUTS DE SEINE


Qui sommes nous ? Nous sommes des étudiants, des lycéens, et des habitants de Nanterre, révoltés par la repression d’octobre 2010 dans notre ville. Syndiqués ou non, nous avons décidé de nous organiser face à la répression. Pour défendre collectivement ceux qui paient aujourd’hui pour des luttes collectives. Pour dénoncer la stigmatisation des luttes sociales y compris celles des jeunes des quartiers populaires Pour dénoncer les dispositifs d’oppressions de plus en plus fascisant de l’état (lois racistes et répressives, impunité de la police) Enfin, pour donner une suite logique au mouvement contre la réforme des retraites, persuadés qu’elle n’est qu’une étape dans le combat qui se développe partout en Europe.

 

Pourquoi s’organiser contre la repression ? La rage du peuple ne fait que s’accentuer et de nombreuses luttes sont à venir face à la destruction de nos droits, arrachés de haute lutte, (comme la retraite, le chômage, la sécurité sociale et les services publics) et face à l’augmentation du chômage et du racisme. La réponse de l’Etat est bien sûr de faire taire ceux qui osent se révolter et surtout de nous isoler. Au vu des luttes à venir il nous semble essentiel de s’organiser pour défendre ceux qui se retrouvent isolés par la répression, en apportant un soutient juridique et financier aux inculpés mais également en dénonçant le fond politique de la répression. Il en va de la survie de la résistance à venir. Abandonner ceux qui se sont mobilisés c’est abdiquer face à Sarkozy et la classe dont il sert les intérêts.

 

La solidarité est notre arme ! Par ailleurs il s’agit pour nous de dénoncer la campagne de calomnie à l’égard des lycéens de Nanterre : Les « casseurs » venu des « cités » déclenchant une sois-disant "guerilla urbaine", et pour finir, "qu’il faudrait expulser du territoire national ». De la stigmatisation sociale à la discrimination raciste… Retourner le peuple contre lui-même en créant des ennemis intérieurs et des oppositions entre jeunes et vieux, nationaux et étrangers, bon et mauvais manifestants est une stratégie de division du pouvoir politique.

"Quand vous explosez à bon droit, sous le poid des injustices qui vous accablent, il se servent de la presse pour vous présenter comme des vandales. » Malcolm X

 

Lien RDV Demosphere avec tract en PDF

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 22:36

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Retrait des plaintes contre

les 7 étudiant-e-s inculpé-e-s de Toulouse II le Mirail

 

Du 2 février au mois de juin 2009, un important mouvement notamment contre la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) a été mené par les personnels enseignants, chercheurs, Biatoss et étudiants des universités de France, dont Toulouse II le Mirail.

 

 Après des convocations au commissariat au cours de l'été 2009, sur plainte de la présidence de l'université Toulouse II le Mirail, sept étudiants ayant participé, parmi des milliers d'autres, à ce mouvement sont accusés de « vols » et de « dégradations ». Ils passent en procès le 24 juin 2010, et risquent de très lourdes peines, pour servir d'exemple.

 

 Nous n'acceptons pas qu'une université, après avoir requis l'intervention des forces de l'ordre à l'intérieur du campus, poursuive en justice certains de ses étudiants, connus et identifiés par leur engagement militant, pour des évènements ayant eu lieu dans le cadre d'un mouvement social.

 

 Nous exigeons le retrait immédiat et inconditionnel des plaintes déposées à l'encontre de ces étudiants.

 

Nous appelons toutes les personnes, organisations, partis et syndicats à soutenir ces étudiants victimes de la répression.

 

Nous appelons à un rassemblement le 3 février 2011 à 8h30 devant le Tribunal de Grande Instancede Toulouse pour témoigner de notre solidarité.

 

Premiers signataires : Coup Pour Coup 31, VP-Partisan, JCML, Union Syndicale Solidaire, FSU 31,  SNESUP FSU 31, SNASUB FSU 31, SUD-Etudiant, FSE, AGEN, UNEF Toulouse, Fédération CNT Education, UL CNT 31, FERC-SUP CGT 31, CGT Educ’action 31, CGT E-Dalkia, CGT Jeunes, RUSF, SUD Education, NPA, AL, PCmF, CGT Freescale, La Guerre Tue, JC/UEC 31, PCOF, Collectif POOLP…

 

Pour signer la pétition de soutien : cliquer ICI


Pour les soutenir financièrement : envoyer un chèque à l'ordre de "AGET-FSE", à l'adresse : "à l'attention du CAJ, canal SUD, 40 rue Alfred Dumeril - 31400 TOULOUSE"

 

Lien coup pour coup 31

 

Blog étudiants inculpés du Mirail

 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 16:32

 

photos Geofrrey Tidjani

Geoffroy lycéen à Montreuil touché par un tir de Flash ball.

