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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 02:04

 

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La trêve hivernale n'existe pas pour les étudiants!

Signez la pétition contre la précarité en logement social étudiant!

 

     Chaque année, le 1er novembre, c'est la trêve hivernale. Les expulsions locatives sont illégales jusqu'au 15 mars de l'année suivante. Cette loi inscrite dans le Code de la construction et de l'habitation sert de protection provisoire pour des millions de mal logés. Elle signifie qu'expulser est un acte barbare et inhumain, surtout en hiver. 

 

     Ce qu'on nomme pompeusement la  "loi républicaine" est censée être la même pour tous. Pourtant la trêve hivernale ne s'applique pas pour les étudiants. C'est un scandale et une injustice que le CROUS qui gèrent le logement social puisse expulser en toute impunité des étudiants en difficulté de paiement. Nous refusons cette politique de rentabilité, due à la privatisation, qui attaque les étudiants les plus défavorisés.

 

      Etant donné que les droits des étudiants résidant en Cité Universitaire dite « traditionnelle » sont bafoués (expulsions par démagnétisation des badges, impossibilité pour certains étudiants d'avoir un garant, retenue des APL/ALS par le CROUS, augmentation de 72% du loyer en 5 ans, manque crucial de places disponibles), nous affirmons qu'il est impossible, pour les étudiants les plus démunis, d'étudier dans une situation de telle précarité. De plus, il est inadmissible que le CROUS ("service social étudiant") puisse à sa guise expulser (exclusion dite "administrative") de leurs logements des étudiants en pleine hiver, comme il l'a fait en janvier 2011 pour une vingtaine de résidents (une lutte leur avait permis de retrouver leurs logements mais sans aucune garanti). Ces chambres sont pour certains leur seul logement de fait. 

 C'est pourquoi nous demandons:

 

   1- Le respect de la trêve hivernale et l'interdiction d'expulser arbitrairement des résidents en  démagnétisant leurs badges.

 

 2- Le versement des APL/ALS directement aux résidents.

 

3- Le retour du loca pass.

 

4- Le gel du prix des loyers.

 

5- Un plan pour la construction massive de logements sociaux étudiants (et/ou la réquisition de logements vides).

 

L'ARENE (Association des résidents de Nanterre qui mène le combat contre les expulsions depuis sa création en 1997) appelle les étudiants à rejoindre ce combat et à signer cette pétition, mais également toutes les personnes soucieuses de justice sociale et d'égalité.

Cette pétition n'est qu'une étape pour faire valoir nos droits. Par ailleurs nous affirmons notre solidarité avec toute les luttes en cours pour le droit au logement.

 

Un toit est un droit légitime. La solidarité est notre arme!

Pour signer la pétition 

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N16173

 


Premiers signataires : ARENE (Association des REsidents de NanterrE) , AGEN (Assemblée Générale des Etudiants de NanterrE), FSE (Fédération Syndicale Etudiante),

 


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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 19:56

 

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Communiqué de l'ARENE

« Nous démagnétisons la porte de ces résidents pour les faire réagir », Monsieur Contoux, directeur de la résidence universitaire de Nanterre.

Mercredi 26 janvier, des résidents ont constaté avec stupeur que leurs portes avaient été démagnétisé par le CROUS alors même que nous sommes en pleine trêve hivernale. Après l’insistance et la détermination des résidents accompagnés et soutenus par les syndicalistes de l’ARENE, les chambres ont fini par être remagnétisé dans la nuit. Seulement, les résidents concernés sont sous la menace de l'arbitraire de la direction du prétendu organisme « social » qui nous gère car ils ont jusqu’à ce vendredi pour régler leurs dettes envers le CROUS. Le cas échéant, ils se retrouveront à la rue.

Suite à ce malheureux épisode, l'ARENE avait appelé à une assemblée générale des résidents le lundi 31 janvier. Boycotté par l'UNEF/FERUF mais soutenue par une cinquantaine de résidents, l'assemblée générale a décidé de conduire la bataille contre ce genre de pratique policière dans notre résidence pour que le CROUS s’engage à ne plus démagnétiser les portes comme il l'a fait, quelle-qu'en soit la raison. L'assemblée générale avait également décidé de présenter une nombreuse délégation au Conseil de Vie en Résidence du mardi 01 février pour y rencontrer les responsables du CROUS et y faire entendre nos revendications et exprimer notre indignation.

Lors de ce conseil le responsable de la résidence, X. Contoux, a réaffirmé la légitimité de ces expulsions, qu'il appelle « réquisitions administratives », car selon lui ce sont les résidents qui sont en tord. Leur tord est de ne pas être en règle dans le paiement des loyers et de « faire perdre de l’argent au CROUS ». D’ailleurs, à entendre la direction de la résidence, le CROUS est  ruiné à cause des résidents ! Et lorsque nous lui avons rappelé la mission sociale de cet organisme, la direction et la représentante de Versailles, Madame Escamez, se sont sentis étranger à cette mission. Entendons-nous bien, le CROUS a rompu avec sa mission sociale ! De plus, la délégation a pu se rendre compte que seul un cas, sur les 24 mis à la porte, était concerné par cette fameuse « réquisition administrative » souhaitée par Versailles.

