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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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  • : Pour un syndicalisme de combat.
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Infos et citations

Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 15:07

22 octobre (3)

 

 

Nous étudiants de Nanterre réunis en A.G dans le cadre de la mobilisation actuelle. Nous dénonçons la répression ciblée des lycéens, notamment de banlieue et la répression des piquets de grève dans les ports, dépôts et raffineries. Nous dénonçons également la propagande médiatique stigmatisante à l’égard des jeunes de quartier, à l’égard des dits "casseurs", "bloqueurs", "prise d’otage", qui ne visent qu’à discréditer la résistance en cours et à diviser le peuple. Nous rappelons que les seuls casseurs et bloqueurs sont ceux qui détruisent un siècle d’acquis sociaux et qui nous imposent une société de précarité, de racisme et de répression. Nous rappelons les positions suivantes :


Arrêt de la démolition des acquis sociaux :


1) retrait de la réforme, maintien des 37.5 annuités, 60 ans pour tous, prise en compte des années d’étude.

2) le refus des plans d’ austerité et ses applications dans le domaine de la sécurité sociale, du chômage etc…

3) l’arrêt des privatisations qui précarisent les statuts des travailleurs et suppriment des milliers d’emplois. Et qui accentue terriblement la sélection sociale dans l’enseignement et qui réduit l’accès au soins et à la "justice" pour tous.


Contre l’état raciste et ses lois (LOPSI, BESSON, CESEDA) ainsi que ses persécutions ethniques.


Contre la répression de tous les lycéens étudiants et travailleurs. Amnistie des réprimés.


Nous appelons tous les secteurs à rejoindre le mouvement de grève générale et à créer l’unité à la base.


Il n’existe qu’une seule et même résistance face à une poignée de nantis.



 

 

Université Paris 10 / Paris Ouest - Nanterre 200 avenue de la République Nanterre (92) RER-A Nanterre-Université

 

Pour plus de renseignement, voici le lien en ce qui concerne cet appel

 

http://agen-nanterre.over-blog.com/…

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 21:23

22 octobre (2)

Photo de l'AG de Nanterre du 21 Octobre 2010

 

 Nous, étudiants de l’université de Nanterre en lutte contre la réforme des retraites, avons voté le blocage des bâtiments de l’université en Assemblée Générale le jeudi 21 octobre 2010. Contrairement à ce que communique le gouvernement par voie de presse, nous avons bloqué la barre des sciences humaines ainsi que le bâtiment des lettres ce matin jusqu’à 11 heures, heure à laquelle commençait l’Assemblée Générale de ce jour. Le blocage a été reconduit à 304 voix pour, 193 contre.

    Voici le contenu de notre plateforme de revendications, au 22 / 10 :

  • Contre la démolition des acquis sociaux :

Retraite : Retrait pur et simple de la réforme, maintien
à 60 ans à taux plein, 37,5 annuités et la prise en compte
des années d’études.
Plan d’austérité, Sécurité sociale, chômage…

  • Le rejet absolu des lois et décrets racistes et sécuritaires

(LOPPSI, CESEDA, BESSON) ainsi que les persécutions ethniques.
Contre la répression envers les manifestants (lycéens,
salariés, étudiants…)

  • Retrait de la LRU
  • Fin de la sélection en Master


    L’Assemblée Générale appelle à la manifestation prévue pour mardi prochain à Paris, et se réunira de nouveau lundi.



Le comité de mobilisation

 

22 octobre (3)


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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 21:08
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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 22:52
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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 21:27

 

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APPEL DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE


ÉTUDIANTE


DE LYON 2 BERGES DU RHÔNE

 


 

 

 

Nous, étudiant-e-s de Lyon 2 réunis en Assemblée Générale, avons décidé d'appeler les étudiant-e-s de tout le pays à construire leur propre mobilisation pour tenir en échec les plans anti-sociaux et réactionnaires du gouvernement.


 

Nous affirmons les positions suivantes:


 

- Le retrait pur et simple de la réforme des retraites,


 

- Le retrait du plan d'austérité, et de toutes ses applications dans le domaine de la Sécurité Sociale, du chômage, de la réduction des acquis sociaux et démocratiques,


 

- Le rejet ABSOLU des lois et décrets racistes et sécuritaires (LOPPSI, CESEDA, BESSON) ainsi que des persécutions ethniques,


 

- Le refus de toute négociation concernant ces questions.