 

MEETING-DEBAT

à Nanterre-Université / organisé par l'AGEN

Jeunesse populaire, jeunesse criminalisée


Mardi 30 Novembre

12h00

Amphi C2

 


Avec la présence des étudiants et de lycéens de Nanterre victime de la répression.


Avec la participation de Mathieu Rigouste, sociologue, auteur de l'ennemi intérieur (ed. la découverte).

 


 

 

Le mouvement populaire qui à déferlé en France pendant des mois pour s'opposer à la contre-réforme portant sur les retraites a mobilisé des millions de personnes. Pourtant, à écouter les tenants de la bourgeoisie, ce mouvement semble se résumer à un face à face entre les directions syndicales et le gouvernement. Face à face qui au delà de l'aspect d'opposition purement propagandiste a permis le passage en force de la loi de régression sociale.

Tout semblait jouer d'avance et parfaitement orchestré par le pouvoir politique et ses relais. Le gouvernement propose et les directions syndicales font semblant de résister en organisant quelques manifestations. Pourtant tel ne fut pas le cas. Certes le combat se termine sans victoire des masses populaires mais le combat a bien eu lieu. Combat mené sous l'impulsion de la base et de manière audacieuse. Grève, occupation, blocage se sont succédé. Cependant sans direction politique révolutionnaire ce combat juste ne pouvait aboutir. Les masses apprennent des luttes et elles n'oublieront pas cette leçon.

Fer de lance de cette lutte, la jeunesse populaire est pourtant niée dans sa force et sa réalité par les tenants de l'ordre capitaliste. La jeunesse ne serait pas concernée par la retraite, elle serait manipulée ou alors manifesterait pour sécher les cours si elle est scolarisée. La jeunesse populaire ne manifesterait pas elle "casserait". Rien d'étonnant de la part du pouvoir de tenter de diviser le peuple. Mais pourquoi les directions syndicales et les pseudos partis de "gauche" acquiescent-ils?  Pourquoi cette jeunesse fait-elle si peur ?

Pourtant si la jeunesse populaire résiste c'est qu'il existe une oppression. Sur les piquets de grève ou dans la rue par la présence des lycéens elle était pourtant en première ligne. Pour briser cette résistance et discréditer la jeunesse populaire la propagande ne suffit pas, il faut aussi la faire taire. La répression est massivement utilisée. A Montreuil c'est Geoffroy qui reçoit une balle de flashball en plein visage et risque de perdre la vue. A Nanterre, à Lyon et ailleurs c'est la matraque et les gaz lacrymogènes pour toute réponse aux revendications. Pour les interpellés c'est la justice expéditive et la prison.


 

Pourquoi la bourgeoisie a t-elle si peur de la jeunesse populaire ?

Comment faire entendre la voix de cette jeunesse ?

Comment organiser la solidarité avec les inculpés ?

Pourquoi et comment créer des comités de luttes travailleurs, lycéens et étudiants ?

Venez en débattre le 30 novembre

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 21:53

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Solidarité avec les lycéens !


Samedi, 16 Octobre 2010

Aujourd'hui, à Lyon, plus de 30 lycéens, et 3 étudiants, ont été arrêtés par la police.

À 10h, tous les lycéens grévistes avaient rendez-vous place Bellecour pour manifester.



La manifestation part spontanément rue de la République, où l'on assiste à un déchainement policier : gazs lacrymogènes, coups de matraques, tirs de flashball.

Hier, un lycéen de Montreuil a failli perdre son oeil suite à un tir tendu de flashball en pleine tête.

Et l'on voudrait nous faire croire que la violence vient de quelques incendies de poubelle devant les lycées ? La violence au quotidien, c'est celle de l'exploitation, celle de la crainte face à une société sans avenir, celle de l'effroi face à des politiques toujours plus immondes, racistes et réactionnaires !



Dans le même temps, 4 dépôts pétroliers en grève sont débloqués de force par les gendarmes mobiles. Alors que la colère sociale contre la réforme des retraites, la répression, le racisme d'État et la chasse aux pauvres ne fait que s'amplifier et se massifier, la seule réponse du pouvoir, c'est la matraque.



Dans les médias, nous pouvons entendre que les lycéens sont manipulés : serait-ce prendre les jeunes pour des abrutis ? Ne peuvent-ils pas comprendre le tournant que prend la société française, n'ont-ils pas conscience que l'entreprise de démolition du gouvernement doit être enrayée ? Les lycéens s'organisent d'eux-mêmes en AG dans leurs bahuts, leur quartier, dans une lutte qui est commune à la jeunesse et aux travailleurs. Nous exigeons le retrait immédiat et total de la réforme des retraites, ainsi que des lois liberticides et racistes !



