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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 22:04

Une lettre de M. Gérard Spitzer

Article paru dans le journal le Monde daté du 07.03.87

Après la publication dans le Monde daté 1er-2 mars de l'article de Daniel Vernet intitulé "Un sursaut d'honneur" et relatif à la condamnation de Georges Ibrahim Abdallah, M. Gérard Spitzer, ancien FTP et ancien militant aux côtés du FLN algérien, nous a adressé une lettre dans laquelle il écrit notamment :
   

Il faut remonter à plus de cinquante ans pour retrouver en France un "consensus" aussi touchant que celui qui a accueilli la condamnation de Georges Ibrahim Abdallah à la réclusion criminelle à perpétuité.

Nous sommes encore quelques-uns, anciens "terroristes" de l'époque à nous rappeler les pleins pouvoirs à Pétain, votés par les parlementaires à une énorme majorité, les lois raciales, les juifs raflés par la police française pour être livrés aux camps d'extermination nazis, les communistes, les résistants traqués et condamnés indifféremment par les tribunaux militaires allemands ou les juges français siégeant en sections spéciales (...).

TOUS les magistrats professionnels, sauf un, M. Didier, ont prêté comme un seul homme le serment de fidélité à Pétain, c'est-à-dire par personne interposée à Hitler. Fidèles à ce serment, les magistrats des sections spéciales ont condamné les gaullistes, les communistes, les résistants, tous ceux qui s'opposaient d'une façon quelconque à l'ordre nouveau d'Hitler et de Vichy.

Cela n'a pas empêché un certain nombre d'entre eux de reprendre du service dans les tribunaux chargés de l'épuration après la victoire des alliés.

Pour ne pas perdre la main, les survivants et leurs successeurs ont condamné par milliers à de lourdes peines (y compris la mort) les Algériens qui luttaient contre l'ordre colonial et pour l'indépendance de leur pays, ainsi que les - trop rares - Français qui combattaient à leurs côtés.

Bien entendu, la "justice" fermait les yeux sur les "bavures" commises par d'illustres officiers supérieurs - jusqu'au jour où certains d'entre eux osèrent se dresser contre de Gaulle.

Dans l'affaire Georges Ibrahim Abdallah, l'un des chefs de la DST vient affirmer à la barre que l'accusé n'est pas le chef des FARL, autrement dit que rien ne permet de l'impliquer personnellement dans les faits qui lui sont reprochés. L'avocat général lui-même en arrive à demander, "la mort dans l'âme", que la cour s'en tienne à une peine de prison égale ou inférieure à dix ans - sachant qu'il ne dispose d'aucun argument pour prouver la "culpabilité" de Georges Ibrahim Abdallah.

Mais entre-temps le gouvernement américain s'est porté partie civile et, dans la France de 1987, ce sont les Etats-Unis d'Amérique qui jouent le rôle de puissance suzeraine, et non plus l'Allemagne hitlérienne comme en 1940-1944.

Lorsque les magistrats composant la cour d'assises spéciale chargée de juger Georges Ibrahim Abdallah - parce que le pouvoir n'a même pas osé confier ce procès à un jury ordinaire - décident de condamner l'accusé à la réclusion perpétuelle sans la moindre preuve, après soixante-dix minutes de délibérations, simplement parce qu'il s'est proclamé "combattant arabe", peut-on vraiment soutenir que "la justice est au-delà de la raison d'Etat?".

Ne serait-il pas plus exact de constater que la raison de l'Etat américain, chef de file du monde libre, c'est-à-dire capitaliste, est au-delà de la justice?

Au moment où le super-terroriste Reagan est en difficulté aux Etats-Unis pour avoir à la fois organisé un frafic d'armes à grande échelle alimentant des massacres en chaine, de Bagdad à Téhéran et à Managua, et cherché à sauver quelques otages américains afin d'améliorer son score dans les sondages, la cour d'assises spéciale de Paris corrige cette défaillance en proclamant le droit du plus fort.

En 1987 comme en 1940 et comme en 1960, le seul "sursaut d'honneur" possible viendra de ceux qui se placent en dehors du "consensus" des puissants de ce monde.


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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 12:55

Fin des années 60 : Un paysage social morose

A la veille des évènements de Mai 1967, le Mouvement Syndical en Guadeloupe se caractérise par une grande faiblesse, une profonde division et des dirigeants totalement discrédités aux yeux des masses. Seule une poignée d’éléments révolutionnaires tentent à l’intérieur des syndicats réformistes de mobiliser les travailleurs, plus sur un idéal de justice qu’autour d’axes revendicatifs.


