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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 00:02
LE RACISME D'ETAT TUE. L'UNIVERSITE COMPLICE ?

politique-immigration-france.gifBulletin du syndicalisme de combat numéro 19 octobre 2007

En septembre, Brice Hortefeux a convoqué 19 préfets qui n’avaient pas atteint leurs objectifs en terme d’expulsion de sans-papiers. Selon lui, à cause de l’entrée de
la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union Européenne et du laxisme administratif, les résultats sont insuffisants. Selon le journal Le Point, cette réunion fait suite au sermon  que Sarkozy a adressé au ministre le 20 août (« Je veux du chiffre, c’est un engagement de campagne, les Français m’attendent là-dessus »). Le chiffre des expulsions d’étrangers pour 2007 a été fixé à 25 000. L’administration française a redoublé d’efforts sur ce terrain. « L’objectif n’est pas les expulsions en tant que telles mais bien de répondre au défi de la cohésion de notre identité nationale » reconnaissait Hortefeux au micro de France Info, ne faisant pas mystère de la nature raciste de son projet. 24h sur 24, la police traque, rafle, trie et expulse sans merci les sans-papiers ; les charters décollent sans répit de jour et de nuit. Record à battre cette année ! La chasse à l’homme a déjà son bilan criminel : les drames de l’hystérie policière se multiplient.

 

Le ministère de l’Identité Nationale…

 

A quoi sert-il ? Principalement à diviser ceux qui devraient être unis et à unir ceux qui devraient se combattre ; comme produit du nationalisme bourgeois, l’idée sous-jacente est que la frontière n’est pas la classe mais « l’identité nationale » et les « valeurs ». Or, près d’un tiers de la classe ouvrière de France provient de l’immigration dite post-coloniale. C’est la partie la plus exploitée du prolétariat qu’on accuse de menacer le pays. L’unité en dehors des « identités » est bien le cauchemar de la classe dominante. La politique actuelle consiste à choisir et à recruter la  main-d’œuvre adéquate dans les ex-colonies : disciplinée, ultra-précaire, taillable et corvéable à merci. Cette main-d’œuvre est encadrée et sous-traitée pour le patronat, et après maints examens certains mériterons « l’identité nationale ».

 

Les lois fabriquent des sans-papiers

 

D’autre part, le nouveau projet de loi sur l’immigration nie le droit de vivre en famille et considère l’immigré comme une marchandise choisie et jetable après usage, sans droits. La loi en vient à traquer les liens biologiques selon une logique révélatrice d’une conception nauséabonde basée sur les liens du sang. Comme toute la série de lois sur l’immigration depuis au moins la loi Pasqua de 1994, la énième et nouvelle loi fabrique des sans-papiers. Jusqu’où va-t-on descendre ? Il ne s’agit pas seulement de refuser des tests génétiques du colonel Brice Hortefeux tout en cautionnant dans le fond la xénophobie d’Etat. Ce qu’il faut, c’est briser la construction, année après année, du racisme d’Etat qui désigne à la vindicte les travailleurs les plus exploités. Les étrangers pauvres sont jetés en pâture et présentés comme des hordes de barbares menaçant le pays et son « identité nationale ». Le tout pour mieux organiser l’esclavage moderne.

 

 

A quand des tests ADN pour les étudiants étrangers « extra-communautaires » ?

 

 

Les administrations les plus diverses sont sollicitées afin de remplir les objectifs du « contrôle des flux migratoires ». La première question qui se pose à l’université est celle des pratiques de l’administration universitaire dans ce domaine. Or, en dehors des barrières multiples dressées devant les étudiants étrangers dits « extra-communautaires » ; l’université impose ses propres normes. A Paris 10, il existe deux bureaux distincts : le noble « service des relations internationales » se charge des étudiants européens et conventionnés, alors que le « service des étudiants étrangers » se charge de la sale besogne de contrôle des « autres » étudiants étrangers. A ces derniers, on impose un test de français discriminatoire, des procédures plus longues, des délais « couperets » et le fameux cercle vicieux pour l’obtention d’un titre de séjour et d’une carte étudiante. Cette procédure exclut de facto chaque année des centaines d’étudiants qui font partie des sans-facs. Dans un passé récent, de nombreuses luttes ont fait reculer cette gestion de l’apartheid universitaire. Mais, aucun acquis n’est irréversible. Il est plus que temps, à Nanterre et ailleurs, de reprendre ce chemin de la lutte.

 

L’Université dans sa collaboration patente avec la préfecture mène à sa manière le tri nationalitaire et la chasse à l’homme. Au nom de quoi un lieu de transmission du savoir se transforme t-il en appendice du contrôle policier ? Au nom, à en croire la direction, de son autonomie ! Avec cette autonomie, tant vantée par ailleurs, l’université pourrait, au contraire, prendre position contre les arrestations et l’enfer vécu par toute une partie des étudiants étrangers. L’université pourrait reprendre la tradition séculaire et universaliste de protection des individus. Oui, mais elle ne le fait pas. Pour que cela change il faudra plus que des déclarations de principe.


 

QUE LES CAMPUS DE FRANCE REDEVIENNENT DES FOYERS DE RESISTANCE CONTRE LE RACISME D’ETAT !

LUTTONS POUR L’EGALITE DES DROITS !

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