Ces journées d'octobre à Lyon ne sont qu'une illustration locale d'un vaste plan d'austérité imposé aux travailleurs d'Europe. En Espagne, en Grèce, au Portugal, c'est aux travailleurs que l'ont veut faire payer la crise du capitalisme. Aujourd'hui, en France, la réforme des retraites n'est que la première pierre d'un plan d'austérité qui s'attaquera demain à la Sécurité Sociale et aux chômeurs.



Nous, organisation étudiante, nous réaffirmons que seule la jonction des luttes entre jeunes et travailleurs peut faire plier ce gouvernement répressif et corrompu. Nous, militants et étudiants, n'irons pas « pacifier » les manifestations lycéennes, mais nous seront présents pour apporter notre aide, notre organisation et notre énergie face aux arrestations. Nous appelons les travailleurs et leurs organisations à une solidarité active avec les lycéens face à la répression. Et nous invitons les lycéens à exiger avec nous le retrait pur et simple, sans négociation, de cette réforme – contrairement à l' « intersyndicale nationale », qui offre une porte de sortie au gouvernement en demandant des « négociations » bidons.



Dans les lycées, les facs, les usines ou les bureaux, notre détermination à faire entendre nos voix viendra à bout de la répression.

Intensifions le rapport de force, soyons toujours plus nombreux en assemblées générales, en manifestations, sur les piquets de grève, occupons les lieux de travail, de savoir, la rue, car nous voilà arrivés à un durcissement de la mobilisation, et ce n'est pas le moment de lâcher !

La solidarité est une arme !

Liberté pour tous les arrêté-e-s, relaxe pour tous les inculpé-e-s !

 

http://fse.lyon.free.fr/spip/

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 23:23

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Du 19 au 22 octobre a lieu une "Semaine contre la répression" à l'Université Toulouse 2 le Mirail en soutien aux 7 étudiants inculpés. Le collectif Coup Pour Coup 31 est partie prenante de cet évènement et nous vous invitons à y participer. Notamment :

 

 

Jeudi 21 octobre, 12h30, Amphi 9 :

Conférence sur Georges Ibrahim Abdallah

Militant de la cause palestinienne, emprisonné en France depuis 1984

 

 

 

Le programme complet : ICI et l'affiche : ICI

Le tract au format PDF :  ICI

 


_________________________________

Au printemps 2009, un mouvement social massif avait lieu sur toutes les universités de France contre la LRU. Il s’agit d’une lutte historique de par sa longueur, sa massification et la dureté du rapport de force. Au Mirail, ce mouvement social a vu apparaître l'emploi de nouvelles méthodes de gestion de la contestation par la direction de l'université. Elle n'a pas hésité à la fin du mouvement à collaborer avec la police. S'en est suivi une série de convocations au commissariat. 7 personnes ont été mises en examen. Leur procès a été reporté au 3 février 2011. Le seul but est d’incriminer des acteurs et actrices de la lutte sociale.

 


 

Quand le pouvoir chasse ceux qui luttent !


 

Cette attitude se place dans un cadre plus général de répression contre toutes celles et tous ceux qui luttent aujourd’hui. Partout l’arsenal répressif se durcit. Dans les usines, les entreprises, les quartiers populaires, les universités... le gouvernement et le patronat affirment la même logique : la volonté de répondre aux contestations populaires par le déchaînement des forces répressives.
Le pouvoir n'hésite pas à s'acharner contre des militant-e-s de lutte comme les Freescale, les Contis, les Molex, les syndicalistes de Dalkia... qui se battent pour la sauvegarde de leurs emplois. Il s'acharne par le biais de la justice contre des militant-e-s révolutionnaires : comme Georges Ibrahim Abdallah, militant antisioniste libanais... Et va même jusqu'à faire le procès des quartiers populaires en mettant en spectacle des procès fallacieux où il condamne sans preuves ni aveux comme pour les inculpés de Villiers-le-Bel.
Il n'hésite plus à tirer à balles réelles, par le biais de sa police, sur les habitants des quartiers populaires. À tirer au flashball sur des étudiant-e-s manifestant-e-s, quitte à leur faire perdre la vue d'un oeil, comme Joan en mars 2009...

 

La solidarité est notre arme !


 

Ainsi, l'Etat et le patronat comptent sur notre isolement et notre désunion pour asseoir ses capacités d'attaque. Face à celles-ci, il est nécessaire de réunir nos capacités de résistance et de faire vivre la solidarité.
La lutte à l'Université du Mirail pour l’arrêt des poursuites à l’encontre des personnes mobilisées est le combat contre une politique répressive généralisée. La répression que subissent nos camarades est une déclaration de guerre adressée à toutes et tous ceux/celles qui n’ont pas renoncé à lutter pour l'égalité et la justice sociale.La meilleure arme contre la répression sont les luttes sociales. Nous ne les laisserons pas nous piétiner sans réagir, car nous ne connaissons que trop bien la logique du pouvoir : en criminaliser un-e pour en terroriser cent.