Le discours fracassant de la direction exprime encore leur logique de rentabilité : « les étudiants qui ont des retards de loyers sont souvent de faux étudiants qui parasitent le service social ». Et lorsque nous avons évoqué la précarité étudiante et les difficultés financières que les résident rencontrent, la direction juge que c’est exagéré, que les résidents ne devraient pas se plaindre et que le jour où le CROUS disparaîtra, nous aurons que « nos yeux pour pleurer ». Des menaces ont même été formulé à notre encontre par la direction après notre insistance pour réclamer nos droits. La direction du CROUS Nanterre doit absolument cesser ses méthodes de répression et de menace à l'encontre des résidents, sans quoi un mouvement radical pourrait embraser la résidence universitaire. Mais malheureusement il y a peu de chance que cela cesse car nous constatons la « bénalisation » de la direction de la résidence et de Versailles, lesquelles, non-content de leur arsenal répressif envers les « mauvais payeurs », limite aux résidents leur accès à certains sites internet. En effet la connexion de la résidence ne permet pas aux résidents de disposer de Facebook, de Dailymotion ou encore de Hotmail. De tels procédés sont dignes de crapuleux régimes comme celui de Ben Ali ou de Moubarak !

En conclusion, la direction nous a bien fait comprendre qu’elle comptait mener à bien ces expulsions, comme prévu, et que la politique que nous qualifions d'anti-sociale et répressive du CROUS, allait se poursuivre.

Au final, les résidents et les élus de l’ARENE ont décidé de boycotter ce Conseil de Vie en Résidence, véritable mascarade de démocratie. Les élus de l’UNEF/FERUF quant à eux, n’ont dit mot, même pas pour soutenir les résidents et sont restés seuls avec les responsables du CROUS pour faire acte de présence. Qui ne dit mot, consent, que ces représentants fantoches se positionnent face l'indigne. Les masques tombent quant la rupture est consommée.

Enfin, n’ayant pas encore obtenu gain de cause, l'ARENE et les résidents combatifs continueront leur combat auprès des résidents pour empêcher toute expulsion et piétinement de notre liberté fondamentale. C'est dans cette optique, que l'ARENE appelle à une assemblée générale des résidents ce jeudi 3 février à 20h au foyer G-H.

« Quant bien même le CROUS serait notre service social, ses actions actuelles n'en sont que plus affreuses, parce qu'aucun organisme social ne nuirait de façon aussi déplorable aux enfants de la classe populaire  ! » ARENE

AG DES RESIDENTS JEUDI 3 FEVRIER à 20H au Foyer G-H

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 20:36
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PENDANT LA TREVE HIVERNALE  LE CROUS EXPULSE !

 

 

Mercredi 26 janvier, vers 19h,  une vingtaine de résidents de la cité-u  se  sont retrouvés jetés à la rue. En effet, les responsables du CROUS ont démagnétisé leurs badges, rendant ainsi l’accès aux chambres impossible. Les résidents concernés avec des membres de l’ARENE se sont rendus directement   au CROUS pour avoir des explications. Comme par hasard, aucun responsable n’était présent. Mais devant l’indignation et l’insistance des résidents, qui se sont rendus au domicile de notre Chère directrice Escamez., "l'explication" a été donnée et elle est scandaleuse. Le motif invoqué est le suivant : « retard dans le paiement du loyer ». Un motif surréaliste  à l'heure où la précarité étudiante règne et où  une majorité de résidents n'est pas à l'abri d'un souci financier. Veut-on régler de simples retards en supprimant le droit élémentaire à disposer d'un toit et d'un lit? Jusqu'où va t-on descendre? Heureusement, face à notre refus collectif d'une   injustice aussi flagrante les résidents ont fini par pouvoir rentrer chez eux.  L’action collective a permis aux résidents d’obtenir provisoirement gain de cause mais ces pratiques de la direction sont dignes du XIX°siècle!

 

Ces pratiques sont illégales. Pendant la trêve hivernale, la loi interdit toute expulsion. Mais le CROUS se considère certainement au-dessus des lois, ayant l’impunité absolue. Ces résidents qui ont été bloqués mercredi ne sont pas tranquilles pour autant. Le CROUS les a menacés de les mettre à la rue le 7 février s’ils n’étaient pas à jour dans le paiement du loyer.

Le CROUS est monté d’un cran dans ses attaques et la dernière en date est  un véritable scandale.  

Dorénavant, tout résident en retard dans le paiement de son loyer peut en rentrant chez lui trouver sa porte bloquée !

Ce type de pratique est inadmissible et constitue une atteinte grave aux droits des résidents. Quelques soient les arrière-pensées de la direction du site, ce pouvoir exorbitant de disposer de la vie d'autrui doit cesser. 

 

Parce ce que nous sommes tous concernés par cette question, il est urgent de réagir, d’apporter une réponse organisée des résidents qui soit à la hauteur de la gravité de la situation.