Le développement des idées anti-assimilassionnistes se fait d’abord au sein des milieux intellectuels en France (AGEG), qui revenant en Guadeloupe s’engagent dans un travail d’agitation et de propagande politique. Axé autour de l’idée d’indépendance nationale et de révolution nationale démocratique, ce travail sera très lent à pénétrer les masses travailleuses et le mouvement syndical.

Lorsqu’en Mars 1967, à Basse-Terre, le commerçant SRINSKY lâcha son chien sur un cordonnier handicapé, la ville s’enflamma spontanément. La population de Basse-Terre se révolta, mit le feu dans certains établissements

commerciaux et réclama vengeance [1] . Au delà, c’est tout le mécontentement qui s’exprimait par une par une exigence de justice, de travail et de mieux-être. La classe politique ne comprit pas le message et continua dans son train-train à s’agenouiller devant le pouvoir colonial. L’Etat colonial lui répondit par la répression et renforça son son système judiciaire et policier : d’autres troupes de gendarmes mobiles et de militaires anti-émeute affluèrent en Guadeloupe dans les semaines qui suivirent.


En mai de la même année, les ouvriers du Bâtiment se mirent en grève pour exiger de leurs patrons une augmentation de salaire de l’ordre de 2%. Déclenchée officiellement par deux organisations syndicales - La Fraternité Ouvrière (syndicat autonome dissident de la CGT) et la CGT elle même - la grève fût totale dans le Bâtiment et rapidement prise en main par les travailleurs eux-mêmes. L’ultime négociation eût lieu à la CCI de Pointe-à-Pitre, sise alors Place de la Victoire. Tout bascula lorsque le Président de la Fédération Patronale du Bâtiment déclara que "lorsque les ouvriers du Bâtiment auront faim ils reprendront le travail". C’était donc l’échec des négociations. La foule des manifestants qui avait considérablement grossi depuis le début de la matinée vit alors les forces spéciales concentrées dans la cour de la Sous Préfecture se déployer, les encercler et quadriller simultanément toute la ville. Un coup de feu était tiré par un des éléments des forces spéciales, provoquant la mort de Jacques NESTOR et donnant le signal de deux jours de massacres. Ce furent 87 Guadeloupéens (chiffre annoncé 17 ans après par le Ministre des DOM) qui furent froidement abattus, plusieurs centaines qui furent blessés par balles, et plus de 200 arrestations et incarcérations. Les procès qui suivirent tant à Pointe à Pitre qu’à Paris eurent un retentissement international [2] .


C’est ainsi que l’Etat français noya dans le sang le mouvement de grève des ouvriers du bâtiment en utilisant le mécontentement des travailleurs pour décapiter un Mouvement Révolutionnaire qu’il craignait. C’en était donc pour l’Etat fini et du GONG et de toute velléité de remttre en cause l’ordre colonial établi. La peur née de l’esclavage des nègres remontait subitement à la surface et serrait à la gorge chaque Guadeloupéen.

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Les choses semblaient avoir basculé dans l’autre sens. Le mouvement syndical ne réalisait ni l’ampleur ni la gravité des évènements qu’il venait de subir ; et se montrait incapable d’en tirer le moindre enseignement. Les militants de ce mouvement de masse pour la plupart jeunes et inexpérimentés rentrèrent chez eux et reprirent le travail avec amertume. Quant aux dirigeants syndicaux, ils reprirent tranquillement leurs pratiques réformistes comme si rien ne s’était passé.

Le mouvement syndical rentra dans l’anonymat et l’indifférence. Et pourtant un profond sentiment d’injustice mêlé à de la haine vis à vis du "Blanc" et du colonisateur se développait dans le coeur de chacun et notamment des jeunes ; mais c’était désormais le règne de la peur et des sentiments refoulés.

Les mois et les années qui suivent les massacres des 26 & 27 mai 1967 sont marqués par une longue léthargie du Mouvement syndical qui sombre carrément dans l’oisiveté sociale et la démission intellectuelle. Le mouvement révolutionnaire lui s’enlise dans d’obscures querelles et divisions internes : Le GONG ne survivra pas aux évènements de 1967 et au procès de 1968.

 

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 12:52

Début des années 70 : Naissance d’un syndicalisme de rupture

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Toutefois un petit groupe de militants du GONG se constitue derrière deux hommes : "Jean" & "Max"...

Deux hommes vivant dans la clandestinité en Guadeloupe ; depuis 1967 pour Jean, qui, recherché après les massacres de Mai, avait refusé de se rendre et était condamné par contumace à trois ans de prison ; et depuis 1969 pour Max, porté déserteur en 1961 pour avoir refusé de faire la guerre d’Algérie dans les rangs de l’armée française. Max s’était d’ailleurs engagé dans les rangs du F.L.N. Algérien pendant la guerre et avait ensuite clandestinement regagné la Guadeloupe en 1969 après être passé par Cuba où il a séjourné quelques mois avec sa famille.


