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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 20:41

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MALI : Libération ou guerre impérialiste ?


Projection du film « MALI D’OR »


Le 7 janvier 2013, François Hollande prend la décision d’intervenir militairement au Mali prétextant la lutte contre le terrorisme et l’islamisme. Ce discours est le même tenu depuis des décennies pour légitimer toutes les interventions de l’impérialisme. Le film que nous projetons nous permet de comprendre certaines des véritables raisons de cette intervention.

L’Afrique de l’ouest regorge de richesses (or au Mali ; uranium au Niger) détenues par des compagnies françaises et d’autres puissances. La production d’or au Mali a progressé de 15% durant l’année 2012, en dépit de la crise. C’est l’exploitation acharnée des hommes et des ressources que dénonce ce documentaire réalisé par Eric Pauporté. Ce film nous apporte un éclairage sur le pillage du Mali par les multinationales. Loin du discours dominant sur les visées « humanistes » de l’intervention française ce film nous incite à réfléchir sur cette guerre menée au peuple malien.

Ce documentaire "MALI D’OR", fut tourné en 2005 à Morila (ville minière ; photo ci dessous) à l'occasion d'un chantier-forum humanitaire. Mais là, ce fut une grève des mineurs qui les attendait...

 

PROJECTION SUIVIE D’UN DEBAT

JEUDI 04 AVRIL 2013

17H30 amphi C1 Bât C

Nanterre université – RER A

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:46
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Vendredi 11 janvier, une intervention française au Mali, baptisée « opération Serval », a été lancée. Chacun a pu en voir les premières images et apprendre la mort au combat de l’officier français Damien Boiteux, membre des forces spéciales[1]. Selon les déclarations de F. Hollande, président de l’Impérialisme Français, cette guerre est justifiée car  il s’agit  de « sauvegarder un pays ami » et de combattre le « terrorisme ». La quasi-totalité des partis politiques a applaudi l’initiative. Comme souvent, les guerres de la France en Afrique consacrent l’Union Sacrée drapée sous les plis du drapeau national.

Pourtant, les pays occidentaux avaient d’abord juré durant des mois qu’ils n’enverraient pas de troupes au sol. Il y a quelques mois, cette mission au Nord-Mali avait même été proposée au Maroc, en sous-traitance, en échange de l’effacement de sa dette militaire. Mais, l’occasion d’intervenir directement a été saisie par les forces françaises et dans une moindre mesure allemandes et anglaises. Une colonne d’une coalition de djihadistes et d’indépendantistes touaregs avançait vers la ville malienne de Mopti, un des derniers verrous sur la route de la capitale Bamako. Cette coalition regroupe Ansar Eddine, Aqmi, Mujao, qui avec le MNLA, contrôle le Nord du pays depuis 10 mois. La colonne  « qui met en cause l'existence même du Mali » est composée de 1000 hommes armés et d’une centaine de 4x4 selon J. M Merchet, journaliste à Marianne et itélé, spécialiste de la Défense.

Les partisans de l’intervention avancent des arguments nobles. Face à l’horreur des mains coupées,  face à la barbarie des viols collectifs pour refus de mariage avec un « djihadiste », face à la lapidation des couples non mariés, face à la destruction des mausolées de Tombouctou, une intervention armée pourrait sembler salutaire à beaucoup. Mais cette guerre n’est pas une guerre juste. C’est une guerre réactionnaire. C’est une guerre impérialiste. Elle peut transformer la région en enfer pour les peuples comme c’est le cas au Moyen-Orient. Elle ne servira pas le peuple malien ni les peuples de la sous-région ouest-africaine. Elle servira le capitalisme français et ses sous-préfets africains et elle renforcera l’islam politique à visage barbare.

Le rôle de notre Comité Anti-Impérialiste est en premier lieu de combattre les mensonges de guerre de notre propre pays. Aujourd’hui, le grand désarroi des populations maliennes, leurs aspirations légitimes à se débarrasser de la barbarie mais aussi l’extrême vulnérabilité d’un Etat malien en décomposition permettent de faire gober n’importe quoi. La bonne conscience impérialiste fait consensus national et dégouline de partout. Les médias vont couvrir avec excitation les opérations éblouissantes  de « bombardements de choc » et de « frappes chirurgicales » en expurgeant docilement les images gênantes. Mais, la vérité c’est que le Mali ne sera pas libéré de la terreur des fondamentalistes par cette intervention. Les interventions impérialistes faites au nom du combat « contre la terreur islamiste » ont toutes abouti à le renforcer. Les précédents de l’Irak et de  l’Afghanistan et les résultats de la « guerre contre la terreur » devraient vacciner définitivement ceux qui pensent qu’une première « victoire » des impérialistes sera gage de paix civile. Les grands barnums militaires de la démocratie capitaliste renforcent les courants les plus réactionnaires tout en piétinant la dignité des peuples.

Qui sont les « ennemis » au Mali ? Selon le discours de la guerre antiterroriste il s’agit des « terroristes », c’est-à-dire d’Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique) ou sa dissidence le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Pourtant ces groupes fanatiques sont aujourd’hui liés à des mouvements qui ont un réel ancrage dans les populations locales : Ansar Eddine qui revendique aussi l’instauration d’un régime de l’Islam politique au Mali et d’autre part le Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA) qui est séparatiste touareg. Dans cette situation complexe, la guerre sera indifférenciée et les racines de la rébellion touareg resteront. De nombreux Maliens veulent à juste titre en finir avec ces forces rétrogrades. Mais miser sur l’intervention des puissances impérialistes c’est creuser son propre tombeau.

En dix mois, le Mali s’est vu amputé de 2/3 de son territoire avec une imposition de la charia. Pourquoi cet effondrement si subit? Il faut comprendre que le Mali paye la note de la guerre impérialiste en Libye et des stratégies impérialistes de contrôle du sous-sol sahélien.

La guerre en Libye a transformé ce qui devait être la protection de la ville de Benghazi en renversement du régime libyen, suivi de la mise mort de Khadafi. Ce viol de la résolution 1973 du Conseil de sécurité s’est réalisé par une alliance entre des mercenaires de « l’islam radical », de l’OTAN et des pétromonarchies (Qatar en tête). Ces mercenaires ont ensuite rejoint les séparatistes touaregs avec un arsenal issu de la guerre en Libye. Les forces qui déstabilisent le Mali ont donc été armées par la France ou par ses alliés. Le Qatar par exemple, que les autorités françaises veulent étrangement intégrer à l’Organisation de la Francophonie, est le sponsor officiel d’Ansar Eddine. Les coupeurs de mains sont financés par le patron du PSG comme l’a révélé le journaliste Claude Angéli du Canard Enchaîné. De son côté, l’Etat malien est dirigé par une clique bourgeoise véreuse, corrompue et compradore. Elle n’a pu aligner qu’une armée de pacotille, spécialiste des putschs à répétition et des débâcles. En 2012, l’aide extérieure a été supprimée grevant le budget de 429 milliards de francs CFA et créant un drame économique. Les autorités maliennes ont été sommées d’accepter l’intervention militaire pour que l’aide reprenne. Finalement, le président par intérim, Dioncounda Traoré, symbolise bien l’humiliation nationale en mendiant une intervention française. Le Mali de Modibo Keïta, qui depuis 1960 a toujours refusé l’installation d’une base militaire française à Mopti, va se retrouver sous contrôle total de l’ancienne puissance coloniale.