Organisons notre défense jusqu’au retrait définitif de ce type de pratique de la part du CROUS.

          

  ASSEMBLEE GENERALE DES RESIDENTS de la cité Universitaire de Nanterre

LUNDI 31  JANVIER  A 20H FOYER GH

 

ARENE( Association des Résidents de NanterrE)

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 16:19

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VICTOIRE DE L’ARENE !

 

Lors des élections du jeudi 17 novembre, les résidents ont voté dans leur grande majorité pour l’ARENE. Avec 66% des voix, l’ARENE obtient 4 sièges sur 6. L’UNEF a obtenu les 2 sièges restants.


A nouveau les résidents ont réaffirmé qu'ils préféraient des représentants combatifs, sans compromission face au CROUS et présents sur le terrain. Nous nous engageons à être présents pour résoudre les problèmes rencontrés, à nous battre pour les requêtes liées à l’amélioration de nos conditions de vies et pour animer au mieux la vie sur la résidence. D’ailleurs, nous invitons tous les résidents  à nous contacter soit pour des problèmes rencontrés ou pour des initiatives à proposer.


Les élections nous ont permis aussi de rassembler les problèmes évoqués par les résidents c’est pourquoi :

   

L’ARENE s’engage à se battre pour :


Ø Que le prix du badge ne passe pas à 50 euros et reste au prix actuel


Ø L’installation de recharge moneo  dans les laveries ou que l’on puisse régler en monnaie


Ø La réouverture quotidienne des foyers et des cuisines jusqu’à 2h


Ø La réouverture du resto-u en plus d’une cafeteria  permanente


Ø Plus de matériel (tables, chaises …) dans les salles de travail

 

 

  

    ARENE (Association des REsidents de NanterrE) 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 12:09




ILS DETRUISENT LA PLUS GRANDE CITE-U D’EUROPE :

ORGANISONS LA RIPOSTE !

 

 



            Cet été, à la Résidence Universitaire d'Antony (RUA), un bâtiment de 550 chambres a été définitivement fermé en vue de sa prochaine destruction. Face à cette énorme perte de logements, la seule solution apportée par le Crous aura été de lancer une procédure d'expulsion massive, laissant plus d'une cinquantaine d'étudiants sans logement du jour au lendemain.


            En ce mois d'octobre, c'est désormais la destruction de 819 autres logements de cette cité U qui a été votée par la communauté d’agglomération des hauts de Bièvre. C'est encore par dizaines que les étudiants continuent à être expulsés depuis la rentrée de septembre. La direction du Crous ne prend même plus la peine de dissimuler les méthodes inhumaines auxquelles elles a recours, dépassant sans aucune gêne le seuil de la légalité. Ainsi, après avoir vidé complètement l'habitat, les serrures sont changées, le tout durant l'absence des résidents. C'est le cas de cette étudiante qui, en partant tranquillement en cours le matin, s'est retrouvée le soir à la rue, ne pouvant plus rentrer chez elle et retrouvant toutes ses affaires personnelles jetées en bas du bâtiment (photo). Le même jour quatre autres personnes ont connu le même sort.


            Ce qui se passe en ce moment même à Antony n'est pas un cas isolé. À la cité U de Nanterre, ce genre de méthodes n'est pas inconnu des résidents. Pratique un peu plus « moderne », il suffit ici à l'administration d'appuyer sur un bouton pour démagnétiser le badge qui permet au résident d'ouvrir la porte de chez lui. Mettant ainsi une pression sur l'étudiant qui aurait le malheur de ne plus répondre au règlement intérieur du Crous (sans cesse modifié), à qui on laisse 48h pour débarrasser ses affaires, faute de quoi il n'aura plus accès à sa chambre.


            Tout cela répond à une politique globale menée par le Crous. Sous couvert de rénovations qui laissent miroiter une amélioration de la condition du logement étudiant, la réalité nous montre que nous disposons désormais de moins de droit ainsi que moins de chambres. Et quand on voit le prix du loyer il se trouve qu’il a doublé ! Alors que le manque de logements sociaux est devenu un véritable fléau de la condition de vie étudiante, on ne nous donne en réponses que destructions et expulsions. De plus, le statut « hôtelier » du résident permet au Crous de jouer sur la loi. Notre logement étudiant est pour la grande majorité d'entre nous notre habitat principal, pas une chambre d'hôtel ! Il est désormais plus qu'urgent de sortir de notre isolement, de se rassembler, et de faire reconnaître nos droits.


            Tous les syndicats institutionnels élus au CA du Crous et du Cnous sont favorables à cette pseudo-réhabilitation qui accélère le processus de « nettoyage social ». Résidents de toute l'académie, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes ! Créons ensemble un Comité de Défense du Logement Social Etudiant pour la défense de nos droits !

 


 

POUR UN RÉEL STATUT DE RÉSIDENT !

CONSTRUCTIONS MASSIVES DE LOGEMENTS SOCIAUX !

CRÉONS UN COMITÉ DE DÉFENSE DU LOGEMENT ÉTUDIANT !