 

La condition de la victoire sera de réaliser la plus large unité entre les

étudiant-e-s, les travailleurs et travailleuses, et les précaires dans un mouvement d'ampleur, uni, solidaire et coordonné.

 

 

 

Construisons-le!

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 19:57

 

affiche-sans-papier-1.jpg

 

 

 

 

 

JUAN EST LIBRE !


                        RESTONS VIGILANT ET CONTINUONS LE COMBAT ! 

 

 

Juan, étudiant salvadorien sans papiers était enfermé depuis une semaine au centre de rétention de Vincennes. Son procès a eu lieu lundi 31 mai, à l'issu duquel, il a été relâché !


La mobilisation des étudiants et de ses enseignants a payée.

Nous étions une cinquantaine à son procès pour le soutenir et pour exprimer notre refus de la politique raciste à l’égard des étrangers.  

 

Nous attendons en ce moment une réponse concernant son titre de séjour qui devrait arriver d’ici une semaine. 

 

Comme Juan, des  dizaines d’étudiants sans papiers se retrouvent dans cet enfer. Beaucoup sont malheureusement isolés.


Plus largement, ce sont des centaines d’étudiants étrangers qui galèrent pour la régularisation de leur titre de séjour.


Souvent, ils sont confrontés à d’incessantes démarches pour ne pas se retrouver sans papiers. 


 

 POURSUIVONS LE COMBAT !

 

POUR LA REGULARISATION DE JUAN ET DE TOUS LES AUTRES !

 

 

AGEN et étudiants solidaires   


agenparis10@hotmail.com

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 23:11

 

 

affiche-sans-papier-2.jpg

 

 

 

LIBEREZ  JUAN, ETUDIANT ENFERME EN CENTRE DE RETENTION!

 


 

Depuis mercredi dernier ( 19 mai), nous n’avons plus de nouvelles de Juan, étudiant salvadorien à l’université de Nanterre.  Seul un message qu’il parvient à nous laisser samedi 29  mai nous explique que, suite à un contrôle de police, il s’est fait arrêté. Aujourd’hui, il est au centre de rétention de Vincennes (véritable prison sans droits pour  les sans papiers qui avait brulé en 2008 suite à une révolte). Depuis plusieurs mois, le titre de séjour de Juan avait expiré. Il passe en appel au tribunal lundi 31 mai à 13H30.

 


 

Dès lors, nous décidons de nous organiser pour exiger sa libération et ne pas rester muet face à ces injustices qui se multiplient et ce racisme d’Etat qui se développe.  En effet, sur toute la France la chasse aux sans papiers s’amplifie.

 


 

Sur les facs, des dizaines d’étudiants sont sans papiers et des centaines d’étudiants  étrangers galèrent à chaque fois pour le renouvellement de leur titre de séjour. Cette situation rend leur condition d’études insupportable où toute démarche administrative est un chemin du combattant.  

 


 

Nous exigeons que l’ensemble de la communauté universitaire se positionne, prenne ses responsabilités et participe à la libération de Juan et de tous ceux qui sont dans sa situation. 

 

ORGANISONS NOUS POUR LA LIBERATION DE JUAN !

 



 

RDV LUNDI  31 MAI A 13H30 A L'ANNEXE DU TRIBUNAL

 

ADMINISTRATIF DE PARIS


(METRO SAINT PAUL, LIGNE 1  / METRO PONT MARIE, LIGNE 7)

  

DEPART 12H30 DE NANTERRE UNIVERSITE (RER A)


 

LIBEREZ JUAN  !


REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS !


LASOLIDARITE EST NOTRE ARME!

 

 

AGEN et étudiants solidaires


Contact : agenparis10@hotmail.com/O6.85.37.61.31

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:08

 



ILS VEULENT CHASSER LES ENFANTS D’OUVRIERS

DES FACS :

ORGANISONS NOUS POUR LA DEFENSE DE NOS

DROITS !

Les banques n’ont pas leurs places à la fac ! Chassons-les !