Ce noyau révolutionnaire qui s’appellera plus tard "Les démissionnaires du GONG", traqué par la police, entreprend un travail de longue haleine consistant en d’abord à mener la réflexion et à faire le bilan de toutes les expériences des luttes Guadeloupéennes de IGNACE & DELGRES (1802) à Mai 1967.


La Guadeloupe du début des années 70 se caractérise par une forte domination des usiniers et des gros propriétaires fonciers sur l’ensemble de la société. L’économie de plantation axée autour de la canne et de la banane contrôlée par un petit groupe de capitalistes français et une cinquantaine de gros békés constituait le pilier du système colonial français en Guadeloupe.


L’Etat Gaulliste s’était transformé en appareil de coercition dirigé contre la grande majorité de la population Guadeloupéenne.


Sur le plan international, c’est le début de la construction européenne et la France y joue un rôle essentiel. A son insu et au mépris de ses intérêts spécifiques, la Guadeloupe est intégrée de force par la France dans la Communauté Européenne.
Dans le même temps, galvanisés par les succès remportés par le FNL Vietnamien contre les Américains, les peuples du Tiers-Monde s’engagent résolument dans la lutte de Libération Nationale. La révolution chinoise et les thèses défendues par MAO TSE TOUNG, s’érigent en modèle universel inspirant l’ensemble du mouvement révolutionnaire international. Les révolutionnaires Guadeloupéens, sans pour autant créer un mouvement de type Maoïste, s’inspirent du modèle chinois, issu du milieu paysan, s’agissant notamment de l’approche méthodologique de l’enquête et des techniques de pénétration des milieux paysans en Guadeloupe.

En l’absence de débat idéologique et politique en Guadeloupe, le Groupe des démissionnaires du GONG, s’appuie sur le travail fait dans le milieu des étudiants regroupés au sein de l’AGEG. Des liens solides s’établissent entre ces deux mouvements et les échanges deviennent systématiques au point que l’AGEG devient le principal vivier d’où sortent la plupart des cadres du groupe des "Démissionnaires du GONG". Etudiant & Jeune militant de l’AGEG à ce moment là, celle-ci propose à Rosan MOUNIEN de rentrer en Guadeloupe pour contribuer au travail Révolutionnaire de l’époque. Il accepte avec enthousiasme, "sans se douter un seul instant que j’allais rencontrer deux hommes (Max et Jean) qui feraient bascule ma vie dans un univers que je n’avais au fond jamais imaginé".

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Les deux leaders du groupe des "Démissionnaires" (Max & jean) avaient pris le parti de s’engager dans la recherche de la connaissance de la situation profonde des ouvriers et paysans de ce pays. Pour ce faire, ils vont pendant plusieurs mois travailler (en coup de main) et vivre avec ceux qui sont les plus démunis mais qui dégagent une force spirituelle considérable. C’est alors qu’ils décident de mener une enquête approfondie sur la situation économique et sociale, sur le mode de vie et sur les expériences de lutte des ouvriers et paysans de toute la région de Sainte-Rose.

Ce travail dure plus de 6 mois et, après la phase de bilan, il aboutit le 12 décembre 1970 à la création d’une organisation regroupant les ouvriers agricoles et les paysans pauvres : L’Union des Travailleurs Agricoles, L’UTA.


Une semaine après sa création, l’UTA se retrouve à la tête d’un mécontentement paysan à l’usine de Bonne-Mère à propose du paiement de la ristourne [1] de fin de campagne habituellement payée aux petits planteurs et aux colons partiaires [2] sur les cannes livrées en cours de récolte.
C’est donc en 1970 que le mode de paiement de la canne à la richesse saccharine était appliquée pour la première fois ; et pour la première fois les planteurs à la place de leur ristourne reçurent un bordereau de paiement avec un compte débiteur vis-à-vis de l’usine.

Ce même phénomène se produisit indistinctement dans toutes les usines de Guadeloupe et de Marie-Galante ; mais le hasard a voulu que ce soit les paysans de Sainte-Rose qui réagirent avec véhémence et entreprirent d’interpeller la Direction de l’usine Bonne-Mère. Les dirigeants de l’UTA prirent le dossier en main dans le but de traduire le mécontentement spontané en revendications générales.

