Pour un syndicalisme de combat.
MAROC, APPEL DES CAMARADES DE L’UNEM POUR LA RESISTANCE ET LA SOLIDARITE.
[…A tous les démocrates, à tous les progressistes, à toutes les consciences éveillées à l’intérieur comme à l’extérieur, l’Université Marocaine connaît, aujourd’hui, un encerclement et une destruction sanguinaires qui se déroulent dans un silence total….
Nous ne sommes pas « des scissionnistes », nous sommes les enfants du Peuple Marocain, nous sommes les enfants d’Abdelkrim El Khatibi…Nous défendons la cause de tout un peuple et nous ne croyons pas qu’il puisse nous tourner le dos…
Alors, osons prendre l’initiative et soyons courageux. Croyons à la justesse de notre cause. Car, tous les impérialistes et tous les réactionnaires sont, en réalité, des tigres en papiers. ].
Nous traduisons de larges extraits de deux appels émanant des camarades de l’UNEM.
Ces 2 textes démontrent que, malgré la brutalité de la répression et la multiplication des procès iniques, les militants révolutionnaires s’attèlent à mobiliser les masses étudiantes en organisant concrètement les futures contre offensives afin de défaire l’étau de l’encerclement autour de l’université.
- Solidarité avec les camarades contre la répression.
- Contribuons à propager leurs luttes pour la Révolution de Nouvelle Démocratie au Maroc.
- Inspirons nous de leur abnégation pour le peuple, leur liaison avec les masses et leur héroïsme pour construire un Mouvement Révolutionnaire de la Jeunesse en France.
AGEN
Brisons l’offensive d’encerclement et de destruction par une offensive de contre encerclement et de contre destruction. (Texte n° 1).
UNEM (Université El Kadi Iaad de Marrakech).
Depuis quelques années l’université marocaine connaît une attaque programmée et sanguinaire dirigée par les classes au pouvoir en vue de frapper le dernier bastion favorable aux masses populaires.
Alors que celles-ci souffrent de plus en plus de la hausse des prix et de la remise en cause des servies sociaux acquis de haute lutte par les masses et par classe ouvrière dans les années 60-70 (transport, santé, droit au travail…) ; les richesses de notre peuple sont bradées en faveur des multinationales françaises, américaines et espagnoles. […..].
Cette situation a conduit à la colère de toutes les catégories populaires et à leurs rébellion : ouvriers, paysans, étudiants, élèves, professeurs, médecins, employés du secteur marchand, commerçants .Ainsi, l’assise des classes dirigeantes se rétrécit de plus en plus alors que l’oppression et l’injustice touchent de larges catégories.
Dans le Maroc d’aujourd’hui la lutte pour les libertés politiques et syndicales est devenue une nécessité impérieuse.
Aujourd’hui, les universités sont encerclées parce qu’elles luttent pour le peuple. Tout comme les usines et les campagnes, du nord au sud du pays, sont elles aussi encerclées. Dans le Maroc d’aujourd’hui, la mort ou la prison sont devenues le destin ordinaire de tout un chacun. Aujourd’hui, si les universités sont réprimées d’une façon aussi sauvage c’est parce qu’elles s’opposent aux plans de classe de l’autocratie. Mais, dans les universités les démocrates et les progressistes luttent au sein de l’UNEM pour s’opposer à la remise en cause du droit à l’éducation pour le peuple…
A tous les démocrates, à tous les progressistes, à toutes les consciences éveillées à l’intérieur comme à l’extérieur de l’université, nous proclamons que l’université marocaine connaît aujourd’hui un encerclement et une destruction sanguinaire qui se déroule dans un silence total. Que, Contrairement à la propagande du pouvoir, relayée par une presse « jaune » à la solde des réactionnaires, le problème n’est pas celui causé par les « scissionnistes- terroristes ». Aujourd’hui, le problème réside dans l’attaque d’un droit fondamental : celui de l’éducation. Le problème, c’est le plan horrible qui veut imposer l’élitisme de l’enseignement et contre lequel le peuple marocain a donné des milliers de martyrs et de détenus
Alors, ensembles assurons la défense des acquis du peuple marocain.
Nous ne sommes pas des scissionnistes, nous sommes les enfants du peuple marocains, nous sommes les enfants d’Abdelkarim El Khatibi …
-Le plan d’urgence ne passera pas, ou alors sur nos cadavres ;
-Mort à la campagne d’encerclement et de destruction ;
-Vive les masses populaires ;
-Vive les masses étudiantes ;
Marrakech le 9 décembre 2010.