Quelle solution face à la précarité étudiante? Dans la droite ligne de la LRU (loi sur l'autonomie des universités) et de la logique globale de privatisation des universités, les banques sont la solution apportée par le gouvernement et ses représentants locaux pour répondre à la précarité étudiante. On les croyait discréditées. A coup d'"actifs toxiques", de "subprimes" et de "crédit revolving", elles ont plongé le monde dans le chaos. Tant pis! Elles vont maintenant "sauver" les facs par l'endettement des étudiants! Jugées responsables de la crise du capitalisme y compris par les plus hystériques des chiens de garde du capitalisme, les banques, désormais renflouées par l'Etat, s'aiguisent les crocs sur le marché étudiant. En effet, actuellement Pécresse (ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche) fait la promotion du prêt étudiant lancé l’an dernier par une convention signée entre l’état et les groupes bancaires "banque populaire" et "Cetelem". La ministre annonçait sur RMC le 12/09/08 : « Dès septembre, on a mis en place un fonds de garantie des prêts de 5 millions d'euros pour pouvoir faire 20 000 prêts. En 2009, on augmentera ce fonds de garantie : l'idée étant de doubler, avec 40 000 prêts supplémentaires ». En effet, comme on peut le voir sur le site du gouvernement en cette rentrée deux fois plus d’étudiants ont dû prendre un prêt de 8000 euros en moyenne. Dans cette même logique, on a pu voir depuis plusieurs semaines des stands tenus par des banques sur l’université. Banques  qui nous proposent des offres qui peuvent paraitre alléchantes  tels que  le « don » de 50 euros pour l’ouverture d’un compte ou des prêts étudiants pour le financement de nos études.  Seulement en quoi les banques peuvent elles servir l’avenir des étudiants ? Le résultat on le connaît: le prêt étudiant risque de devenir monnaie courante et de remplacer les bourses sociales. En Angleterre, un étudiant est endetté à la fin de son cursus en moyenne de 30 000 livres. L’université n’est-elle pas censée être un lieu public et donc non commercial ? En fait, L’université intègre la logique mercantile des banques à l’université. Les pseudos défenseurs de la laïcité « oublient » d'ailleurs de s’insurger face à la présence des banques, une présence qui remet totalement en cause ce principe "sacré". La laïcité n’impose pas uniquement la neutralité vis-à-vis des pressions religieuses mais aussi vis à vis des pressions politiques et  commerciales.

Depuis la fin des années 80 : Massification sans démocratisation

Le mouvement étudiant après 68 se battait pour une autre société, considérant que le système capitaliste n’était pas un horizon indépassable. Parmi les revendications portées il y avait celle de l’ouverture de l’université pour les enfants des classes populaires. En effet, avant 1980, l’accès à l’université était encore largement réservé aux enfants de la bourgeoisie. A la fin des années 80, s’opère la massification de l’accès à l’enseignement supérieur. Ce qui signifie l’accès possible à l’université pour une partie des enfants d’ouvriers.  Mais cette massification s’est accompagnée également d’une sélection sociale de plus en plus accrue après bac +2 et d’une dévalorisation des diplômes. L’échec à l’université n’est pas d’abord un problème pédagogique, c’est avant tout un problème social et économique. Le moteur principal de l’échec organisé c'est  la faiblesse ou l’absence de bourses et de logements sociaux. En effet, à la fin des années 1960 existaient 100 000  logements sociaux étudiants pour 150 000  étudiants. Aujourd’hui nous avons atteint le chiffre de 2,2 millions d’étudiants et il n’existe que 150 000  logements sociaux étudiants. La pénurie de logements est criante tout comme le manque d’aides sociales.

Précarisation des étudiants et destruction du logement social étudiant :

Pour vivre correctement en région parisienne un étudiant aurait besoin du double de la bourse la plus élevée représentée par l'échelon 6.  Or la réalité est que la grande majorité des étudiants boursiers sont dans l’obligation de se salarier. La bourse même avec le montant le plus élevé ne suffit pas à vivre décemment. Le CROUS (organisme social qui attribue bourses et logements) est censé être l’outil, l’aide principale apportée aux étudiants défavorisés. Pourtant cet organisme mène une politique de rentabilité et de chasse aux pauvres.  Les travaux de rénovations des Cité-U sont en réalité un nettoyage social. L’augmentation des loyers est substantielle, passant de 134 euros à 220 euros pour une chambre de 9m2. De plus en plus de chambres sont même proposées à 400 euros. Les conditions d’admission et de réadmission se durcissent nettement. A la cité- u de Nanterre, le CROUS se permet même de bloquer l’accès aux chambres pour les étudiants qui auraient deux mois d’impayés ! A la cité-u Antony la situation est encore plus alarmante puisque l’été dernier plusieurs dizaines d’étudiants se sont retrouvés à la rue (leurs affaires sorties de leurs chambres et les serrures changées par le soin du CROUS). Cette Cité-U (la plus grande d’Europe) est vouée à la destruction selon une décision des élus locaux  (cf texte : Ils veulent détruire la plus grande cité-u d’Europe Pour la défense de la cité Universitaire d'Antony ! ). Rien n’est proposé pour loger les étudiants en dehors des offres du privée que le CROUS met en avant sur son site. C’est déjà 548 chambres qui ont été détruites l’été dernier. D’ici fin 2010 c’est 5/7 des bâtiments qui vont être détruits, soit environ 1800 chambres bientôt supprimées.