 

A sa création, l’UTA regroupe deux catégories de travailleurs ayant des statuts juridiques différents : d’une part les ouvriers agricoles salariés et d’autre part les paysans, travailleurs indépendants. Mais ces deux catégories de travailleurs vivent dans les mêmes conditions sociales ; d’ailleurs ce sont les mêmes hommes et femmes qui exercent simultanément les deux métiers.
Les dirigeants de l’UTA étaient tous des travailleurs agricoles n’ayant aucune formation syndicale, la plupart sachant à peine lire et écrire ; mais tous avaient une détermination et une force de conviction qu’ils dégageaient dans leur langue maternelle, le créole.


Un homme parmi tous se dégageait comme leader naturel et reconnu : il s’agissait de Charles BALAGNE, 45 ans, ouvrier agricole qui fut élu Secrétaire Général. Il devait décéder quelques mois plus tard, tragiquement heurté par un véhicule dans la nuit du 4 avril 1971 durant la grande grève. Sa disparition reste un mystère non élucidé.

 



Notes

[1] Une ristourne est une réduction de prix déterminée après facturation en fonction du volume des ventes réalisé avec l’acheteur. En général, la somme lui est remboursée en fin d’année, mais la contrepartie peut également prendre la forme d’un service rendu par le vendeur.


[2] L’immigration massive de travailleurs à partir de 1852, principalement en provenance de l’Inde, est équivalente à une augmentation instantanée de la population adulte des zones sucrières et plus généralement d’agro-exportation d’environ 25 %, d’après les Statistiques coloniales. Il s’agit donc de la création d’un véritable volant de chômage qui participe grandement au retournement du rapport de forces en faveur des sucriers dès 1870.
C’est aussi à cette période qu’on assiste au développement des statuts de colon partiaire et d’ouvrier casé. Le colon est un métayer qui doit planter la plus grande partie de sa tenure en cannes, le reste étant réservé à l’autoconsommation, vivres et élevage. Le propriétaire fournit généralement une partie des intrants, assure le labour et le transport de la récolte et prélève de 2/3 à 1/3 de la valeur de cette dernière. Pendant les six mois de récolte annuelle, le colon travaille en tant que journalier pour l’usinier ou le distillateur à qui il livre ses cannes, c’est à dire le plus souvent son propriétaire. Le colonat partiaire remplit ainsi trois fonctions : la mise en valeur de terres marginales à moindre frais, la fourniture d’un volume non négligeable de cannes ­ jusqu’à 10 % de l’approvisionnement total de certaines usines à cette époque ­ et l’entretien d’une réserve de force de travail pour le secteur agro-exportateur. C’est cette dernière fonction qui justifie principalement le développement du deuxième statut, l’ouvrier casé étant un ouvrier, assez souvent permanent, à qui on attribue la jouissance d’une case et d’un jardin consacré à l’autoconsommation. Évidemment, casés ou colons, ces ouvriers constituent un noyau de travailleurs stables dans la société sucrière post-esclavagiste.


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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 23:58




"ORGANISONS UNE CENTRALE SYNDICALE DE LUTTE DE CLASSE"

Tout au long de ces dernières années, les ouvriers, les paysans, les employés de différents secteurs, les petits fonctionnaires ont déclenché des actions de masse (grèves, manifestations, etc. ... ) contre le renforcement de l’exploitation de la classe des capitalistes, la classe des propriétaires fonciers et de l’État qui est à leur service. La classe des capitalistes, et la classe des propriétaires fonciers ont toujours utilisé une double tactique (d’une part les mensonges, les manœuvres de division et de corruption, d’autre part la répression armée) pour briser la juste lutte des travailleurs. Les travailleurs ont certes remporté quelques succès dans leur lutte, mais ils ont essuyé aussi beaucoup d’échec.

 Pourquoi ?

Les ouvriers, les paysans et les autres travailleurs n’avaient pas une conscience de classe assez élevée ; ils ne savaient pas encore distinguer clairement qui étaient leurs amis, qui étaient leurs ennemis ; ils n’étaient pas assez unis et organisés. Toutefois, la cause principale de ces échecs réside dans le fait que les travailleurs ont été trahis par les dirigeants des centrales syndicales. Les directions de ces centrales syndicales collaborent avec les capitalistes, les propriétaires fonciers et l’État capitaliste contre les travailleurs.

 Mais ni les mensonges, les manœuvres de division et de corruption, la répression armée de la classe des capitalistes et des propriétaires fonciers, ni la trahison des centrales syndicales n’ont pu empêcher à la lutte de classe de se développer et de devenir plus aiguë. Les classes existent et la luttede classe est inévitable. La classe des capitalistes exploite la classe ouvrière, les masses paysannes, les employés etc. .. La classe des propriétaires fonciers exploite les masses paysannes, l’État exploite les ouvriers et les fonctionnaires et réprime la lutte du peuple.