Le contrôle du sous-sol malien et régional est le second aspect à comprendre. Le Mali n’est pas un « Etat ami » de l’impérialisme français contrairement à ce que dit F. Hollande, c’est un Etat vassalisé. Un Etat dont les relations monétaires sont gérées par la Banque de France.  Les rapports France-Mali sont toujours ceux qui existent entre le prédateur et la proie. La région regorge de gisements d’uranium et d’or. F. Hollande ment lorsqu’il dit que la guerre n’a pas « d’autre intérêt et d’autre but que la lutte contre le terrorisme » (déclaration du dimanche 13 janvier). Pourquoi cacher les intérêts économiques et stratégiques français dans cette affaire ? Areva est le groupe nucléaire spécialiste de l’extraction de l’uranium et il gère les immenses mines du Niger. Cette multinationale bataille depuis plusieurs mois pour obtenir l’exploitation du minerai de Faléa à 350 kilomètres de Bamako. Les experts en énergie de la société internationale Golder Associate indiquent que « le Mali offre un environnement de classe mondiale pour l’exploitation d’uranium ». Les entreprises canadiennes Rockgate et française Foraco s’occupent  actuellement des forages. La France semble donc bien engagée sur le dossier de l’uranium malien. D’ailleurs, son ambassadeur au Mali, Christian Rouyer, déclarait il y a quelques mois qu’ « Areva sera le futur exploitant de la mine d’uranium à Faléa ». Il y a aussi d’autres intérêts stratégiques comme  le projet à long terme nommé « Désertec », un projet géant de centrales solaires et éoliennes. C’est un enjeu immense dans la guerre économique avec les groupes asiatiques et américains, c’est-à-dire dans la guerre pour s’emparer des ressources de la planète

La mise sous tutelle du Mali est une opération de brigandage. Le Mali est un otage des pays impérialistes. Pas seulement des impérialistes français mais aussi des USA qui vont installer des bases de lancement de drones au Mali, via le projet Africom, après ceux déjà installés en Ouganda, en Ethiopie et à Djibouti et des forces de surveillance aériennes US basées en Mauritanie. Transformer le Sahel en « sanctuaire terroriste » permet de légitimer des buts stratégiques planifiés.

Les impérialistes prétendent mener partout des « guerres contre le terrorisme » qui sont en réalité des prétextes rêvés pour contrôler des ressources et des Etats fantoches. Là où le chaos n’existe pas, ils lui donnent vie comme en Libye et en Syrie. Pour contrôler des ressources, détruire la résistance des peuples opprimés, installer leurs bases militaires et contrecarrer les appétits des autres pays impérialistes. Notre devoir ici est de dénoncer sans relâche le maintien des pays africains dans un statut de soumission. Notre devoir est de démasquer la soi-disant « guerre contre l’islamisme » qui aboutit à détruire la vie sociale des peuples là-bas, loin de la Métropole, et qui alimente ici une psychose raciste « décomplexée ».  
 
NON A LA MISE SOUS TUTELLE DU MALI!

A BAS L’IMPERIALISME FRANÇAIS !

UN PEUPLE QUI EN OPPRIME UN AUTRE NE SERAIT ETRE LIBRE !
 
Comité Anti-Impérialiste (13 janvier 2013)
 
Comité Anti-impérialiste

[1] La biographie du lieutenant Boiteux diffusée par l'armée de terre confirme pour la première fois de manière officielle la présence, depuis 2010, de militaires français des opérations spéciales en Mauritanie et au Burkina Faso
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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 17:39

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Clique sur l'image pour lire le journal en PDF

 

 

SOMMAIRE


Page 1 : Construisons l'outil du combat anti-impérialiste !


Page 2 : Meeting pour la libération de Geor-ges I. Abdallah, mercredi 19 décembre, 20H cité U de Nanterre


Page 4 : Mali ou Syrie: deux cibles de l’im-périalisme français. Le point de vue du Comite Anti- Impérialiste (26

novembre 2012 )


Page 7 : L’impérialisme stade suprême du capitalisme (V. I Lénine)


Page 10 : Présentation de « Ma Marche avec les camarades », d’Arundathi Roy


Page 11 : "Marcel Manville, d’homme à hommes" Un film de Véronique Kanor 2011


Page 11 : « Nos défaites ne prouvent rien », Bertolt Brecht

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 13:11
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 22:01

 

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LA GUERRE EST DECLAREE


Le mercredi 26 septembre, le Président de l’Impérialisme français et chef des armées, François Hollande, tenait son premier discours devant l’Assemblée générale de l’ONU à New-York. Il a évoqué sa vision des « urgences » auquel fait face notre monde bouleversé par la crise générale du capitalisme. Il a parlé de la Syrie, du Mali et de l’Iran. Et il a proposé trois guerres. Hollande est donc un leader impérialiste normal. Il gère le capitalisme par l'austérité sociale à l'intérieur et par la guerre, de préférence dans des pays exsangues, à l'extérieur. Le 29 août, déjà, un éditorial élogieux du très à droite Wall Street Journal présentait l’insipide Hollande, montant au front dans l’affaire syrienne, comme le  «Leader of the Free Monde»Selon le journal, Hollande a donné à l’opposition syrienne «le coup de pouce le plus important» en annonçant qu’il souhaitait la mise en place d’un nouveau « gouvernement représentatif et inclusif » et que la seule solution était militaire. Sarkozy avait fait de même, il y a un an, quand il avait reconnu le CNT libyen. C’était juste avant de transformer, avec ses complices américains et anglais, la « no fly zone » de la résolution 1973 du Conseil de sécurité en zone de bombardement meurtrier. Durant trois semaines, la Libye était couverte de bombes sous le prétexte d’un soutien au « Printemps arabe » contre les dictateurs. Mais les guerres impérialistes peuvent-elles être l’avenir des révoltes populaires ?  Qui peut croire que les peuples se battent pour l’installation de régimes vassalisés ?


Aujourd’hui, la doctrine de la guerre préventive chère à Georges Bush a fait long feu. Elle a montré son vrai visage dans le bourbier afghan et par les centaines de milliers de morts, la partition et le chaos provoqué en Irak. Désormais, la stratégie de com’ impérialiste mise en œuvre depuis la Libye consiste à se réclamer des droits de l’homme, de la démocratie et à se parer d’une mission de sauveur suprême d’un peuple démuni face à un dictateur tortionnaire. Faut-il croire que la France impérialiste intervient (pour l’instant en formant la pseudo-rébellion par des moyens « logistiques ») pour la démocratie et le bonheur des Syriens ? S’intéresse t-elle à  la Syrie uniquement depuis que les manifestations y sont réprimées ? Qui  dans cette crise a rappelé que la France est l’ancienne puissance coloniale qui avait placé la Syrie sous son mandat en 1920 et qui l’avait découpé et amputé du district d’Alexandrette avant de perdre pied face à un soulèvement anti-colonial ? Qui explique qu’elle a toujours cherché à sauvegarder coûte que coûte ses intérêts comme au Liban voisin où ses forces armées sont présentes depuis les années 1980 ? Si l’attachement de l’impérialisme français à la démocratie au Proche-Orient est si grand pourquoi protège t-on les régimes barbares d’Arabie Saoudite, du Koweït, du Yémen, de la Jordanie, des Emirats et le régime d’ « Israël », si démocratique, fondé sur la colonisation de la Palestine et l’usage de phosphore blanc à Gaza en 2009 ? Comment expliquer aussi que tous les donneurs de leçons de démocratie refusent l’idée que c’est au peuple syrien de décider de son avenir et non aux centres impérialistes et à leur « humanisme » ?