Les syndicats institutionnels cogèrent la misère étudiante

Récemment l’UNEF, syndicat de cogestion  annonçait comme une victoire importante l’instauration d’un mois supplémentaire de bourses accordée par Sarkozy. En plus de la publicité mensongère faite à ce dernier, le syndicat jaune à omis de préciser que ce « supplément » concerne uniquement les étudiants qui ont cours au mois de septembre, c'est-à-dire une extrême minorité d’entre nous. Ce même syndicat accompagné de l’UNI, la Cé et la FAGE fait la promotion des rénovations des Cité-U  et de « l’effort « effectué par le CROUS.  Masquant ainsi la réalité : de nombreux étudiants traînés devant les tribunaux, expulsés et malmenés par le CROUS parce qu’ils auront eu le tort de n'être pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche.

Nécessité de se rassembler, de s’organiser et de lutter : Construisons un comité de

défense du logement social étudiant !

Nous ne voulons pas d’une université ouverte aux intérêts privés, à la merci des banques et des patrons. Nous ne voulons pas non plus de l’échec organisé qui accompagne  la pseudo-démocratisation des facs. En définitive il s’agit de l’absence volontaire de moyens donnés aux étudiants issus des milieux populaires. Une question littéralement laissée de côté par les derniers mouvements de grève au sein des universités. Remplacer l’aide sociale par le prêt étudiant est un véritable scandale et accentue notre précarité. Enfin, nous n’acceptons pas le nettoyage social opéré par le CROUS en Cité-U qui est symbolisé par la multiplication des expulsions.

 Pour inverser le rapport de forces, nous devons nous rassembler pour nous organiser autour d’un comité de défense du logement social étudiant. Sortir de l’isolement cherché par le CROUS, faire valoir nos droits et se battre pour est une nécessité actuelle.

Note : Le 29 janvier 2009, un projet de loi relatif à « la création du prêt étudiant garanti par l’état et à remboursement diffère et conditionnel » est déposé par des députés UMP. Cette proposition de loi n’est pas nouvelle puisqu’elle avait été proposée par Jospin lors de son mandat de ministre de l’éducation en 1988. Cette loi a pour objectif de systématiser le prêt comme le recommande l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique) : « De plus, bien qu’on ait facilité les donations de fondations privées aux universités de nouvelles mesures seront nécessaires pour favoriser le financement privé des universités. Notamment en ayant davantage recours aux droits de scolarité, cette mesure se doublant de prêts étudiants remboursables en fonction des revenus ultérieurs. » (Extrait de « Objectif croissance » pour la France, Rapport annuel de l’OCDE, 2009.).



BANQUES HORS DES FACS !  POUR LE DOUBLEMENT DU NOMBRE DE BOURSES ET DE LEURS MONTANTS !

NON AUX EXPULSIONS ! UN LOGEMENT POUR TOUS !

POUR LA CONSTRUCTION MASSIVE DE LOGEMENTS SOCIAUX ETUDIANTS !

CONSTRUISONS UN COMITE DE DEFENSE DU LOGEMENT SOCIAL ETUDIANT !