ARENE


areneparis10@hotmail.fr        

                                        
Association des REsidents de NanterrE
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 23:52




Tous au CROUS de Versailles face son attitude inacceptable !



Nous, membres du collectif Sauvons Jean Zay d'Antony, militants de l'ARENE - Association des REsidents de NanterrE -, et résidents solidaires habitant ces cités universitaires, nous nous déplaçons aujourd'hui au CROUS de Versailles pour dénoncer ses pratiques qui participent à l'accroissement de la précarité estudiantine.

Nous nous opposons au projet de destruction du bâtiment C de la cité universitaire Jean Zay à Antony d'une capacité de 548 chambres et exigeons sa réhabilitation.

Nous dénonçons l'inertie et le silence dont le CROUS de Versailles fait preuve dans cette affaire en laissant la Communauté d’Agglomération des Hauts de Bièvres (CAHB) spolier la plus grande résidence sociale étudiante d’Europe. Pire, nous dénonçons la complicité avec laquelle il agit en ayant caché aux résidents la situation réelle sur l'avenir du bâtiment C, en décidant une non-réadmission massive dans l'ensemble de la résidence, en envoyant par centaines des avis d'expulsions et en bafouant même parfois la légalité en changeant les serrures de certains résidents encore présents. Toutes ces manœuvres facilitant ainsi la CAHB à mener tranquillement ses projets de démolition.

Nous voulons que soit donné un avenir à la résidence universitaire Jean Zay d’Antony et que soient abandonnés les projets hypothétiques des propriétaires-casseurs avides d’argent qui ne cessent de déplorer le manque à gagner de ces 11 hectares sur lesquels 2100 étudiants vivent à un prix encore abordable. Nous voulons également préserver l'école maternelle située au rez-de-chaussée du bâtiment C où plus d’une trentaine d'enfants est aujourd'hui scolarisée.

Seule une destitution du titre de propriété de la cité universitaire remis à la CAHB est en mesure de garantir la réhabilitation de nos logements étudiants qui doivent avant tout rester sociaux.

À travers cette démarche commune, nous nous élevons plus généralement contre la politique menée par le CROUS de Versailles sur toute l'académie, pour qui la priorité est devenue la rentabilité avant le service social qu'il se doit de donner aux étudiants. Ainsi nous condamnons les expulsions de résidents conduites par le CROUS de Versailles comme cette tentative de mettre à la rue deux étudiants étrangers à Nanterre en décembre 2008 en pleine période de trêve hivernale.

Nous n'acceptons plus que nos droits soient bafoués de la sorte ! Aujourd'hui nous sommes deux cités universitaires à se réunir pour se faire entendre et respecter, demain s’il le faut nous serons l'académie entière.

EN SOMME, NOUS EXIGEONS :

=> L’arrêt des travaux de démolition du bâtiment C et le maintien de sa capacité d’accueil dès la rentrée de septembre 2009.

=> L’arrêt des expulsions des résidents de Jean Zay et des cités universitaires dépendantes du CROUS de Versailles.

=> Que le CROUS démente l’insécurité du bâtiment C tel que le précise le compte rendu du Conseil de Vie en Résidence datant du 07/04/09.

=>Une concertation avec les résidents de Jean Zay et un engagement financier rapide de l’Etat et des collectivités territoriales pour une réhabilitation tranche par tranche de l’ensemble de la résidence Jean Zay et plus particulièrement du bâtiment C

=> La reprise du titre de propriété de la cité universitaire Jean Zay par l'État via le CROUS.


NON À LA DESTRUCTION DE LA CITÉ U D'ANTONY !

NON AUX EXPULSIONS !

QUE LE CROUS SE POSITIONNE ET TIENNE SON RÔLE D'ORGANISME SOCIAL !

POUR UN RÉEL LOGEMENT SOCIAL ÉTUDIANT !


Collectif Sauvons Jean Zay

Association des REsidents de NanterrE

Résidents et étudiants d'Antony et de Nanterre solidaires

Contact : sauvonsjeanzay@laposte.net – http://sauvonsjeanzay.blogspot.com/

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 22:26



PRIVATISATION DES CROUS   

                                                                             Le rapport Lambert : La LRU des CROUS.

                        Ainsi, nous avons pu voir paraître le rapport Lambert qui porte sur l’adaptation des CROUS au monde universitaire. Universités qui  rappelons-le sont en voie de privatisation. En étroite ligne avec la politique de Pécresse, ce rapport prône une « LRU » des CROUS. Ainsi dans les objectifs du rapport nous pouvons lire la phrase suivante :

 « La réforme des Œuvres universitaires s’inscrit dans le prolongement de la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités »

Le désengagement financier de l’état est clair. Le rapport prône des partenariats avec des bailleurs privés. Une partie du logement social étudiant et des restaurants universitaires seront jetés en pâture aux entreprises privées et aux banques : « réflexion nationale des financements, mise en place dans chaque agence des procédures de labellisation par les bailleurs publics et privés, généralisation de la monétique et donc des partenariats avec les banques privées comme moyen de paiement dans tous les points de restauration ».