 

 

"Comment peut-on poser les fondements d'un état  avec l'aide de ceux là mêmes qui ont colonisé ce pays?"(Adonis)

 

 

En réalité, l’agression impérialiste en Syrie est supervisée par une coalition de l’OTAN (UE, USA et Turquie) et des pétromonarchies du Golfe.  Elle vise à une mainmise renforcée sur le monde arabe et non à l’émancipation des peuples. Elle vise aussi à détruire une partie de la Nation arabe et elle ouvre la route à la guerre contre l’Iran en chassant un régime jugé « pro-terroriste » car il a soutenu le Hezbollah en 2000 et 2006 ainsi que des mouvements qui utilisent la lutte armée pour la libération de la Palestine occupée. Au fil des mois, nous avons appris que les « rebelles » n’étaient pas meilleurs que les troupes du régime syrien et qu’ils ne représentent pas le prolongement armé du mouvement populaire né en 2011 dans les régions déshéritées de Syrie. Il n’y a pas de révolution sociale et démocratique en cours en Syrie contrairement à ce que les médias bourgeois et  la bourgeoisie de gauche  tente de faire croire. Le mouvement populaire de 2011 a été écrasé par le régime de Bachar El Assad et  il a été a été  dévoyé par une "rébellion " armée formée des réactionnaires de tous poils.  L’Armée libre syrienne est contre-révolutionnaire, elle est aux antipodes d’un mouvement populaire progressiste. Elle est entièrement sous la coupe des conservateurs,  des libéraux, d’anciens compères de Bachar El Assad  et des forces fascistes de l’Islam politique qui se mettent au service de l’impérialisme européen, américain et des compradores et  féodaux du Golfe. Soutenir ce type de rébellion c’est soutenir le camp de la contre-révolution.


 

Après ses interventions en Côte d’Ivoire et en Libye où il a semé le chaos, l’impérialisme français voudrait profiter de la situation au Mali et en Syrie. S’opposer à ses plans de guerre est une nécessité et une priorité impérieuse pour tous ceux qui n’acceptent pas la domination impérialiste. La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens selon le célèbre mot de Clausewitz. La guerre est la continuation logique d’un système fondé sur le taux de profit et l’accumulation à l’échelle mondiale. Afin de continuer la politique d’exploitation et de pillages des peuples, les opérations de brigandage international sont nécessaires au capitalisme en crise. Voilà l’origine profonde des bruits de bottes qui résonnent aujourd’hui. Il est légitime de condamner le régime syrien réactionnaire mais la priorité absolue est de condamner la tentative de conquête et de destruction de la Syrie et de soutenir l’émergence d’une force révolutionnaire indépendante des réactionnaires et des impérialistes.

S’opposer à l’impérialisme français est un devoir pour tous les anticapitalistes vivant ici car on ne peut pas combattre la bourgeoisie française sans s’opposer à ses guerres. L’ennemi est dans notre pays comme le disait le martyr de la révolution Karl Liebnecht.

 

 

 

LES IMPERIALISTES ONT MENTI SUR L’IRAK, ILS MENTENT SUR LA SYRIE ET L’IRAN!

 

NON AUX GUERRES IMPERIALISTES !

 

A BAS L’IMPERIALISME FRANÇAIS !

 

 

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 20:31

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Titre : Les dernières colonies françaises : Le droit à l’autodétermination !

 

Ou bien : Antilles, Kanaky, Réunion: les colonies françaises luttent toujours pour leur liberté !

 

« GWADLOUPÉYEN, A les écouter, NOU les ultramarins, les ultrapériphériques, les colonisés brusqueent devenus français à part entière, serions encore une nouvelle fois la chance de la République Française. C’est bien vrai car la grandeur et la richesse de la France se sont construites et durent grâce à la colonisation et à l’esclavage. »

Communiqué du LKP à propos des élections présidentielles en France, 22 avril 2012.

DLOUPÉYEN

Etats des lieux :

 

Les nombreuses luttes menées ces dernières années contre la vie chère, le chômage et la domination des « blancs » dans les « DOM-TOM » se sont soldées par des répressions sans précédent. Répressions qui ne sont quasiment pas relayées dans la presse. Depuis la lutte héroïque du LKP en Guadeloupe en 2009, on assiste au redéveloppement de mouvements intenses aux Antilles, à la Réunion, en Guyane, à Mayotte et en Kanaky. Et pour cause : la situation sociale est explosive. Quelle est la réaction des partis politique face à cette situation ? On pourrait croire quelle est nulle mais en ne dénonçant pas la répression et la situation sociale, ces partis se rendent complice et sont donc responsables. D’ailleurs, sur la question des « DOM-TOM », on note un consensus national des partis droite-gauche, comme à l’époque de la république de Ferry, concernant le sort réservé à ces populations. Quel parti politique a osé dénoncer la domination coloniale qui est à l’origine de la crise sociale que vivent ces peuples ?

 

En Guadeloupe l'autorité de la concurrence révèle que « les écarts de prix en magasin avec la métropole dépassaient 55 % pour plus de la moitié des produits, un pourcentage trop élevé pour trouver exclusivement sa source dans les frais de transport et l'octroi de mer » (2009). Pour les prix des carburants ils ont bondi de 77% entre 2001 et 2008 à la Réunion et de 44%  en Guadeloupe. La distribution du carburant étant assuré par le seul monopole SARA (filiale de Total) qui prélève des marges hautement supérieur à ceux de métropole (source: site de l’UGTG) et qui fixe les prix en accord avec les préfets.Des prix supérieurs alors même que la moitié des ménages des départements d’outre-mer ont un revenu mensuel par personne inférieur à 796 euros, contre 1 281 euros en métropole (revenu médian). Un écart de 60 % (source: observatoire des inégalités). A la Réunion, 52% des ménages vivent sous le seuil de pauvreté. Dans l’ensemble de ses territoires, le taux de chômage des jeunes dépassent les 50%.

 

Ainsi en 2009, le peuple de Guadeloupe a ouvert la voix par une grève générale de 44 jours menée par le LKP et l'UGTG. Arrachant une centaine de revendications qui n'ont pour la plus-part pas été respecté par les autorités. Mouvement rejoint par les Martiniquais et les Réunionnais. Fin 2011, c'est cette fois-ci à Mayotte qu'éclate une grève générale de 43 jours, permettant d'obtenir une diminution des prix des ailes de poulets (Mabawas) et des sardines. A la réunion à la suite d'une manifestation début 2012 se sont succédés plusieurs nuits d'émeutes, les jeunes exacerbés par le chômage et la vie chère s'en sont pris aux commerces et aux grandes surfaces. Dans cette région le chômage qui atteint 30 % n’a de cesse d’augmenter. En Nouvelle Calédonie, les dures luttes sociales menées par l'USTKE (notamment à air Calédonie) ont eu comme seule réponse l’utilisation de la baïonnette : arrestations et emprisonnements de plusieurs militants syndicaux en grève...

 

 

Pourquoi l’Etat français tient-il tant à ces territoires ?

 

Il suffit de voir la configuration de chaque île pour se rendre compte de l’immense intérêt qu’a la France de détenir ces territoires. D’abord d’un point de vue géostratégique : la France est le seul pays impérialiste à avoir des territoires partout dans le monde ! Antilles et Guyane en Amérique,  Kanaky dans le Pacifique, Mayotte et la Réunion  dans l’océan Indien. De plus, les ressources existantes comme le zinc en Kanaky, le bois en Guyane , la pêche, le pétrole… constituent tant de richesses gratuites pour l’Etat français qu’on comprend l’acharnement pour garder ces territoires et les zones maritimes qui s’y rattachent. Contrairement aux idées véhiculées l’Etat français gagne beaucoup plus à gagner ces territoires que ces populations gagnent à être Français.

 

 

« Ici la lutte de classes s’exprime dans un contexte de domination coloniale » 

Gaby Clavier, ancien dirigeant de l’UGTG.

 

La possession et la domination de l'économie par les Békés, les Zorey, les Caldoches  (noms pour désigner les blancs descendants d'européens) est toujours d'une réalité criante. La question de la « Pwofitation » mérite donc d'être posée ici au cœur de la métropole impérialiste. Comme le souligne Elie Domota dans une interview, la question de la domination coloniale doit être posée car elle est bien le cœur de l’injustice : « Quel que soit le territoire, les départements d’outre-mer restent des colonies gérées comme à l’époque des plantations. En Guadeloupe, le commerce et la distribution sont détenus par trois ou quatre grandes familles. C’est le même cas de figure à Mayotte. Au sommet de la pyramide, vous avez des personnes d’origine européenne et en bas de l’échelle sociale les Mahorais. Il y a aussi un réel mal-être. La paix sociale ne peut pas exister si 30 % des jeunes sont au chômage. »  extrait de :L’explosion était inévitable à Mayotte, nov 2011.