AGEN (Association Générale des Étudiants de Nanterre) 
agenparis10@hotmail.com Blog : agen-nanterre.over-blog.com

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 19:41





Il y a plus de dix ans un virus redoutable frappait Nanterre. Un virus bien nocif nommé « mépris de classe ». Premier touché, un ancien président de l’université développait alors une curieuse allergie. Il ne supportait pas l’arrivée des enfants des catégories populaires à l’université. Il leur refusait l’inscription. Privilégié paniqué, notre baron local évoquait avec effroi cette nouvelle menace issue du monde ouvrier. Dans les colonnes du journal Le Monde, il dénonçait amèrement un bouleversement sociologique « non consenti » au sein du temple du savoir. Pourquoi notre bourgeois-gentilhomme, pris de fièvre, jouait-il à se faire peur? «C’est une importation de la culture des cités, ils sont culturellement inadaptés » lançait-t-il en visant les jeunes bacheliers, devançant malgré lui les propos du sinistre Sarkozy. Des phrases chocs à la Une pour justifier l’injustifiable : le refus acharné d’inscrire des dizaines de bacheliers sans facs, refus "argumenté" par leurs origines sociales. Heureusement, la tragi-comédie a tourné court. La détermination et la lutte des étudiants ont eu raison du virus.


Provisoirement? Sûrement, car les souches ne semblent pas éradiquées. Loin s’en faut. Ces mêmes clichés, générés par le mépris de classe, on les retrouve, dans une version aggravée, balancés au visage des étudiants étrangers. Eternels cobayes sans cesse soupçonnés d’être une potentielle et dangereuse filière d’immigration clandestine. C’est le racisme banalisé, un racisme d’en haut, institutionnel, celui qui est couvert, comme le rappellent les cas médiatiques d’un Brice Hortefeux ou d’un Manuel Valls.

 

L’AGEN l’affirme depuis des années : il n’est pas de racisme plus visqueux et plus dévastateur que celui dont le visage porte le masque de l’humanisme. C’est ce masque dont se parent les autorités universitaires.


Et aujourd’hui ? Quelle est la situation de ces étudiants « socialement défavorisés » ? Qui les défend ?

 

L’égalité des droits est un combat toujours actuel à l’université. Il porte un nom : la lutte contre l’apartheid universitaire. C’est une priorité fondamentale pour l’AGEN.


Prenons un exemple sur le calcul des bourses. Une étudiante de Mantes-la-Jolie, inscrite à la fac de Cergy, avec un père ouvrier de Renault à la retraite, une mère sans revenus, a fait une demande de bourse. Résultat : elle a droit à l’échelon 1, soit 1445€, c’est-à-dire 120€ par mois. Une somme ridicule pour étudier dans des conditions décentes, somme « justifiée » par le CROUS car elle est benjamine de la famille et donc sa fratrie n’est pas prise en compte dans le calcul. Salariat contraint et échec organisé au programme.


Pour le logement même logique implacable, celle d’un mécanisme froid qui broie les milieux populaires. La destruction de plus de 500 logements à la cité-U d’Antony ou la disparition sous couvert de rénovation de 260 chambres à la cité-u de Nanterre. Destructions s’accompagnant de raids policiers et de mesures d’expulsions des non-solvables. Pour tous, il y a cette fumeuse « masterisation », machine à précariser, qui oblige à un bac+5 pour se présenter aux concours d’enseignements, c’est-à-dire pour espérer être titulaire.


Disons-le clairement, les syndicats étudiants classiques, l’arche croulante de l’Unef en tête, sont défaillants sur ces questions. Pire ils mettent en place ces mesures scélérates, en cogestionnaires dociles et intéressés.


La raison en est simple. Parlant soit-disant au nom de « tous les étudiants », les syndicats institutionnels ne gênent personne et ils ne défendent pas un point de vue de classe. Ils ne sont pas du côté des dominés. L’expérience du réformisme étudiant est d’ailleurs éloquente : des défaites sans combat avec, sur le dos des étudiants, des chefaillons qui préparent de futures carrières de politiciens aux petits pieds.


A l’inverse L’AGEN depuis sa création se met au service des enfants des classes populaires à l’université. Parce qu’ils sont les plus touchés par l’université inégalitaire. Par conviction révolutionnaire aussi, avec la certitude que ce sont les dominés qui changent la société.


 

« Sauver l’université » bourgeoise ou détruire l’université de classe ?