            De plus, le rapport prône une fusion des services logements et bourses au sein des AVE (agence de vie étudiante qui sont les CROUS actuels). Nous voyons bien que ceci s’inscrit dans une logique de restriction budgétaire telle la fusion ANPE/Assedic, qui ne garantit  pas un meilleur service, tout au contraire ! Cette mesure accentuera le « flicage » des étudiants pour vérifier la progression dans le cursus, les payements de loyers, le cumul des aides… ainsi qu’une plus longue attente dans le traitement des dossiers. (Page 27-28 du rapport Lambert). La rentabilité devient un objectif clair et assumé. Le rapport prévoit de « prendre sur le long terme les mesures économiques et techniques pour concilier la mission sociale et les équilibres économiques des activités ». Ceci fait écho à ce qu’un responsable du CROUS nous avait répondu suite aux critiques formulées sur l’augmentation des prix des loyers en Cité- U : « Nous devons nous plier à la loi du marché immobilier ».

Pour ce qui est de la gestion du personnel, le rapport est clair : « il faut un management stratégique des ressources humaines et une gestion qualitative, prévisionnelle et stratégique des emplois. » Il prévoit également pour le personnel : « d’exploiter davantage les possibilités offertes par la Loi de Finance (LOLF), qui admettent les dérogations et les adaptations nécessaires pour l’exercice d’activités de production de service. » Ceci signifie ni plus ni moins que selon les besoins de rentabilité, le personnel pourra être muté au risque d’être viré même avec un statut de fonctionnaire !

La présidence des Conseils d’administration des ANVE (agence nationale de vie étudiante), nouvel organe central remplaçant les CNOUS, sera confiée à un président d’université qui comme nous le savons avec la LRU s’apparente aujourd’hui de plus en plus à un chef d’entreprise. Les différents éléments cités plus haut, nous permettent de déduire ce qu’il adviendra du logement social étudiant (si l’on peut encore l’appeler ainsi !): l’apparition des pôles d’excellence du logement comme des pôles d’excellence d’universités. En effet, un des objectifs de ce rapport et d’adapter le logement social au paysage universitaire pour une meilleure rentabilité. Ainsi les logements aux abords des petites universités de banlieues ou de province  n’auront pas les mêmes moyens que les logements situés près des prochaines facs d’élites.
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 23:57




Cité U d'Antony : Destruction de 548 logements et des centaines d'expulsions !

Solidarité avec les résidents d'Antony ! Leur combat est aussi le nôtre !

 

 

Situation inquiétante à la cité U Jean Zay à Antony


En août 2004, Patrick devedjian, alors ministre des libertés locales, fait voter une loi qui permet ouvertement la privatisation des résidences universitaires. En effet, la loi sur les responsabilités locales permet le transfert des cités U et de leurs terrains aux communes. Leur gestion pourra alors être faite par la communauté d'agglomération, signant ainsi la fin de l'attribution des chambres sur critères sociaux.

C'est grâce à cette loi que la Communauté d'Agglomération des Hauts-de-Bièvres (CAHB) devient gratuitement propriétaire de la résidence Jean Zay à Antony, en décembre 2008. Le 1er juillet 2009,  Georges Siffredi, président du CAHB, et Patrick Devedjian, président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, tous deux UMP, annoncent officiellement la destruction du bâtiment C de cette cité U afin d'y mener des projets plus rentables.

Avec ses 2100 chambres, la cité U d'Antony est l'une des résidences universitaires les plus grandes d'Europe. Aujourd'hui, avec ce projet de démolition, c'est 548 logements de la résidences qui vont disparaître d'un coup. À terme, Siffredi a déclaré ne vouloir garder que 1200 à 1300 logements sur ce site, estimant que « le sud du département est assez fourni en logements étudiants » !

Déjà en 1986, un soit-disant plan de restructuration du bâtiment B de la cité U d'Antony a débouché, non pas sur de nouvelles chambres étudiantes, mais sur la destruction du bâtiment remplacé alors par des centaines de bureaux toujours non-occupés, une sous-préfecture et un hôtel de police !

Rappelons tout de même que Pecresse déclarait l'année dernière que l'objectif du gouvernement dans les quatre années à venir serait le logement étudiant, et promettait la construction de 5000 logements par an jusqu'en 2012. Au vu de la situation actuelle de la plus grande cité universitaire de France, la promesse va être difficile à tenir. Quant à Patrick Devedjian, désormais nommé ministre de la relance, tient apparemment bien son rôle. Sa vision pour pallier à la crise est en effet  particulière : Relancer l'économie pour les plus riches en leur offrant des terrains immobiliers juteux, et chasser les plus pauvres qui y habitent.