السبت 11 كانون الأول (ديسمبر) 2010 بقلم voixliberte
الاتحاد الوطني لطلبة المغرب جامعة القاضي عياض مراكش المقال رقم - 1 – لنكسر حملة التطويق و الابادة... بحملة تطويق و إبادة مضادة تعرف الجامعة المغربية في السنين الأخيرة هجوما منظما وشرسا من طرف الطبقات الحاكمة من أجل ضرب آخر القلاع التي لازالت محصنة للجماهير الشعبية ، ففي الوقت الذي تكتوي فيه الجماهير الشعبية بنار ارتفاع الاسعار و ضرب كل الخدمات الاجتماعية التي حصنتها الجماهير وفي مقدمتها الطبقة العاملة أيام الستينات و السبعينات: النقل و الصحة و الشغل ... هذا التفقير البشع و الممنهج يوازيه بيع خيرات هذا الشعب في المزاد العلني لكبريات الشركات الفرنسية و الأمريكية و الاسبانية .إن هذا الوضع الذي يعيشه المغرب من ضرب سافر للحريات السياسية و النقابية و ارتفاع الاسعار والانبطاح الكلي للامبريالية العالمية لهو التعبير الملموس عن أزمة النظام و عزلته الخانقة فالتغيرات الطبقية التي يعيشها المغرب كنمو طبقة البرجوازية البيروقراطية ( لاسيما بعد انتخابات 2007 وكنمودج ساطع المسمى فؤاد عالي الهمة و عائلة الفاسي الفهري …) وماترتب عنه من تجويع لجماهير واسعة من البرجوازية الصغيرة وبلترتها إضافة الى عزلة القوى الاصلاحية و الانتهازية وفضح كل شعاراتها من ضمان يوم أحسن للجماهير الشعبية بكل فئاتها هذا الوضع الذي ترتب عنه سخط الفئات الشعبية وانتفاضها عمالا ،فلاحين ،طلبة ، تلاميذ ،أساتذة ،أطباء ،مستخدمي القطاع الخاص ، تجار …. فالفئات الحاكمة يتقلص محيطها يوم بعد يوم والاضطهاد و الظلم أصبح اليوم يمس فئات واسعة فالكل اليوم في المغرب معني بمطلب أصبح رفعه و النضال من أجله ضرورة قصوى ألا وهو النضال من أجل فرض الحريات السياسية و النقابية .فالجامعات اليوم محاصرة لا لشيء إلالأنها تناضل من أجل الشعب فعلى غرار المعامل المحاصرة في الشمال كما في الجنوب و الضيعات الفلاحية محاصرة و المدن و القرى محاصرة و الكل مصيره السجن أو الموت جوعا .الجامعات اليوم تقمع بشكل بشع كي لا تمررالمخططات الطبقية للاوتقراطية فالديمقراطيون و التقدميون اليوم داخل الجامعة يناضلون كي لا يسلب حق التعليم من الشعب المغربي من داخل نقابة الطلاب الاتحاد الوطني لطلبة المغرب ،فالجماهير الطلابية تناضل اليوم من أجل غد أفضل .الى كل الديمقراطيين و التقدميين وكل الضمائر الحية داخل وخارج الجامعة إن الجامعة المغربية اليوم تعرف تطويقا وابادة شرسة في ظل صمت رهيب ، فالمسألة اليوم ليست كما يروج النظام “انفصالين مخربين” عبر صحافته الصفراء التي لمعت أحذية الرجعيين في المغرب بلسانها إن المسألة اليوم هي ضرب حق مقدس هو التعليم إنها اليوم مخطط رهيب يسعى الى تكريس نخبوية التعليم التي قدم الشعب المغربي ضدها آلاف الشهداء و المعتقليين .فليتحمل الكل مسؤوليته في الدفاع عن مكتسبات الشعب المغربي نحن لسنا “انفصاليين” نحن أبناء الشعب المغربي أبناء عبد الكريم الخطابي و شيخ العرب ... لن يمر المخطط الاستعجالي ولو على جتثنا الموت لحملة
التطويق و الابادة عاشت الجماهير الشعبية عاشت الجماهير الطلابية مراكش 09/12/2010
Les choses à faire et les choses à ne pas faire (texte n° 2).
UNEM (université El Kadi Iaad de Marrakech).
Actuellement l’université d’El Kadi Iad connaît un encerclement total de la part des forces de répression en vue de dissuader les masses de défendre leurs droits justes et légitimes et en premier lieu leur droit à la bourse universitaire.
Dans ce contexte comment poursuivre le combat ?
# L’initiative, le courage et la foi en la victoire :
Il existe une vérité universelle qui nous enseigne que « tous les réactionnaires sont des tigres en papier ».
Les forces de répression ont un visage hideux qui nous fait peur. Alors, où réside leur force ? D’où vient-elle ? La puissance des forces répressives vient de leur organisation. Toutefois, malgré l’apparence de la force et du « courage », ils ne sont pas aussi forts ni aussi courageux que cela. Ont-ils une cause particulière à défendre ? Non absolument pas, ce qu’ils défendent c’est seulement leur salaire et la peur de désobéir à leurs chefs les fait apparaître sous cette forme. Mais, en quoi réside notre faiblesse ? C’est certainement dans la peur d’être frappés ou d’être arrêtés, dans le refus de prendre l’initiative et de se défendre contre leurs attaques, dans la désorganisation de nos rangs, dans l’absence de la foi en la victoire de notre cause.