 

Dans les années 1950-1980, alors que les peuples colonisés obtenaient leurs indépendances, les Antilles, la Polynésie, la Réunion et la Kanaky étaient maintenues sous domination et administration directe. Cette colonisation parait « normale » et personne ne s’indigne de cette anomalie. Ces territoires sont « logiquement » considérés comme français pour la majorité des français. Par le biais d’artifices juridiques, la France impérialiste tente de faire croire qu’elle n’a plus de colonies. Mais les luttes des peuples pour leur libération nationale et sociale prouvent le contraire. Face à la pauvreté, 1 Antillais sur 3 rejoint la métropole. Dans l’autre sens de nombreux métropolitains ses sont installés comme cadres surpayés dotés de primes et de privilèges divers. Les fonctionnaires métropolitains qui rejoignent les territoires « d’outre-mer » voient leurs salaires augmenter de 40% !  C’est le résultat d’une politique délibérée née dans les années 1960 qui a permis de renforcer le mythe de la France « mère-patrie » et ainsi renforcer l’aliénation culturelle des peuples antillais. Comme nous l’évoquions plus haut un consensus « républicain » réunit tous les partis politiques autour du vieux discours colonialiste du 19e siècle : « la France a beaucoup apporté à ces peuples » ou alors « L’atout que représente pour la France cette présence aux quatre coins du monde ». C’est effectivement une des spécificités de l’impérialisme français. Il est l’un des seuls pays impérialistes à détenir encore des colonies un peu partout dans le monde. La question qui se pose pour l’impérialisme français n’est pas de savoir ce que souhaitent ces peuples (autonomie ou indépendance) puisque toutes les luttes sociales ou indépendantistes ont été matées dans le sang. Par contre, l’intérêt se porte sur les éventuelles menaces stratégiques qui pèsent sur son déploiement mondial et s’il perd du terrain au profit des autres puissances impérialistes.  Et lorsqu’un conflit social explose comme c’est le cas à la Réunion actuellement, on voit bien que tout le camouflage sur la prétendue appartenance légitime de ces territoires à la France vole en éclats et la question de la domination coloniale est remise à l’ordre du jour.

En tant que mouvement anti-impérilaiste, nous devons dénoncer le rôle de notre propre impérialisme et populariser les luttes actuelles en les reliant à l’histoire de ces peuples qui ne manquent pas de luttes héroïques. Louis Delgres, Frantz Fanon, Marcel Manville, OJAM, AGEG, AGEM, ARC, USTKE, PKLS… sont tant de noms de personnes ou d’organisations politiques qui marquent l’esprit de résistance et de lutte de ces peuples.

Nous souhaitons leur laissé la parole lors du meeting du …….

 

 Nou Toujou Doubou !   Konstitition se papye, Bajonet se fe !

 

« Le capitalisme conduit inexorablement à la barbarie » Elie Domota

 

 « Un peuple qui en opprime un autre ne serait être libre. » Marx

 

Blog du comité anti-impérialiste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 02:10

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Déclaration du JERF et du comité de mobilisation (Avec le soutien de : AGEN, Comité Anti-Impérialiste, Kolektif Dégage, La Cause du Peuple, PC maoïste de France...)

Nous, Jeunes Emigrés Réunionnais en France, sommes une organisation indépendante de tous partis politiques. Nous luttons auprès des réunionnais en France face à la politique du CNARM, mais aussi contre le racisme et l’exploitation.

Les évènements actuels à la Réunion témoignent de la remise en cause des politiques coloniales et de la structure économique de l’île. Situation sociale à la Réunion :

Emigration : Près de 104 000 réunionnais vivent dans l’hexagone, soit 14% des natifs de la Réunion.

Population : 800 000 habitants qui compte 52% de jeunes.

Chômage : la moitié des jeunes du pays n’ont pas d’emploi

Seuil de pauvreté : 52 % de la population réunionnaise vit en dessous du seuil de pauvreté.

Santé et malaise des Réunionnais : La mortalité est plus importante qu’en France dans toutes les tranches d’âge, le sentiment de malaise est profond.

Racisme et humiliation :

Certains lieux de notre île sont des zones de non-droits pour les réunionnais et les réunionnaises, s’ils ont le malheur d’être jeunes et « foncés », et s’ils sont identifiés comme chômeurs, ils n’ont pas accès à certains endroits. Il y a de véritables ghettos de privilégiés qui sont les expatriés français (zorey) alors que les plus pauvres, et les familles de descendants d’esclaves sont des citoyens de seconde zone. Il y a de la place et du travail pour les zorey alors qu’il n’y en pas pour les réunionnais qui, eux, doivent partir.

Après cette présentation nous disons : Non ! Non à la récupération des révoltes à la Réunion !

C’est ainsi que pendant les grèves de vie chère du premier trimestre 2009, à la Réunion, l’élite du PCR et du COSPAR (collectif d’organisations monté contre la vie chère), n’a pas mené à termes ce grand mouvement populaire qui aurait pu accompagner celui des Guadeloupéens. La tête du PCR et du COSPAR ont délibérément brisé ce mouvement. Le 5 mars 2009, des milliers de Réunionnais et de Réunionnaises se sont retrouvés dans les revendications des Guadeloupéens.

Lorsque ces personnes se sont retrouvées ensemble, la tête du PCR (Parti Communiste Réunionnais et ses coquilles telles que l’Alliance des jeunes, l’Alliance contre le chômage…) et du COSPAR la di azot : « fane astèr » c’est-à-dire « dispersez-vous », « sirtou rès pa ansanm », « fé pa dézord dan somin » comme s’il ne s’agissait pas de leur pays, de leur vie, de leur ras-le-bol, de leur rage…

Ratenon de « l’Alliance contre le chômage », en plein mouvement le 5 mars 2009 a déclaré à propose de la grève générale : « « Il ne faut surtout pas le faire » au moment où la grève se durcissait aux Antilles … « Le préfet est d’accord pour négocier ».

Entre 2009 et 2012 leurs négociations n’ont servi à rien, sous prétexte de maintenir la cohésion sociale il a participé à l’explosion sociale ! Aujourd’hui c’est toujours la même rengaine, il court pour négocier avec le préfet alors que les réunionnais dans la rue scandent « Préfet Démission ».

10 ans après les révoltes de 1991, après mandats politiques sur mandats politiques, le PCR et les autres partis PS et droites diverses ont conduit la Réunion à un climat d’explosion sociale. La Réunion n’est pas un sentiment, une sensation forte (île intense), c’est un pays où le chômage est plus fort qu’en Afrique, un territoire dont la forte croissance ne s’accompagne pas du développement, autrement dit d’un mieux-être social, économique et environnemental. Le paradoxe réunionnais est que le pays est classé selon les indicateurs économiques parmi les pays les plus riches (46è rang mondial).

Aujourd’hui, des jeunes de l’île se révoltent. Leur colère est légitime car pendant le mouvement contre la vie chère, la parole a été monopolisée par les politiciens professionnels. La grande partie de cette jeunesse délaissée sur le bord du chemin identifie le problème : la vie chère, le chômage, l’absence de perspectives d’avenir, la monopolisation et la récupération de la parole des réunionnais.

Ces révoltes sont la remise en cause du système politique tout entier, un système mafieux qui permet aux politiciens de la droite comme de la gauche de se remplir les poches et de remplir les poches des groblan. Exemple : CBO Territoria qui s’occupe de la gestion foncière du groupe Bourbon de Chateauvieux possède à la Réunion un patrimoine foncier de 3200 hectares, le Groupe Bernard Hayot, béké martiniquais a été introduit également à la Réunion par son confrère réunionnais.