 

La position du Crous et des syndicats de cogestion


Mais la CAHB n'est pas seule responsable de la situation actuelle. Le Crous n'a jamais cherché a dénoncer cette situation. En tant qu'organisme social, le premier de ses devoirs aurait été de dénoncer ce transfert de propriété et mettre tous les moyens en œuvre pour récupérer le bâtiment et garantir le logement à tous les résidents qui y vivent. Mais lui qui a prouvé depuis longtemps déjà qu'il préfère la rentabilité à la mission sociale se retrouve finalement dans une situation confortable. Il se défausse de toutes responsabilités dans cette histoire et facilite le travail des spéculateurs immobiliers. Depuis maintenant un mois, les résidents du bâtiment C reçoivent par centaine des courriers d'expulsion de la part du Crous. Ne pouvant plus reloger tout le monde, le Crous fait de la place. Comme à son habitude les motifs d'expulsion sont complètement aberrants, et les méthodes employées pour chasser les résidents sont toujours aussi crapuleuses. C'est par exemple le cas de cet étudiant en première année, qui a toujours réglé son loyer dans les temps, et qui reçoit une lettre d'expulsion au motif d'avoir fait trop de bruit un soir dans sa chambre, alors qu'il recevait des amis pour fêter la fin d'année. D'autres ont vu la serrure de leur chambre changée alors qu'ils étaient au dehors, les empêchant de rentrer chez eux et de récupérer leurs affaires. Ces méthodes ne sont pas sans rappeler ce que nous avons vécu ici à Nanterre en décembre 2008, où pendant les travaux de réhabilitation du bâtiment F, le Crous, en pleine période de trêve hivernale, démontait la fenêtre des chambres des résidents, les obligeant de faite à quitter les lieux ! Ce n'est pas sans rappeler non plus le cas de Davina et Amadou, étudiants étrangers et résidents sur la cité U de Nanterre que le Crous a tenter d'expulser durant cette même période de trêve hivernale, et dont l'occupation du bâtiment par les résidents solidaires et l'ARENE a réussi à mettre un terme à cette situation en obtenant un relogement pour ces deux personnes.

Le syndicat de cogestion UNEF, qui à travers les différents Conseils d'Administration participe depuis toujours à toutes les décisions menées par le Crous, s'étonne de « la discrétion inhabituelle avec laquelle est menée l'actuelle procédure » sur la cité U d'Antony et « demande des explications ». L'UNEF s'indigne de ne pas être concertée dans toutes ces démarches. Nous, nous n'avons pas besoin d'explications. Nous avons déjà compris. Seule une mobilisation nous permettra de nous faire entendre et de faire respecter nos droits. Par ailleurs, l'Unef n'a aucune intention de placer les résidents de la cité U Jean Zay au centre de la mobilisation. Il le prouve déjà en essayant de cacher les divers rendez-vous avec les responsables du CAHB ou encore du Crous et en ne tenant pas informé les résidents des discussions qui sont tenues.

Il est important que chaque résident se mobilise et rappelle au Crous la mission sociale à laquelle il se doit de répondre. Les étudiants les plus défavorisés sont les premiers touchés par toutes ces attaques, alors qu'ils devraient être les premiers à pouvoir bénéficier d'un logement en cité universitaire. Pourtant c'est bien eux que le Crous ne cesse de chasser depuis maintenant plusieurs années, opérant un véritable « nettoyage social » au sein des cités universitaires. La preuve en est l'augmentation du loyer qu'ont connu les résidents de Nanterre, où après les fameux travaux de rénovation, le prix des loyers a flambé en passant de 132 à 210 lors de la rentrée dernière, soit une augmentation de 58%. Les étudiants étrangers sont eux aussi très touchés par cette logique financière. Les étudiants ERASMUS devront débourser 310 cet été pour une chambre de 10m² à Nanterre, et les étudiants venant d'autres pays sont de plus intégrés dans les cités U sous des contrats spécifiques (C.O.D.D, Contrat d'Occupation à Durée Déterminée), qui les chassent au bout de 9 mois en résidence sans recours possible. Le Crous est devenu une véritable entreprise qui cherche à accroître par tous les moyens ses bénéfices.

 

La lutte des résidents d'Antony est aussi la nôtre


Ainsi nous saluons et soutenons les résidents de la cité U d'Antony qui s'organisent depuis plusieurs semaines. Contrairement aux discours que l'on entend dans les média, nous n'avons pas affaire à une mobilisation de l'Unef mais à un véritable mouvement mené par les résidents qui sont les premiers acteurs de la mobilisation en cours. Le combat qu'ils mènent est aussi le nôtre et nous seront présents avec eux dans cette lutte. Nous savons qu'il est important que les étudiants des différentes cités U doivent désormais se regrouper. La solidarité et la lutte commune pour défendre nos droits ne doit plus s'arrêter aux portes de chaque cité u, mais doit se propager à toute l'académie. À nous de nous organiser, de garder contact et d'être là à chaque nouvelle injustice que le Crous applique aujourd'hui sans aucune inquiétude. Ne nous laissons pas enfermer dans l'isolement qu'il cherche à créer entre les différentes cité U, et au sein même d'entre elles. Il est urgent de créer un Comité de Défense du Logement Social Étudiant et de porter ensemble les revendications et actions qui permettront de nous faire respecter !