Les licenciements se font plus fréquents et plus massifs ; le chômage s’étend ; les conditions de travail sont de plus en plus dures ; les salaires continuent à baisser, les libertés syndicales et autres libertés démocratiques sont supprimées ; la répression contre les travailleurs est de plus en plus sauvage etc. ..

 Il est inévitable que la lutte de classe devienne plus aiguë et plus acharnée. Les ouvriers luttent contre la classe des capitalistes, les paysans contre la classe des propriétaires fonciers, les employés et fonctionnaires contre les capitalistes et l’État, l’ensemble du peuple contre l’État qui l’opprime.

Tirant les leçons de leurs expériences de lutte, les paysans pauvres ont été les premiers à rejeter la direction des organisations syndicales de collaboration de classe ; ils se sont unis, ont pris en main la direction et créent deux organisations syndicales de lutte de classe : UTA (Union des Travailleurs Agricoles) et UPG (Union des Paysans Pauvres de la Guadeloupe). En trois ans ces deux organisations ont déclenché deux puissants mouvements de masse qui ont fait voir aux travailleurs de tous les secteurs, le visage de traître des dirigeants de toutes les centrales syndicales.

 Un grand nombre d’ouvriers, d’employés de tous les secteurs, des petits fonctionnaires ont approuvé l’orientation syndicale de l’UTA. Ils ont décidé de s’unir autour de celle-ci pour organiser une véritable centrale de lutte de classe. Au cours de multiples discussions avec des organisations syndicales de base et avec des travailleurs inorganisés, nous avons fait un bilan des luttes syndicales passées et nous avons défini notre ligne syndicale.


Camarades ! Aujourd’hui nous tenons le congrès constitutif de l’UGTG. C’est une nouvelle étape dans la lutte de la classe ouvrière et de l’ensemble du peuple Guadeloupéen contre l’exploitation et l’oppression des capitalises et des propriétaires fonciers et de l’État au service de ces derniers.

Participons au Congrès Constitutif de l’UGTG qui aura lieu à Baie-Mahault (Salle du C.P.P.R.) Dimanche 2 décembre 1973 à 8 heures

 Déployons tous nos efforts pour faire de l’UGTG une puissante organisation syndicale de classe et de masse, dirigée par la classe ouvrière !

* Ouvriers de l’industrie, de l’agriculture, du Bâtiment, des docks, UNISSEZ-VOUS !
 
* Ouvriers et paysans, UNISSEZ-VOUS !

 * Ouvriers, paysans, employés de commerce, de maison des hôpitaux, petits fonctionnaires, marins, petits commerçants et artisans,

UNISSEZ-VOUS ! UN POUR TOUS, TOUS POUR UN

Le Comité Préparatoire du Congrès Constitutif de l’UGTG
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 18:15


En février 1952 a lieu le mouvement revendicatif le plus important qui ait impliqué petits planteurs et colons dans toute la Guadeloupe depuis les grèves de 1910 [1].

Le mouvement démarre au mois de novembre 1951 dans le nord Grande-Terre :
Les revendications portent au départ sur la rémunération de la journée de travail et sur l’allègement des tâches sur les champs des usiniers békés.


Elles s’élargissent rapidement à la demande d’un meilleur prix de la tonne de canne.

En janvier 1952, les ouvriers et cultivateurs mobilisés trouvent le soutien des fonctionnaires qui réclament la revalorisation de leurs salaires.

Un appel à la grève générale illimitée est lancée sur toutes les habitations-plantations.
La mobilisation enfle et à Capesterre, Ste Rose, Anse Bertrand..., les débrayages se multiplient...

Le 11 février 1952, les CRS prennent position et occupent la ville : la boucherie est alors soigneusement programmée et organisée, de concert avec les usiniers békés.


Le 14 février 1952, un barrage est érigé à l’entrée du boulevard Rougé pour empêcher l’accès de l’usine Gardel aux charrettes à cannes.
Les militaires français (CRS) qui occupaient la ville depuis trois jours tirent alors sur la foule ; tuant 4 Guadeloupéens (CONSTANCE DULAC , CAPITOLIN JUSTINIEN , EDOUARD DERNON et FRANCOIS SERDOT) et en blessant 14.

"Des victimes qui pour certaines n’avaient pas de liens avec le conflit. Des curieux, de simples passants..."

Chaque année des manifestations commémoratives (du massacre et de la mémoire des victimes) sont organisées par des organisations syndicales et politiques de Guadeloupe. [2]

UGTG


[1] Première grève générale en Guadeloupe regroupant diverses catégories de travailleurs agricoles : ouvriers, colons, petits planteurs... : la répression fera 1 mort et plusieurs bléssés.