Pourquoi cet engagement ? L’université n’est pas qu’un lieu de transmission du savoir, c’est aussi un centre de tri et de reproduction sociale. L’élite dans les 225 grandes écoles ; les cadres intermédiaires et les fonctions subalternes pour les 83 universités. Elle devient avec la pseudo « démocratisation » un rouage où les dominés sont voués au déclassement social. Le niveau général des études augmente mais la structure de classe reste intangible. « les jeunes générations issues des catégories populaires ou moyennes se retrouvent fréquemment aujourd’hui, vers l’âge de trente ans, malgré un niveau et des titres scolaires plus élevés pour certains, dans une situation socio-économique plus défavorable que celle de leurs parents » souligne le sociologue R. Pfefferkorn (Services publics, n°9, 2009). Voilà une des raisons pour laquelle la lutte contre la sélection scolaire ne peut qu’être liée à la lutte contre le système capitaliste.


Pour conclure, nous n’oublions pas l’échec fracassant de l’année dernière. Sous couvert de « conscience professionnelle » pour les examens, on a fait avaler « dans l’intérêt des étudiants » la trahison du mouvement contre les décrets Pécresse, la masterisation et pour l’abrogation de l’ensemble de la loi LRU. Le tout en « oubliant » souverainement les revendications et les besoins des étudiants issus du monde populaire.


Preuve s’il en est qu’il faut s’organiser et lutter autrement et ne pas attendre du « corps enseignant » qu’il mène la danse.


En ce début d’année, pas de long programme, formulons un souhait :

 

Que les facs de France redeviennent des foyers de résistance !

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 21:32

 


Tract de de l'AGEN sur le mouvement dans les facs.

 



OSONS S'ORGANISER, OSONS LUTTER, OSONS VAINCRE !  

  

De l'audace, encore de l'audace et toujours de l'audace!

                                        

Plusieurs facs sont bloquées ou fermées administrativement depuis plusieurs semaines. On peut citer Toulouse le Mirail qui après avoir été bloquée est fermée administrativement, Lyon II qui est bloquée... Ces universités ont saisi l'enjeu. Seule une lutte véritable, qui bouleverse l'ordre habituel, le fonctionnement de l'université nous permettra d'obtenir gain de cause. Dans toutes les luttes actuelles, seules celles qui ont imposé un blocage et un « désordre » ont pu être entendues et ont pu gagner (lutte aux Antilles, grève à Continental...). La rétention des notes, les manifs sur Paris... ne gênent en rien l'institution qui se moque plutôt du manque de combativité existant. En effet, Fillon appelle gentiment les enseignants à organiser des cours de rattrapages pour que les partiels puissent avoir lieu normalement.

 


L'AG du 27 avril, qui a eu lieu à Nanterre a voté la validation automatique des partiels. Dans le cadre actuel, accepter que les examens se tiennent signifie la fin du mouvement. En effet, décaler ou même modifier le contenu des examens ne changera rien au fait que les enseignants auront fini par céder aux pressions. Parmi le corps enseignant, la validation automatique du semestre est loin de faire l'unanimité. Parmi même les enseignants les plus investis, l'idée majoritaire est que les partiels doivent se tenir mais avec quelques modifications de contenu et de dates. Nous ne pouvons pas accepter cette décision qui d'une part mettrait fin à la mobilisation mais qui de plus pénaliserait les étudiants. Il n'est pas normal que les enseignants «grévistes» donnent des cours, distribuent des devoirs à rendre, prétendent qu'il faut se mobiliser et en plus défendent l'idée que les partiels doivent se tenir. Pour ce qui les concerne la validation automatique est irrecevable. Nous ne pouvons accepter et devons dénoncer cette attitude qui en plus de trahir la lutte, ment aux étudiants depuis plusieurs semaines en leur demandant de faire grève et les appelle maintenant à aller composer.

 

 A ces enseignants nous leur rappelons qu'il faut qu’ils fassent preuve d'un peu plus de courage ! Que comme certains de leurs collègues enseignants d'autres universités ils doivent maintenir le mouvement en arrêtant totalement de tenir des cours et refuser que les partiels aient lieu. Ci dessous, le point de vue d'une enseignante-chercheur de l'UTM sur la validation du semestre.