 

LA SOLIDARITÉ EST NOTRE ARME !

CRÉONS UN COMITÉ DE DÉFENSE DU LOGEMENT SOCIAL ÉTUDIANT !

CONTRE LA POLITIQUE DE RENTABILITÉ DU CROUS !

POUR LA CONSTRUCTION DE CITÉ-U PUBLIQUES ET SOCIALES !

 

ARENE

Association des REsidents de NanterrE

areneparis10@hotmail.fr
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 11:19



Tract des résidents de la cité U en lutte.



Stop à ces élus qui détruisent le bien public.


La Communauté d'Agglomération des Hauts-de-Bièvres, propriétaire de la résidence Jean Zay depuis décembre 2008, s'offre cet été le luxe de vider tout un bâtiment de notre cité universitaire sans se soucier des vies qu'elle précarisera davantage en mettant à la porte près de 600 personnes (550 résidants, 36 élèves de l'école maternelle, les personnels du CROUS et de l'éducation nationale).


Mais de quels droits bénéficient ces décideurs pour se permettre d'expulser aveuglément tant d'individus qui élaborent en ce lieu leur vie intime et collective aujourd'hui menacée par ceux qui désirent une fois de plus détruire impunément une artie de la résidence ?


Nous avons affaire à des responsables politiques qui usent abusivement de leur titre à gouverner pour raser un bien public dans lequel nous vivons dans de bonnes conditions à un prix raisonnable mais qui ne rapporte rien à ceux qui aimeraient engranger des profits sur le terrain occupé par notre cité U qui rempli à ce jour un rôle social majeur pour les étudiants d'Ile de France.


A la place de ce bâtiment, les élus locaux comptent construire entre autres une discothèque et un cinéma de 10 salles. C'est une véritable provocation, une décision intolérable et indécente.


En 1986, cette même « bande organisée », fit appel aux bulldozers pour raser le bâtiment B et y implanter à la place des bureaux aujourd'hui inoccupés.


Nous ne les laisserons pas une fois de plus s'amuser de leur pouvoir et de leur déraison.


Notre cité U gène l'élite qui nous gouverne. Nous en avons pris note. Mais nous empêcherons et par tous les moyens la destruction du C.




Il ne faut pas perdre de vue qu'en 1988, le bâtiment C fut menacé de rachat et de destruction par la mairie d'Antony chapotée à l'époque par Patrick Devedjian. Une forte mobilisation des résidants permis de faire sauter ce projet antisocial.


En 1995, rebelote. Le bâtiment G, habité par des couples fut à sont tour menacé mais une nouvelle mobilisation avec occupation du restaurant universitaire permis au parti des résidants de préserver cette partie de la résidence.


Pour info, Patrick Devedjian est aujourd'hui en ces temps de crise notre fameux ministre de la relance. relance notamment de la décision de démolir le C ! Ces gestionnaires de la CAHB qui n'en finissent pas de pourrir la vie des habitants de Jean Zay, ont obtenu gratuitement la propriété de la totalité de notre résidence malgré l'avis du CROUS qui s'opposa  démocratiquement (par voix de vote interne) au transfert de propriété de la cité U qui eu pourtant lieu au cours de cet hiver.


Il nous faut alors apprendre à dire NON, en menant ensemble et fraternellement notre lutte contre cette ignoble décision.




NON je ne quitterai pas ma chambre pour être réadmis dans celle d'une personne qui vient d'être expulsée de la résidence pour des prétextes inadmissibles. En effet, pour permettre le relogement des habitants du C réadmis mais drastiquement sélectionnés, des résidants du A, D et E ayant quelques jours de retards dans le paiement de leur loyer ont été expulsés ou sont en cours d'expulsion. C'est révoltant, de constater à quel point le CROUS facilite les  démarches de ceux qui comptent détruire notre logement social et les liens qui se sont tissés en ces lieux. Les lettres que nous avons reçues du CROUS attestent de sa collaboration d'avec ces petits chefs qui veulent tout casser. Cette lettre nous dit que le bâtiment devra fermer le temps de travaux. Quelques jours plus tard, la tête du comité visible, Georges Siffredi, a annoncé récemment dans le Parisien que « la fermeture du C est une première phase » et qu'ils allaient « rattraper le retard ».


NON, vous ne détruirez pas un seul bâtiment de notre résidence.


NON, à toutes les décisions de ces élus qui détruisent le bien public.


Ces objections nécessitent d'être accompagnées d'un mouvement de l'ensemble des résidants de la cité U sans lesquels il sera impossible de contrer cette nouvelle menace s'apparentant à un projet terroriste : détruire un bâtiment sans se soucier de la vie de ses occupants.


Il revient à chacun de s'impliquer dans le mouvement en s'engageant dans les divers comités créés (comité d'action, de mobilisation, de communication et d'animation de la résidence).

 
Chaque résistant devra se tenir informé et prendre part à l'élan du mouvement s'il veut, et nous le pouvons, faire sauter les décisions arbitraires venant d'en haut.