Les aides sociales de la France sont dépensées dans ces temples de la consommation que sont Leclerc, Score… Or, les bénéfices ne sont pas réinvestis à la Réunion mais profitent aux capitalistes. C’est autour de ces enseignes précisément qu’aujourd’hui, les réunionnais et les réunionnaises se retrouvent pour protester. Temples de la consommation visés par des jets de galets, protégés par des gardes mobiles autorisés à tuer.

Comment se fait-il que les politiciens qui volent de l’argent ne sont jamais punis par la loi ? Les révoltés, eux sont réprimés, pour 300 manifestants il y a 460 policiers et gendarmes sur place selon Guéant qui a envoyé deux escadrons en plus. Actuellement nous sommes à un peu moins de 200 interpellations.

Ce ne sont pas les quelques miettes jetées par les Dindar, Didier Robert, Vergès et autres élus qui, par des mesures « provisoires » dans un but de se faire élire aux élections, vont pouvoir régler les plaies béantes d’une structure politique et économique inadaptée à la Réunion. Structure politique corrompue, maintenue par les élites de la Réunion avançant main dans la main avec le pouvoir d’Etat Français.

C’est au peuple de décider de son destin politique, la répression et les miettes ne sont pas des réponses à une colère juste et légitime.

C’est un changement radical qui est attendu à la Réunion et en Métropole par les réunionnais émigrés, partis à 10000 km de leur pays pour trouver du travail.

Pas de justice de paix !

Non à la répression ! Non à la récupération !

La révolte n’est pas un crime ! La révolte est légitime !

 

soutienreunion@yahoo.fr

 

http://www.jerf.fr/

Avec le soutien de : AGEN, Comité Anti-Impérialiste, Kolektif Dégage, La Cause du Peuple, PC maoïste de France

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 23:02

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Le "printemps arabe" est-il gelé par un hiver réactionnaire? Moubarak est jugé, Ben Ali est jugé mais la "Révolution" des peuples arabes est glacée. La Contre-Révolution se répand et les despotes apprivoisés par l'impérialisme sont remplacés par d'autres pantins du capital: la priorité de la Fraternité Islamique en Egypte c'est la répression des puissantes grèves ouvrières. Les peuples qui partent à l'assaut du ciel pour un autre monde se confrontent à de nouvelles formes de domination. 

                             

Première forme: les guerres de reconquête sous l'étendard des "droits de l'homme" comme en Libye. Deuxième forme: les processus électoraux bourgeois. Ils renferment au moins un objectif commun: rendre impossible le pouvoir des masses populaires et leur auto-organisation. Un an après le début des révoltes populaires dans le monde arabe, les élections organisées et leurs résultats semblent sonner comme un chant du cygne des aspirations populaires. Le débat que l’on entend depuis quelques mois dans les médias se résume à : faut-il des gouvernements islamistes ou pas ? En effet, le débat a été et reste biaisé dans la mesure où la véritable question posée par les masses se situe ailleurs que dans l'avènement d'une théocratie. Ceux qui se sont immolés, qui sont descendus dans la rue, cette colère des peuples posaient des questions concrètes concernant le quotidien des masses. Pas de travail, pas de logement, à bas le régime, à bas le pouvoir despotique aux mains des bourgeois compradores… les peuples se sont révoltés pour que leurs conditions de vies changent et non pas pour qu’au final on leur demande de choisir entre un social démocrate, un islamiste ou un libéral. Les groupes islamistes arrivés au pouvoir, sous la coupe du roi au Maroc, dans les fourgons de l'OTAN et des pétromonarchies en Libye, avec l'argent du Golfe en Tunisie, avec l'accord tacite de l'armée en Egypte, sont de simples gestionnaires du capitalisme actuel. Un vieux serviteur de l'Etat bourgeois comme Alain Juppé, actuel ministre des Affaires Etrangères, l'affirme sans détour: les démocraties européennes peuvent travailler main dans la main avec les Frères Musulmans.  Leur mise en place montre que leur potentiel d'émancipation est nul. 

 

Pourtant,  l'avenir se construit à partir des illusions perdues. Le formidable soulèvement populaire ne laisse pas qu'un tas de cendres. La révolution dans le monde arabe n'en est qu'à son premier Acte. Désormais deux questions clés sont en suspens. Ces deux conditions déterminantes pour toute révolution de notre époque. Elles sont  résumées par Mao : "sans le pouvoir tout n'est qu'illusion" et "sans parti communiste la révolution est impossible". Ces deux conditions restent à traduire dans l'expérience et par le génie de chaque peuple. 

 

Dans ce contexte de révoltes, ce qui a pu surprendre au premier coup d’œil est le silence radio concernant les luttes et la répression qui ont lieu au  Maroc. Saviez vous qu’il y a quelques jours des jeunes marocains de Rabat avaient essayé de s’immoler ?  Pourquoi l’opposition à la monarchie absolue du roi Mohamed VI a-t-elle été ignorée du reste du monde ? Qui a entendu parler de Kamal Ammari, un jeune homme de trente ans, décédé le 2 juin suite à des blessures reçues lors de la grande manifestation du 29 mai 2011 ? Pas un mot, pas une image sur nos écrans. Qui connaît son portrait qui fut pourtant brandi dans toutes les villes marocaines le 5 juin ? Qui a entendu parler du centre de détention de Temara (centre de torture de type Guantanamo qui  ferait partie des fameuses « prisons secrètes » de la CIA ), situé dans la banlieue de Rabat, où la police politique enferme et torture les opposants ? Que signifient les déclarations de la diplomatie française ou américaine sur le caractère « exemplaire » et même « révolutionnaire » du régime marocain alors que celui-ci maintient le caractère absolu et sacré de la monarchie de droit divin ?

Ce silence complice sur la face cachée du Maroc ne remonte pas au mouvement du 20 février. Une même omerta a régné sur le calvaire de Zahra Boudkour et de ses 18 camarades enfermés à Marrakech en 2008, sur le soulèvement des chômeurs et de toute la population de Sidi Ifni en juin 2008, ou encore sur le camp des sahraouis brulés par les FAR (Forces armées royales) en novembre 2010.

Le secret de la défense inconditionnelle du régime marocain par la bourgeoisie impérialiste doit être levé. Le Maroc n’est pas uniquement le lieu de vacances et de détente dans de luxueux ryads de la grande bourgeoisie française et internationale. Le Maroc est une clé de voûte dans le système de pillage des pays dominés. La stabilité du régime assure que la structure de la propriété ne sera pas modifiée. Le Maroc demeure un pays semi-colonial, semi féodal. Quelques dizaines de familles proches du trône, contrôlent les principales richesses et gèrent les intérêts des grands groupes impérialistes. Mais elles sont en réalité assises sur un baril de poudre. Ils creusent leur propre tombeau. De là vient la nécessité d’entretenir le mythe d’un Maroc où règne la démocratie et le bien-être.

                                        

Cette soirée a pour but de présenter ceux qui luttent pour un Maroc débarrassé de l’exploitation et de l’oppression.

 

L’expérience des révolutionnaires marocains est en effet déterminante car le Maroc est aujourd’hui une poudrière. Le Maroc est dans l’immédiat un des seuls pays du monde arabe ou arabo-berbère dans lequel un courant communiste maoïste existe et se renforce.

Le Mouvement révolutionnaire marocain a une histoire importante. Il est né dans les années 1970 pour combattre le régime monarchiste pro-impérialiste, un régime qui le 23 mars 1965 a réprimé avec une violence inouïe l’intifada de la ville de Casablanca, faisant des milliers de martyrs.