[2] Le 14 février 2007, RFO Télé Guadeloupe, dans son édition du soir, ne dira pas un mot des commémorations organisées en mémoire de cette boucherie...
Et pour cause : un long reportage était consacré à glorifier la vie, le parcours et l’oeuvre ... d’Amédée Hugues-Despointes, béké industriel de la canne à sucre et de l’import-export.

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 18:50




Au nom du père, mort sous la torture



MEMOIRE- Michèle Audin, fille de Maurice Audin, refuse la Légion d’honneur.


Il arrive parfois que des personnalités refusent la distinction présidentielle.Telle Michèle Audin qui, en toute courtoisie, a décliné l’offre de Nicolas Sarkozy. Le 30 décembre, il voulait décer­ner à cette scientifique le grade de chevalier de la Légion d’honneur pour sa « contribu­tion à la recherche fondamen­tale en mathématiques et à la popularisation de cette disci­pline ».

« Je ne souhaite pas rece­voir cette décoration », écri­vait-elle, fermement, le 1er jan­vier, dans son courrier au chef de l’État. Pour la fille de Mau­rice Audin, la décision du pré­sident de la République est « incompatible » avec son si­lence assourdissant qui avait suivi la lettre ouverte adressée par sa mère. C’était le 19 juin 2007. Josette Audin reprenait, une fois de plus, sa plume pour renouveler sa requête que la vérité soit enfin révélée sur son époux, torturé à mort par les paras en 1957. « Je vous de­mande simplement de recon­naître les faits, d’obtenir que ceux qui détiennent le secret, dont certains sont toujours vi­vants, disent enfin la vérité, de faire en sorte que s’ouvrent sans restriction les archives concernant cet événement. »

Une lettre sans réponse. Un mépris présidentiel que Mi­chèle Audin ne saurait cau­tionner. Aînée de la famille de trois enfants, elle avait trois ans quand des militaires de l’armée française avaient fait irruption dans l’appartement, à Alger, pour emmener son père, mathématicien commu­niste, luttant pour la paix et l’indépendance de l’Algérie. Le geste, digne, de Michèle Audin contribuera-t-il à faire sortir Nicolas Sarkozy de son long silence ?

 

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Qui était Maurice Audin ?

Le 11 juin 1957, Maurice Audin, mathématicien, assistant à la faculté des sciences d'Alger, était arrêté par les parachutistes du 1er RCP. Le 21 juin, selon ses gardiens, il se serait évadé. Nul ne l'a plus revu vivant. Un comité Audin se constitua à Paris et décida de faire une enquête. En mai 1958, Pierre Vidal-Naquet écrivait, dans la première édition de L'affaire Audin, que l'évasion était impossible et que Maurice Audin était mort au cours d'une séance de tortures. Ouverte aussitôt, l'enquête judiciaire, menée d'abord à Alger, fut ensuite transférée à Rennes et se prolongea jusqu'en 1962.

L'ouvrage de 1958 est réimprimé intégralement ici, avec quelques précisions supplémentaires. Mais Pierre Vidal-Naquet a depuis lors eu accès aux dossiers des enquêtes successives ainsi qu'aux archives conservées au ministère de la Justice ; celles-ci permettent pour la première fois de faire l'histoire de l'affaire avant le délai habituel de cinquante ans. L'affaire Audin fut le révélateur exemplaire d'une société démocratique en crise. À ce titre, et par-delà la guerre d'Algérie, elle nous concerne tous encore aujourd'hui.

Selon la thèse officielle avancée par l'armée, Maurice Audin aurait bondi de la jeep qui le transférait d'un lieu de détention… Son corps n'a jamais été retrouvé. Cette thèse rappelait le montage mensonger de l'affaire Dreyfus.

Il a désormais une place à son nom, dans le 5e arrondissement de Paris, à l'intersection de la rue des Ecoles et de la rue Saint-Victor. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et l'historien Pierre Vidal-Naquet, ancien secrétaire du Comité Audin qui, entre 1957 et 1959, tenta de faire reconnaître la vérité, ont inauguré la place, mercredi 26 mai 2004.

« "Vidal" avoue qu'il "naviguait à vu", lui qui fut un homme-clé du Comité Audin et de "Vérité-Liberté", qui harcela des juges et des pouvoirs imbus de si bonnes raisons d'Etat qu'ils en oubliaient le Droit. Il n'a pas d'illusions sur la fragile avant-garde intellectuelle qui s'ébranla contre la pratique de la torture (il fut, au reste, un des très rares à protester en 1962 contre celle qui marqua des membres de l'OAS arrêtés).