Dans ces conditions, pourrions-nous affirmer que nous défendons une cause ? Oui, assurément notre cause est plus grande que leur salaire et les ordres de leurs chefs. Nous défendons la cause de tout un peuple et nous ne croyons pas que celui-ci puisse nous tourner le dos.
Alors, osons prendre l’initiative et soyons courageux, croyons à la justesse de notre cause. Car tous les impérialistes et tous les réactionnaires sont, en réalité, des tigres en papier.
Lorsque nous regardons leurs faces si hideuses et si horribles nous avons peur mais, en réalité, ils ne sont pas aussi puissants. Car en définitive, si nous nous tournons vers l’avenir nous verrons cette, fois-ci, qu’il est en faveur des peuples et non des réactionnaires.
# Chacun d’entre nous face à dix et chaque dizaine face à une centaine d’entre eux : Toutes les expériences révolutionnaires ont prouvé que l’élément quantitatif n’est pas déterminant dans les batailles. Ainsi, par exemple dans l’expérience révolutionnaire chinoise, la 4ème armée suscitait une peur démentielle chez toutes les armées blanches.
L’expérience du mouvement étudiant a aussi démontré la même vérité. Ainsi dans les affrontements du 24 Avril seul ¼ de la cité universitaire a pu affronter 2000 éléments armés des forces ennemies.
De même, lors des affrontements du 14 mai nous étions 300 étudiants et étudiantes face à 3000 éléments armées jusqu’aux dents et bénéficiant d’un grand appui matériel et logistique.
Mais nous avons gagné, malgré quelques erreurs tactiques dans la gestion de la bataille militaire.
L’expérience mondiale a aussi prouvé qu’une petite armée plus faible numériquement et matériellement peut battre une grande armée dont les effectifs et l’armement sont plus importants. Comment cela peut il être possible ? Ici, c’est l’élément de surprise qui est fondamental. Combien de fois étions nous surpris par les forces répressives ? Ce qui a eu un impact négatif sur notre organisation et notre moral. Et combien d’autres fois avons-nous surpris ces mêmes forces en leur faisant subir de grandes pertes. Donc, maitriser cet élément de surprise et savoir l’utiliser à notre avantage peut nous aider à battre l’ennemi.
# Concentrer notre force en se basant sur les points faibles de l’ennemi et sur l’état de dispersion de ses forces.
L’expérience a prouvé que les forces de répression essayent toujours de cantonner les affrontements à l’intérieur de la cité universitaire ; ce qui facilite la concentration de leur force et participe à notre encerclement. Mais, lorsque les affrontements se déplacent dans les rues autour de la cité universitaire celles-ci trouvent beaucoup de difficultés à affronter les étudiants.
A tous et à toutes les camarades responsables des opérations militaires, il est primordial de diriger selon la tactique dite «des affrontements dispersés face à l’affrontement concentré».En effet, seule cette tactique peut permettre de piéger les forces de répression. Et, c’est justement celle-ci qui a été utilisée avec succès dans les affrontements du 24 Avril et du 14 Mai. C’est aussi cette même tactique qui est utilisée par les masses étudiantes du site d’Agadir pour défaire les forces de répression. Car, en plus du harcèlement des forces ennemies pour les exténuer, il est toujours nécessaire de concentrer notre attaque sur un point particulier et de l’affaiblir .Comme l’illustre un ancien proverbe chinois : « il vaut mieux trancher un seul doigt que d’en blesser cinq d’une même main ». Autrement dit, il est nécessaire d’exténuer leurs troupes en concentrant nos attaques, prioritairement, sur un point de faiblesse de l’ennemi. Par conséquent, assimilons davantage l’art de dispersion et de concentration des forces.
-A mort la campagne d’encerclement et de destruction ;
-Vive les masses populaires ;
-Vive les masses étudiantes ;
Marrakech le 11/12/2010
السبت 11 كانون الأول (ديسمبر) 2010 بقلم voix liberté
الاتحاد الوطني لطلبة المغرب جامعة القاضي عياض مراكش المقال رقم - 2 - ماهي الاشياء التي يجب القيام بها ؟ وماهي الاشياء التي لا يجب القيام بها ؟ تعرف جامعة القاضي عياض اليوم تطويقا شاملا من طرف قوات القمع من أجل ثني الجماهير عن الدفاع عن حقوقها العادلة و المشروعة وفي مقدمتها تحصين المنحة الجامعية فكيف يجب مسايرة المعركة ؟
الموت لحملة التطويق و الابادة عاشت الجماهير الشعبية عاشت الجماهير الطلابية مراكش11/12/2010