Ce qui est assez connu c’est la répression de fer qui s’abattra sur le mouvement révolutionnaire et démocratique. Dans les années 1970 les révolutionnaires sont appelés frontistes car ils se regroupent dans un front composé des organisations Il Al Amam (En Avant), du Mouvement du 23 mars et de Servir le peuple. Parmi les centaines de martyrs, citons le dirigeant syndicaliste Omar Benjelloun, assassiné par des fascistes religieux à sa sortie de prison le 18 décembre 1975 ; la communiste Saïda Menehbi, emprisonnée, torturée et jugée parmi les 139 militants marxistes-léninistes dans le procès du 3 janvier 1977, morte au bout de 33 jours de grève de la faim dans la lutte contre l'isolement total. Abdellatif Zeroual, assassiné sous la torture quelques jours après son enlèvement à Casablanca en novembre 1974.

Ce qui est moins connu par contre, c’est la nature de leur combat. Ce combat est poursuivi aujourd’hui par les camarades marocains dans et hors des prisons.

Depuis 2008, des luttes intenses sont menées au Maroc pour obtenir la libération des prisonniers de la Voie Démocratique Basiste et d’autres détenus politiques. Ils font partie avec des syndicalistes ouvriers, des chômeurs insurgés (Ifni) et des détenus sahraouis de tous ces « ennemis intérieurs » réprimés par le régime réactionnaire marocain.

 

La Voie démocratique basiste (VDB) est un courant révolutionnaire né au sein de l’UNEM (Union Nationale des Etudiants du Maroc), c’est un héritier du « front uni des étudiants progressistes » qui existait dans les années 1970. Son idéologie se base sur le marxisme-léninisme-maoïsme. Les militants de VDB ont été emprisonnés car ils mènent la lutte pour une éducation gratuite pour les fils et filles du peuple, contre la « charte nationale de l’éducation », contre la privatisation et la militarisation des universités ; ils défendent les droits des masses populaires dont les étudiants font majoritairement partie, ils défendent la solidarité internationaliste, notamment avec la Palestine occupée et avec les guerres populaires. Ils sont enfermés ou ont connu la prison car ils sont communistes.

D’autres ont été tués. Comment ne pas évoquer le martyr Abdelrrazak El Agadiri, membre de l’UNEM et de VDB, assassiné le 28 décembre 2008, lors de la manifestation de soutien au peuple de Gaza ? Le régime avait d’ailleurs tenté de cacher sa dépouille en le sortant en catimini de l’hôpital Ibn Tufayl. Pourtant, son combat vit toujours.

 

La lutte pour la libération du groupe Zahra Boudkour (deux ans d’emprisonnement) puis pour la camarade Ilham Hasnaoui (raptée à son domicile le 12 octobre 2010) n’a pas encore totalement aboutie malgré la libération de ces deux figures révolutionnaires et de certains de leurs camarades. Ilham Hasnouni a succédé à Zahra Boudkour comme plus jeune prisonnière politique du Maroc, c’est une étudiante de l’Université de Marrakech, âgée de 21 ans, militante communiste et syndicaliste de l’Union Nationale des Etudiants Marocains (l’UNEM). Détenue durant plus de dix mois sans jugement, elle a été arrêtée sans mandat ni convocation préalable et torturée début octobre 2010 pour des faits qui remontent aux manifestations dans la cité universitaire en 2008. Des évènements similaires eurent lieu à Fès en mars 2009. Les affrontements des étudiants avec la police aboutirent alors à plusieurs vagues d’arrestations. Les militants sont poursuivis pour : destruction de biens de l’Etat, participation à un rassemblement non-autorisé, humiliation d’un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, utilisation de la force et même participation à un groupement armé.

Pour le régime la détention sert à briser les volontés des syndicalistes et des militants politiques. Mais le mouvement de solidarité et l’accentuation des luttes de classe au Maroc ont transformé les prisons en tranchées de combat. Finalement la revendication de la libération des prisonniers s’est élargie à tout le mouvement populaire, elle est située en bonne place sur la plateforme du « mouvement du 20 février ».

 

Le rôle de l’impérialisme français et international :

 

Le capitalisme étranger a gardé toutes ses positions. La vague de privatisations des années 1990 sous la houlette du FMI et de la Banque Mondiale a attiré nombre de multinationales. 35% de l’entreprise Maroc Telecom appartient à Vivendi, Axa a racheté des sociétés, tout comme Danone ou Coca Cola dans leurs domaines respectifs.

La France impérialiste est le premier investisseur et le premier créancier du Maroc. Sa part globale a tendance à se réduire au vu de la concurrence acharnée avec d’autres centres impérialistes comme l’Espagne, les Etats-Unis et la Chine. Ainsi, la part française est passée de 30% des échanges en 2000 à 18% en 2011. On apprend sur les sites officiels de la diplomatie française que 40% des touristes sont français, ainsi que 51% des investissements étrangers, 750 sociétés françaises sont installées dans le royaume employant 800 000 personnes (Total, Vivendi, Suez, EDF, Renault-Nissan, Saint Gobain, Veolia, Casino, Alstom, Bouygues, les banques, EADS, Vinci). L’économie marocaine est aux mains des impérialistes, par exemple, le marché du phosphate est surdéveloppé et profite aux intérêts impérialistes et de ceux de la couche affairiste compradore. (Fraction de la bourgeoisie des pays dominés qui collabore avec les impérialistes et qui à intérêt au maintien de leur domination).

 

La fin du colonialisme direct a bien représenté la fin d’une domination sous sa forme la plus exécrable. La situation actuelle du Maroc découle d’une donnée originelle que l’on a trop tendance à perdre de vue : le fait néo-colonial.

Il est essentiel de savoir que si le peuple marocain est maintenu dans une extrême pauvreté c’est en grande partie lié à l’impérialisme français qui soutient d’une main de fer le régime monarchique.

 

Nous appelons à développer les initiatives afin d’exiger la libération immédiate des prisonniers révolutionnaires tout en popularisant leur combat.

 

                                                                     

Vive la lutte  du peuple marocain !

Liberté pour les prisonniers révolutionnaires !

A bas le régime réactionnaire marocain et l’impérialisme français !    

 

Comité anti-impérialiste blog

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 23:02

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Le "printemps arabe" est-il gelé par un hiver réactionnaire? Moubarak est jugé, Ben Ali est jugé mais la "Révolution" des peuples arabes est glacée. La Contre-Révolution se répand et les despotes apprivoisés par l'impérialisme sont remplacés par d'autres pantins du capital: la priorité de la Fraternité Islamique en Egypte c'est la répression des puissantes grèves ouvrières. Les peuples qui partent à l'assaut du ciel pour un autre monde se confrontent à de nouvelles formes de domination. 

                             

Première forme: les guerres de reconquête sous l'étendard des "droits de l'homme" comme en Libye. Deuxième forme: les processus électoraux bourgeois. Ils renferment au moins un objectif commun: rendre impossible le pouvoir des masses populaires et leur auto-organisation. Un an après le début des révoltes populaires dans le monde arabe, les élections organisées et leurs résultats semblent sonner comme un chant du cygne des aspirations populaires. Le débat que l’on entend depuis quelques mois dans les médias se résume à : faut-il des gouvernements islamistes ou pas ? En effet, le débat a été et reste biaisé dans la mesure où la véritable question posée par les masses se situe ailleurs que dans l'avènement d'une théocratie. Ceux qui se sont immolés, qui sont descendus dans la rue, cette colère des peuples posaient des questions concrètes concernant le quotidien des masses. Pas de travail, pas de logement, à bas le régime, à bas le pouvoir despotique aux mains des bourgeois compradores… les peuples se sont révoltés pour que leurs conditions de vies changent et non pas pour qu’au final on leur demande de choisir entre un social démocrate, un islamiste ou un libéral. Les groupes islamistes arrivés au pouvoir, sous la coupe du roi au Maroc, dans les fourgons de l'OTAN et des pétromonarchies en Libye, avec l'argent du Golfe en Tunisie, avec l'accord tacite de l'armée en Egypte, sont de simples gestionnaires du capitalisme actuel. Un vieux serviteur de l'Etat bourgeois comme Alain Juppé, actuel ministre des Affaires Etrangères, l'affirme sans détour: les démocraties européennes peuvent travailler main dans la main avec les Frères Musulmans.  Leur mise en place montre que leur potentiel d'émancipation est nul. 