Marginalisée, privée d'accès à la radio et à la télévision d'Etat, elle pesa peu sur le cours des choses, au temps du "national-molletisme" comme sous de Gaulle. Son combat fut parfois "douteux" et sa victoire "prodigieusement amère" : après tout, les assassins de Maurice Audin, le jeune assistant d'Alger tombé aux mains des paras, n'ont pas été châtiés; la torture a fleuri jusqu'au bout du conflit, malgré la vigilance d'un de Gaulle et d'un Michelet ; le déni de justice n'a pas disparu dans la France de 1989. Mais Vidal-Naquet est toujours un de ces "exhibitionnistes du coeur et de l'intelligence" queméprisait tant le jovial trio socialiste formé par MM. Mollet, Lacoste et Lejeune. Après consultation des archives de la place Vendôme, il a repris en historien têtu tout le dossier Audin, qu'il avait publié le... 13 mai 1958 avec l'aide incomparable de son ami Jérôme Lindon; il bourre de notes et de précisions ses articles de presse et ses mises au point ; il engrange et précise sans vitupérer. Pour l'Histoire ? Sans doute, mais aussi pour tenir au chaud cette part de chacun de nous qui feint d'ignorer qu'elle peut avoir un jour à connaître de la raison d'État. » (extrait d'un article de Jean-Pierre Rioux, Le Monde, 24 Novembre 1989)

Sur le plan judiciaire l’affaire Audin s’est terminée par un non-lieu, non-lieu encore répété en 2001.


LETTRE DE DE JOSETTE AUDIN A NICOLAS SARKOZY (19 juin 2007)




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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 14:26

Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, Malik Oussékine assassiné par deux voltigeurs de la police

 
Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986 à Paris, en pleine répression du mouvement étudiants/lycéens, Malik Oussekine, 22 ans, était matraqué à mort dans le hall d’un immeuble parisien où il s’était refugié, par deux policiers "voltigeurs" motocyclistes.

Les étudiants, et les lycéens, dénonçaient le projet de loi Devaquet instaurant la sélection à l’entrée de l’université. Le mouvement est marqué par une forte répression policière. De graves affrontements ont lieu en marge des manifestations, faisant des dizaines de blessés dont plusieurs gravement atteints.

À Paris, à la suite d’une manifestation pacifique arrivée à la Sorbonne, au quartier latin, les “voltigeurs” prennent en chasse les jeunes qu’ils croisent. Malik Oussekine, un étudiant marocain de 22 ans, selon toute vraisemblance qui s’était tenu à l’écart du mouvement, sort de son club de jazz favori. Il est minuit. Des “voltigeurs” le remarquent et se lancent à sa poursuite. Malik Oussekine se met à courir. Un témoin qui rentrait chez lui, Paul Bayzelon, fonctionnaire au ministère des Finances, habitant l’immeuble, au 20 rue Monsieur le Prince (6ème arrondissement), a pu, seul, déclaré :

« Je rentrais chez moi. Au moment de refermer la porte après avoir composé le code, je vois le visage affolé d’un jeune homme. Je le fais passer et je veux refermer la porte. Deux policiers s’engouffrent dans le hall, se précipitent sur le type réfugié au fond et le frappent avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. La victime se contentait de crier : “je n’ai rien fait, je n’ai rien fait” ».

Paul Bayzelon a dit avoir voulu s’interposer mais s’être fait lui aussi matraquer jusqu’au moment où il a sorti sa carte de fonctionnaire. Puis les policiers sont partis laissant Malik Oussékine sur le carreau.

Peu après le Samu arrive sur place. Ils apportent les premiers soins à Malik Oussekine et le transportent à l’hôpital Cochin où il est mort des suites du tabassage de la police.

Les médecins d’urgence constatent un hématome péri-auriculaire, un hématome suborbital, une fracture de la cloison nasale, une abrasion du nez et de la joue droite, etc... Ils s’aperçoivent aussi que Malik disposait d’une déficience rénale, ce qui fait dire à Robert Pandraud, ministre délégué à la Sécurité : « Si j’avais un fils sous dialyse, je l’empêcherais d’aller faire le con la nuit ». Et pour tenter de justifier leur assassinat, les "voltigeurs" policiers font courir le bruit, en s’enférant dans leur racisme, que la soeur de Malik est une prostituée et que son frère est un escroc. Le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua et son ministre, Robert Pandraud, choquent l’opinion générale en ne condamnant pas l’action de la police ce soir-là. De nombreuses manifestations monstres ont lieu alors dans toute la France, où on compte plus d’un million de personnes. A Lyon, le pont de l’Université est rebaptisé Pont Malik Oussékine.