 

« A bas les décisions injustes et les discours méprisants de ceux qui abusent de leur pouvoir ! Longue vie à Jean Zay ! »

Blog "Sauvons Jean-Zay"link
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 15:30

Décembre 2008 : en pleine trêve hivernale, le CROUS refusait de reloger trois résidents de la Cité-U de Nanterre. Avec l’ARENE et des résidents solidaires nous avons mené la bataille en occupant le bâtiment F de la Cité- U pour le relogement de tous. Nous avons obtenu gain de cause puisque tout le monde a été relogé. Seulement, des dizaines de résidents sont non réadmis et sont donc sous menace d’expulsion. Le CROUS ne nous fera pas de cadeaux et il nous faut nous préparer dès à présent à une nouvelle bataille.

 

Pour deux de ces résidents le CROUS leurs avait fait signé un CODD (contrat d’occupation à durée déterminée).Ce nouveau contrat  permet à l'organisme qui nous loge, d'une part de pouvoir se débarrasser d'étudiants quand il le souhaite et d'autre part de diviser les étudiants entre ceux qui peuvent rester cinq ans (admis en DSE: Dossier social étudiant) et ceux qui ont un CODD et qui peuvent rester six ou douze mois. Chaque année, pour ceux qui sont admis en DSE, c'est déjà un véritable parcours du combattant. Pour être réadmis car le CROUS rajoute des conditions et menace de poursuites judiciaires les résidents dès un loyer non payé! Pour les CODD la précarité est plus grande car à la fin du contrat ils se retrouvent sans logement. Est- il nécessaire de rappeler que mettre des personnes à la rue notamment en pleine trêve hivernal ne pose aucun problème de conscience au CROUS?!  Le troisième étudiant était un DSE que le CROUS ne voulait pas reloger, pensant que le résident partirait de lui même.

 

Les résidents expulsables avec l’ARENE et la solidarité de d'autres résidents refusèrent cette nouvelle attaque du CROUS de se faire jeter dehors comme du bétail. C'est pour cela que nous avons occupé le bâtiment F de la Cité- U (bâtiment où habité les résidents expulsables et qui devait être vidé à la fin de la semaine dernière pour cause de rénovation). Au bout de quatre jours d'occupation, le CROUS relogea l'étudiant en DSE  sur la Cité-U de Nanterre et proposa aux deux autres un relogement sur la Cité-U d'Antony avec un DLE (Dossier logement étudiant).Le DLE est un contrat comme le DSE qui permet à l'étudiant de rester cinq ans en résidence. Ces étudiants ont accepté cette proposition et nous pouvons être satisfaits du relogement de ces étudiants. Par ailleurs, nouvelle anecdote pour illustrer le courage  légendaire du CROUS qui assume pleinement  de traiter les résidents comme des chiens: mercredi 10/12, alors des résidents logeaient encore au bâtiment F, le CROUS a coupé l'électricité, l'eau et le chauffage pour chasser ceux qui n'étaient pas encore partis. Cet exemple nous rappelle ce maire « humaniste » d'Argenteuil qui avait proposé d'asperger de produits toxiques les rues de sa commune pour chasser les SDF. L'attitude bienveillante et courageuse de ceux qui nous dirigent nous rend de plus en plus admiratifs!

 

Les militants de l’AGEN et de la CNT sont les seuls syndicats à avoir soutenu la lutte. Quand à l’UNEF, si seulement elle s’était contentée de ne rien faire ! En effet, le syndicat ayant un vice- président au CROUS s’est aligné sur les propos du CROUS en affirmant que les résidents menacés d’expulsions étaient des cas indéfendables car il s’agissait d’étudiants étrangers. Pour ce qui nous concerne, nous réaffirmons qu’il n’y a pas de cas d’étudiants indéfendables et que nous défendons tout les étudiants sans concession.  Le relogement de ces résidents ne nous fait pas oublier que des dizaines d'étudiants ne sont pas réadmis pour l'année 2008-2009 et que le CROUS les menace de poursuites judiciaires. Pour les pousser à partir le CROUS  n'hésite pas à user de vicieux procédés comme leurs coupés l’ALS (aide au logement): aide vitale à chaque résident pour pouvoir payer son loyer! Notons aussi que les loyers à cette rentrée ont connu une augmentation exorbitante (allant jusqu'à 78 euros pour ceux qui ont quitté les anciennes chambres de 9m2 pour aller dans les T1).

 

Le relogement de ces étudiants est un nouvel exemple qui prouve que se défendre collectivement est la seule solution pour gagner face à un organisme qui tente de nous écraser!

 

Créons un collectif de défense du logement social étudiant(CDLSE) qui regrouperait plusieurs Cité-U et qui mèneraient la bataille face au CROUS ! Nous appelons tous ceux qui veulent lutter à nous rejoindre !

 

Le CROUS n'est qu'un tigre en papier que la solidarité et la combativité des résidents saura détruire!

 

 

                                                                     LA SOLIDARITE  EST NOTRE ARME !



ARENE et Résidents de la Cité U

areneparis10@hotmail.fr
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