 

Pourtant,  l'avenir se construit à partir des illusions perdues. Le formidable soulèvement populaire ne laisse pas qu'un tas de cendres. La révolution dans le monde arabe n'en est qu'à son premier Acte. Désormais deux questions clés sont en suspens. Ces deux conditions déterminantes pour toute révolution de notre époque. Elles sont  résumées par Mao : "sans le pouvoir tout n'est qu'illusion" et "sans parti communiste la révolution est impossible". Ces deux conditions restent à traduire dans l'expérience et par le génie de chaque peuple. 

 

Dans ce contexte de révoltes, ce qui a pu surprendre au premier coup d’œil est le silence radio concernant les luttes et la répression qui ont lieu au  Maroc. Saviez vous qu’il y a quelques jours des jeunes marocains de Rabat avaient essayé de s’immoler ?  Pourquoi l’opposition à la monarchie absolue du roi Mohamed VI a-t-elle été ignorée du reste du monde ? Qui a entendu parler de Kamal Ammari, un jeune homme de trente ans, décédé le 2 juin suite à des blessures reçues lors de la grande manifestation du 29 mai 2011 ? Pas un mot, pas une image sur nos écrans. Qui connaît son portrait qui fut pourtant brandi dans toutes les villes marocaines le 5 juin ? Qui a entendu parler du centre de détention de Temara (centre de torture de type Guantanamo qui  ferait partie des fameuses « prisons secrètes » de la CIA ), situé dans la banlieue de Rabat, où la police politique enferme et torture les opposants ? Que signifient les déclarations de la diplomatie française ou américaine sur le caractère « exemplaire » et même « révolutionnaire » du régime marocain alors que celui-ci maintient le caractère absolu et sacré de la monarchie de droit divin ?

Ce silence complice sur la face cachée du Maroc ne remonte pas au mouvement du 20 février. Une même omerta a régné sur le calvaire de Zahra Boudkour et de ses 18 camarades enfermés à Marrakech en 2008, sur le soulèvement des chômeurs et de toute la population de Sidi Ifni en juin 2008, ou encore sur le camp des sahraouis brulés par les FAR (Forces armées royales) en novembre 2010.

Le secret de la défense inconditionnelle du régime marocain par la bourgeoisie impérialiste doit être levé. Le Maroc n’est pas uniquement le lieu de vacances et de détente dans de luxueux ryads de la grande bourgeoisie française et internationale. Le Maroc est une clé de voûte dans le système de pillage des pays dominés. La stabilité du régime assure que la structure de la propriété ne sera pas modifiée. Le Maroc demeure un pays semi-colonial, semi féodal. Quelques dizaines de familles proches du trône, contrôlent les principales richesses et gèrent les intérêts des grands groupes impérialistes. Mais elles sont en réalité assises sur un baril de poudre. Ils creusent leur propre tombeau. De là vient la nécessité d’entretenir le mythe d’un Maroc où règne la démocratie et le bien-être.

                                        

Cette soirée a pour but de présenter ceux qui luttent pour un Maroc débarrassé de l’exploitation et de l’oppression.

 

L’expérience des révolutionnaires marocains est en effet déterminante car le Maroc est aujourd’hui une poudrière. Le Maroc est dans l’immédiat un des seuls pays du monde arabe ou arabo-berbère dans lequel un courant communiste maoïste existe et se renforce.

Le Mouvement révolutionnaire marocain a une histoire importante. Il est né dans les années 1970 pour combattre le régime monarchiste pro-impérialiste, un régime qui le 23 mars 1965 a réprimé avec une violence inouïe l’intifada de la ville de Casablanca, faisant des milliers de martyrs.

Ce qui est assez connu c’est la répression de fer qui s’abattra sur le mouvement révolutionnaire et démocratique. Dans les années 1970 les révolutionnaires sont appelés frontistes car ils se regroupent dans un front composé des organisations Il Al Amam (En Avant), du Mouvement du 23 mars et de Servir le peuple. Parmi les centaines de martyrs, citons le dirigeant syndicaliste Omar Benjelloun, assassiné par des fascistes religieux à sa sortie de prison le 18 décembre 1975 ; la communiste Saïda Menehbi, emprisonnée, torturée et jugée parmi les 139 militants marxistes-léninistes dans le procès du 3 janvier 1977, morte au bout de 33 jours de grève de la faim dans la lutte contre l'isolement total. Abdellatif Zeroual, assassiné sous la torture quelques jours après son enlèvement à Casablanca en novembre 1974.

Ce qui est moins connu par contre, c’est la nature de leur combat. Ce combat est poursuivi aujourd’hui par les camarades marocains dans et hors des prisons.

Depuis 2008, des luttes intenses sont menées au Maroc pour obtenir la libération des prisonniers de la Voie Démocratique Basiste et d’autres détenus politiques. Ils font partie avec des syndicalistes ouvriers, des chômeurs insurgés (Ifni) et des détenus sahraouis de tous ces « ennemis intérieurs » réprimés par le régime réactionnaire marocain.

 

La Voie démocratique basiste (VDB) est un courant révolutionnaire né au sein de l’UNEM (Union Nationale des Etudiants du Maroc), c’est un héritier du « front uni des étudiants progressistes » qui existait dans les années 1970. Son idéologie se base sur le marxisme-léninisme-maoïsme. Les militants de VDB ont été emprisonnés car ils mènent la lutte pour une éducation gratuite pour les fils et filles du peuple, contre la « charte nationale de l’éducation », contre la privatisation et la militarisation des universités ; ils défendent les droits des masses populaires dont les étudiants font majoritairement partie, ils défendent la solidarité internationaliste, notamment avec la Palestine occupée et avec les guerres populaires. Ils sont enfermés ou ont connu la prison car ils sont communistes.

D’autres ont été tués. Comment ne pas évoquer le martyr Abdelrrazak El Agadiri, membre de l’UNEM et de VDB, assassiné le 28 décembre 2008, lors de la manifestation de soutien au peuple de Gaza ? Le régime avait d’ailleurs tenté de cacher sa dépouille en le sortant en catimini de l’hôpital Ibn Tufayl. Pourtant, son combat vit toujours.

 

La lutte pour la libération du groupe Zahra Boudkour (deux ans d’emprisonnement) puis pour la camarade Ilham Hasnaoui (raptée à son domicile le 12 octobre 2010) n’a pas encore totalement aboutie malgré la libération de ces deux figures révolutionnaires et de certains de leurs camarades. Ilham Hasnouni a succédé à Zahra Boudkour comme plus jeune prisonnière politique du Maroc, c’est une étudiante de l’Université de Marrakech, âgée de 21 ans, militante communiste et syndicaliste de l’Union Nationale des Etudiants Marocains (l’UNEM). Détenue durant plus de dix mois sans jugement, elle a été arrêtée sans mandat ni convocation préalable et torturée début octobre 2010 pour des faits qui remontent aux manifestations dans la cité universitaire en 2008. Des évènements similaires eurent lieu à Fès en mars 2009. Les affrontements des étudiants avec la police aboutirent alors à plusieurs vagues d’arrestations. Les militants sont poursuivis pour : destruction de biens de l’Etat, participation à un rassemblement non-autorisé, humiliation d’un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, utilisation de la force et même participation à un groupement armé.

Pour le régime la détention sert à briser les volontés des syndicalistes et des militants politiques. Mais le mouvement de solidarité et l’accentuation des luttes de classe au Maroc ont transformé les prisons en tranchées de combat. Finalement la revendication de la libération des prisonniers s’est élargie à tout le mouvement populaire, elle est située en bonne place sur la plateforme du « mouvement du 20 février ».