Le lendemain, Alain Devaquet, ministre délégué à l’Enseignement supérieur, et auteur du projet de loi dont on ne voulait pas, présentait sa démission, pendant que les étudiants et les lycéens défilaient en silence dans toutes les villes portant des pancartes "Ils ont tué Malik". Le lundi 8 décembre, après de nouvelles manifestations, le Premier ministre Jacques Chirac annonce le retrait du texte de la loi Devaquet. Les deux “voltigeurs”, Jean Schmitt, et Christophe Garcia, sont passés trois ans plus tard devant la Cour d’Assises de Paris pour "coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Ils ont été condamnés en janvier 1990 à 5 ans et 2 ans de prison avec sursis.

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Lors d’une marche silencieuse de protestation contre l’assassinat de Malik Oussekine par la police, couvert par le gouvernement

De plus, au cours de la même nuit, à Pantin, dans l’agglomération parisienne, un jeune Français d’origine algérienne, tente de s’interposer pour faire cesser une bagarre de café. Un policier, non en service, qui se trouvait au comptoir, tire à bout portant, sans sommation, et tue ce garçon de 19 ans, qui meurt sur le coup d’une balle reçue en plein coeur. L’enquête révèlera que le policier était en état d’ivresse notoire, néanmoins pour la justice cet assassinat passe pour un homicide involontaire...


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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 19:30

















Commémorons le crime d’Etat du 17 octobre 1961 à Paris par le préfet collabo vichyste Papon !
  18 heures Place de la République


Le 17 octobre 1961 des milliers de travailleurs immigré(e)s algériens manifestaient pacifiquement pour dire non à la guerre coloniale française en Algérie. L'Etat français avait décidé un couvre feu interdisant toute manifestation contre cette guerre qui a causé 1 million 500 milles morts algériens.

Ils étaient des milliers, des dizaines de milliers, hommes, femmes, enfants, en famille à marcher dans les rues de Paris sans se douter de la barbarie qui allaient s'abattre sur eux.

La répression sauvage et macabre abattu par la Préfecture de police dirigée par le Préfet Papon, ce vichyste collabo des occupants nazis, montrait que l'origine, la couleur de la peau, le faciès, la religion, le statut « d'étranger » demeurent aux yeux de certains gouvernants les critères racistes pour diviser le monde du travail. Ce pogrom raciste d'Etat reste dans l'histoire une des tâches les plus sombres de l'histoire de la France. « La seine était rouge du sang » des algériens manifestants disent certains écrits, mais jusqu'ici l'Etat français refuse de dire exactement combien « d'immigré(e)s » ont été assassinés.

Si hier les travailleurs immigré(e)s étaient mortellement discriminés pour les intérêts coloniaux des patrons français, aujourd'hui c'est la chasse à l'étranger travailleur sans papiers pour les maintenir dans les griffes de l'esclavage moderne du travail clandestin organisé par les patrons fraudeurs du fisc. culture africaine, asiatique et latino-américaine, la religion musulmane, la couleur de la peau, le faciès des immigrants sont désignés de fait comme des « menaces pour l'identité nationale française » dans un processus de « communautarisation » à peine voilée de la société en crise.

Les mouvements sociaux, les structures auto-organisées de l'immigration sont marginalisées, exclues et persécutées parce qu'il n'est pas concevable pour le pouvoir d'Etat que l'immigration soit reconnue dans ses droits citoyens et comme interlocutrice en tant que contre pouvoir à part entière dans une démocratie qui se respecte. La répression contre le CSP59 illustre parfaitement depuis le 15 juin 2007 ce constat objectif.

Laisser faire, c'est préparer le terrain pour que les organisations françaises soient elles mêmes victimes.

Or les forces fascistes et racistes tentent aujourd'hui de relever la tête en s'installant dans nos quartiers populaires pour préparer leur retour en force alors que s'estompe « l'effet Sarkozy ».

Voilà pourquoi, il est important que l'on se mobilise pour faire du 17 octobre 2008, le point de départ d'une jonction des sans papiers en lutte avec toutes les autres secteurs organisés du mouvement démocratique, anti-raciste et antifasciste.


SAMEDI 25 OCTOBRE A 15 H A LA HALLE AUX SUCRES DANS LE VIEUX LILLE - PROJECTION DU DOCUMENTAIRE : Thomas SANKARA, L'HOMME INTEGRE - CONFERENCE-DEBAT SUR LE THEME : DES TENTATIVES DE LIBERATION ET DE DEVELOPPEMENT AUX PIROGUES DE LA MORT DE L'EMIGRATION SUBIE - SUIVI DE LA SOIREE REPAS DE SOLIDAIRTE DU CSP59 AVEC LES SINISTRES DE LA TORNADE !


Blog du CSP59

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