 

AGET-FSE, CNT, Coup Pour Coup 31, Sud Etudiant

 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 17:53

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Message de la prisonnière politique Zohra Boudakkour


 A l’occasion du 08 Mars – Journée Internationale de la femme.

 

 

 

Salutations à toutes mes camarades de lutte, à la mémoire de Saida et de Zoubida , salutations aux mères des martyres et des prisonniers partout dans le monde, Aux femmes prolétaires , aux bras de la révolution, aux femmes dans les campagnes , à la femme marocaine symbole de la lutte et de l’offrande révolutionnaire, déclencheuse de la révolution dans ces temps de paresse et des compromis.


L’importance du débat autour de la question de la femme comme question de classe découle de la place fondamentale que celle-ci occupe dans le processus de la révolution qui constitue un objectif suprême pour les communistes hommes et femmes.


A l’inverse,  la bourgeoisie et les classes dominantes  cantonnent la femme dés son adolescence et jusqu’à sa mort (dans sa famille, à l’école, dans la rue, dans les medias, dans les livres) et la présentent d’une manière qui la pousse, non vers le chemin du labeur et l’auto construction comme individu/ être humain qui vise l’émancipation, mais comme un outil servant à la satisfaction de  l’homme dans ses besoins de père de famille et son enrichissement comme patron. Toutefois, les conditions matérielles de la femme ne peuvent que la pousser à se révolter et à prendre conscience que le chemin de sa libération de l’esclavagisme et de l’oppression est liée à l’émancipation  de toute la société .Voila ce que nous prouve l’histoire des luttes tant localement que sur le plan international .

Ainsi la grève déclenchée par les ouvrières de confection, à New York le 8 mars 1908, contre l’exploitation et l’oppression capitalistes et surtout leur victoire, au pris du sang versé, a démontré clairement leur grandeur et a conduit à retenir cette date du 8 mars comme journée internationale. Depuis, cette journée signifie que les taches de la femme pour son émancipation ne peuvent être dissociées de la question de l’émancipation de l’ensemble de la société. Et que par conséquent, les femmes doivent s’intégrer dans la lutte politique et idéologique ; ce qui constitue l’une des taches centrales des communistes pour réussir la révolution.


Car, malgré un esclavagisme qui a perduré des milliers d’années, la femme a démontre qu’elle était capable de réussir dans de multiples domaines lorsqu’elle se libère du carcan des taches ménagères dans lequel elle était cantonnée et qu’elle accède à la possibilité d’exercer ses capacités intellectuelles et de création (dont elle était exclu au profit de l’homme).


L’évolution de la lutte des classes dans notre pays démontre que face au déni des droits des opprimes, de l’absence des libertés politiques et syndicales, de la continuation des politiques de famine et de désocialisation ; une nouvelle réalité s’ouvre où les luttes des masses prennent de l’ampleur (bataille de Sidi Ifni, Séfrou, Marrakech…).La place de la femme dans ces luttes et sa capacité à s’opposer à l’appareil répressif est tout aussi significative.


Ainsi comme le dit Engels : «  la liberté n’est pas dans une indépendance rêvée à l’égard des lois de la nature, mais dans la connaissance de ces lois et dans la possibilité donnée par là même de les mettre en œuvre méthodiquement pour des fins déterminées. Cela est vrai aussi bien des lois de la nature extérieure que celles qui régissent l’existence physique et psychique de l’Homme lui même- deux classes des lois que nous pouvons séparer tout au plus dans la représentation, mais non dans la réalité. La liberté de la volonté ne signifie donc pas autre chose que la faculté de décider en connaissance de cause »  (l’anti Dühring).


Tout ceci impose la nécessite de l’engagement et de la participation de la femme intellectuellement et politiquement dans le processus des luttes de notre pays .Elle le fera en assumant la même responsabilité que l’homme dans les taches de direction et d’orientation des luttes du peuple et en participant à diffuser la culture politique pour élever le niveau de conscience de classe ; afin que nous arrivons en tant que communistes(hommes et femmes) à détruire les bases du régime en place. En effet, la liberté ne peut être obtenue que par le fusil.


Nous avons dans le martyr de Saida Mnebhi l’exemple qui nous guidera sur le chemin de la lutte, pour la conscientisation, l’agitation et l’action afin d’unifier le camp des opprimés et le préparer à l’affrontement avec les oppresseurs.


Davantage de lutte et de résistance.


   http://voieliberte.olympe-network.com/spip.php?article186

Traduction par nos soins (AGEN)

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 16:45
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