 

 

« Si nous voulons demeurer crédibles, peut-être pas aux yeux de l’opinion publique mais à ceux de nos étudiants, nous devons refuser une session d’examens « bidons ». Ce n’est pas l’administration qui doit nous dicter la marche à suivre mais nous qui devons inverser la vapeur en affirmant que nous ne sommes plus en mesure d’organiser une session d’examens car nous avons été empêchés par le gouvernement de remplir notre mission. »

 

Rappelons que parmi ceux qui veulent que les examens aient lieu normalement nous avons au premier plan l'UNEF qui comme à son habitude ne sert pas l'intérêt des étudiants. En reprenant les mêmes arguments que les réactionnaires, elle appelle à intensifier le mouvement en allant se balader sur Paris. Un des arguments qu'elle reprend est que si les examens ne se tiennent pas nos diplômes vont être dévalorisés ! Or, c'est cette politique de privatisation avec la LRU en tête qui dévalorise nos diplômes et ferme l'accès à l'université aux jeunes issus des milieux populaires avec l'augmentation des frais d'inscription qui nous pend au nez.

 

 

 


Néanmoins, le vote en AG sur la validation automatique sans lutte combative ne sert à rien. En effet, il faut qu'on parvienne à l'imposer pour l'obtenir. Et nous parviendrons à l'imposer en bousculant l'ordre, en réussissant comme sur d'autres facs à bloquer la fac. Quant à nos AG, il paraît absurde de voir le débat porté, durant trente minutes, sur la question "faut-il un mandat impératif ou semi impératif pour nos élus ?" A l'heure ou nous devrions nous évertuer à trouver le moyen de mettre véritablement cette fac en grève, nous perdons du temps avec des discussions de forme sans avoir régler le fond du problème.

 

  « Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux. »

 

 Mao Tsé- Toung

 


La répression s’intensifie : Organisons un front uni contre la répression !

 

La répression est la réponse qu’apporte le pouvoir aux luttes et la révolte étudiante n’est pas épargnée. On ne finit plus d’énumérer le nombre de réprimés : les arrestations policières lors des manifs augmentent, le nombre d’étudiants qui passent en procès pour leur participation au mouvement également. A Toulouse II, après l’intervention policière sur le campus un étudiant de la FSE Toulouse perd son œil après s’être pris un flash Ball en plein visage. A Lyon, quatre étudiants arrêtés cette semaine sous dénonciation du président de fac. A Strasbourg, on se souvient qu'une manifestation des étudiants et enseignants avait été "avortée" le 8 avril dernier. Suite à cette manifestation, deux étudiants ont été interpellés par la police... La liste des cas de réprimés est longue et nous devons poursuivre la lutte, soutenir les camarades réprimés et intensifier notre mouvement. Leur objectif avec la répression est simple : il s'agit d’en abattre un pour en terroriser 100 ! C'est pour cela, dans l'objectif d’étouffer toute révolte sociale qu'on peut voir l'arsenal sécuritaire et répressif se développer à une allure importante notamment ces dernières années.

                           

 Créons un collectif contre la répression !

  

De la critique de l'université à la critique de la société.

 

La LRU est un jalon déterminant de la privatisation prévu à l'échelle européenne dont le processus de Bologne est à la tête. La réunion de lundi dernier à Louvain qui a rassemblé les ministres européens de l’enseignement supérieur, nous montre une fois de plus que la privatisation des facs fait partie d’une démarche européenne. Il s’agit d’une politique coordonnée de la bourgeoisie européenne.  L'objectif de ceux qui gouvernent est de faire de l'université un marché rentable pour les entreprises au détriment des étudiants issus des couches populaires et de l’élaboration du savoir. 


 De la critique de l'université nous devons parvenir à la critique de la société capitaliste. L’évolution de l’université est intimement liée à ce qui se passe dans la société. Comme le disait Lénine : « L'université n'est qu'un miroir de la société ». Les sans papiers qui sont persécutés et exploités à outrance, les ouvriers qui en plus d'être exploités se font licencier les jeunes de quartiers populaires qui en plus d'être mis dans des ghettos sans perspective d'avenir en dehors du chômage ou l'exploitation sont systématiquement criminalisés, les sans logements et les mal logés, la casse du service public, les étudiants de plus en plus précarisés avec la privatisation des facs et du CROUS...Toutes ces questions sont liées. En face de nous, nous avons le même ennemi qui répond à une seule loi : celle du capital.

                        

 ABROGATION DE LA LRU !   


                                      

ON A RAISON DE SE REVOLTER !

 

 

UNITE CONTRE LA REPRESSION ! 

 


 QUE FLEURISSENT ET S'INTENSIFIENT LES LUTTES ACTUELLES !

 

 

LE COMMUNISME EST UNE IDEE NEUVE !

 


AGEN                                                           

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