 

Le rôle de l’impérialisme français et international :

 

Le capitalisme étranger a gardé toutes ses positions. La vague de privatisations des années 1990 sous la houlette du FMI et de la Banque Mondiale a attiré nombre de multinationales. 35% de l’entreprise Maroc Telecom appartient à Vivendi, Axa a racheté des sociétés, tout comme Danone ou Coca Cola dans leurs domaines respectifs.

La France impérialiste est le premier investisseur et le premier créancier du Maroc. Sa part globale a tendance à se réduire au vu de la concurrence acharnée avec d’autres centres impérialistes comme l’Espagne, les Etats-Unis et la Chine. Ainsi, la part française est passée de 30% des échanges en 2000 à 18% en 2011. On apprend sur les sites officiels de la diplomatie française que 40% des touristes sont français, ainsi que 51% des investissements étrangers, 750 sociétés françaises sont installées dans le royaume employant 800 000 personnes (Total, Vivendi, Suez, EDF, Renault-Nissan, Saint Gobain, Veolia, Casino, Alstom, Bouygues, les banques, EADS, Vinci). L’économie marocaine est aux mains des impérialistes, par exemple, le marché du phosphate est surdéveloppé et profite aux intérêts impérialistes et de ceux de la couche affairiste compradore. (Fraction de la bourgeoisie des pays dominés qui collabore avec les impérialistes et qui à intérêt au maintien de leur domination).

 

La fin du colonialisme direct a bien représenté la fin d’une domination sous sa forme la plus exécrable. La situation actuelle du Maroc découle d’une donnée originelle que l’on a trop tendance à perdre de vue : le fait néo-colonial.

Il est essentiel de savoir que si le peuple marocain est maintenu dans une extrême pauvreté c’est en grande partie lié à l’impérialisme français qui soutient d’une main de fer le régime monarchique.

 

Nous appelons à développer les initiatives afin d’exiger la libération immédiate des prisonniers révolutionnaires tout en popularisant leur combat.

 

                                                                     

Vive la lutte  du peuple marocain !

Liberté pour les prisonniers révolutionnaires !

A bas le régime réactionnaire marocain et l’impérialisme français !    

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 18:28

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Solidarité avec les révolutionnaires Marocains!

Comité anti impérialiste


Depuis 2008, des luttes intenses sont menées au Maroc pour obtenir la libération des prisonniers de la Voie Démocratique Basiste MLM (VDB MLM) et d’autres détenus politiques. Ils font partie avec des syndicalistes ouvriers, des chômeurs insurgés (Ifni) et des détenus sahraouis de tous ces « ennemis intérieurs » réprimés par le régime réactionnaire marocain. Leur courage et leur détermination au service des intérêts du peuple a permis à leur lutte de dépasser les frontières du Maroc malgré le blackout médiatique. Cette lutte résonne à travers le monde, elle sert d’exemple pour tous ceux qui se dressent contre l’ordre injuste des capitalistes, des féodaux, des tortionnaires.

La VDB MLM est un courant révolutionnaire né au sein de l’UNEM (Union Nationale des Étudiants du Maroc), c’est un héritier du « front uni des étudiants progressistes » qui existait dans les années 1970. Son idéologie se base sur le marxisme-léninisme-maoïsme. Les militants de VDB MLM ont été emprisonnés car ils mènent la lutte pour une éducation gratuite pour les fils et filles du peuple, contre la « charte nationale de l’éducation », contre la privatisation et la militarisation des universités ; ils défendent les droits des masses populaires dont les étudiants font majoritairement partie, ils défendent la solidarité internationaliste, notamment avec la Palestine occupée et avec les guerres populaires. Ils sont enfermés ou ont connu la prison car ils sont communistes.

D’autres ont été tués. Comment ne pas évoquer le martyr Abdelrrazak El Agadiri, membre de l’UNEM et de la VDB MLM, assassiné le 28 décembre 2008, lors d’une manifestation de soutien au peuple de Gaza ? Le régime avait d’ailleurs tenté de cacher sa dépouille en le sortant en catimini de l’hôpital Ibn Tufayl. Pourtant, son combat vit toujours.

La lutte pour la libération du groupe Zahra Boudkour (emprisonnée depuis la 15 mai 2008) puis pour la camarade Ilham Hasnouni (raptée à son domicile le 12 octobre 2010) n’a pas encore totalement aboutie malgré la libération de ces deux figures révolutionnaires et de certains de leurs camarades. Ilham Hasnouni a succédé à Zahra Boudkour comme plus jeune prisonnière politique du Maroc, c’est une étudiante de l’Université de Marrakech, âgée de 21 ans, militante communiste et syndicaliste de l’UNEM. Détenue durant plus de dix mois sans jugement, elle a été arrêtée sans mandat ni convocation préalable et torturée début octobre 2010 pour des faits qui remontent à des manifestations dans la cité universitaire en 2008. Des évènements similaires eurent lieu à Fès en mars 2009. Les affrontements des étudiants avec la police aboutirent alors à plusieurs vagues d’arrestations. Les militants sont poursuivis pour : destruction de biens de l’état, participation à un rassemblement non-autorisé,

humiliation d’un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, utilisation de la force et même participation à un groupement armé.

En novembre 2011, il reste trois détenus révolutionnaires basistes qui croupissent en prison:

Mourad Achouini, arrêté le 15 mai 2008, condamné à 4 ans de prison

Youssef Elhamdiya, arrêté le 10 octobre 2010, condamné à un an et demi ferme

Abdelhak Talhaoui, arrêté le 23 février 2011, condamné à 4 ans de prison ferme en première instance, condamnation ramenée à 10 mois de prison ferme devant la cour d’appel en octobre 2011.

Pour le régime, la détention sert à briser les volontés des syndicalistes et des militants politiques. Mais le mouvement de solidarité et l’accentuation des luttes de classe au Maroc ont transformé les prisons en lieux de résistance et de luttes. Finalement la revendication de la libération des prisonniers s’est élargie à tout le mouvement populaire, elle est située sur la plateforme du « Mouvement du 20 février ». Le Maroc est, à l’instar de l’Amérique du Sud ou de l’entité sioniste, un centre historique de torture, de persécution et d’élimination des opposants. Il garde ce sinistre privilège. Marx disait que quand la bourgeoisie, fut-elle la plus démocratique, est menacée, elle foule aux pieds sa propre légalité. Kidnappings, exécutions extrajudiciaires, meurtres de militants maquillés sont aussi des armes de terreur utilisées dans tous les régimes qui garantissent l’ordre impérialiste. Les pays impérialistes sont les donneurs d’ordre quand ils ne sont pas directement les agents de la torture. La lutte pour la libération des prisonniers politiques est donc une question de classe, c’est une lutte internationaliste qui concerne tous ceux qui luttent pour l’émancipation des opprimés.

Nous appelons à développer des initiatives afin d’exiger leur libération immédiate tout en popularisant leur combat !

Le Mardi 24 janvier sera une journée internationale de solidarité avec les prisonniers révolutionnaires marocains.

Vive la lutte du peuple marocain !

Liberté pour les prisonniers révolutionnaires !

A bas le régime réactionnaire marocain et l’impérialisme français !

anti.imperialiste@gmail.com

Signataires : AGEN, Comité Anti-Impérialiste, Coup Pour Coup 31, Coup Pour Coup 87, FSE, La Cause du Peuple, Libertat, Ocml-vp, PCmF, PCmI (Italie), PCR Canada, Secours Rouge Arabe, SRI de Baiona, Secours Rouge de Belgique

Mardi 24 janvier 2012 à 19h30:


Soirée de solidarité : présence d’Aziz Menehbi (militant communiste marocain, frère de la martyre Saida Menehbi),

documentaire sur les luttes actuelles au Maroc(…)


Repas (2 euros)


Cité-U de Nanterre, foyer GH (Nanterre Université)

 

Blog du comité anti-impérialiste

http://anti-imperialiste.over-blog.org/

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