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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 23:59

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La LDJ vient d’agresser tour à tour Olivia Zémor et Jacob Cohen à Paris.

LA LDJ : DANGEREUX ET LÂCHES

Forts mécontents de la préparation d’une nouvelle mission internationale "Bienvenue en Palestine" du 24 au 31 août, destinée à aller encourager la rentrée scolaire des enfants palestiniens et à affirmer le droit de circulation en Palestine, les fascistes de la LDJ s’en sont pris à Olivia Zémor le 28 juin dernier.

Courageusement, à leur habitude, c’est en bande qu’ils ont commis leur forfait, contre une femme seule, en l’agressant de dos, qui plus est.

Alors qu’Olivia Zémor était assise à la terrasse d’un café à la Bastille , elle a été attaquée et reçu sur la tête, le visage et le corps de la peinture à l’huile qui a nécessité un transport aux urgences de l’Hôtel Dieu par les pompiers, étant donné la toxicité du produit.

Une plainte a été déposée et une enquête a été ouverte, d’autant que la LDJ a revendiqué cet "exploit" en publiant une vidéo sur internet.

La police prend l’affaire très au sérieux.

Reste à savoir ce que feront les autres échelons du pouvoir ?

Quant à Jacob Cohen, écrivain qui dénonce dans ses romans les méthodes de recrutement du Mossad en France, il a fait l’objet d’une attaque jeudi 5 juillet dans le quartier de Saint-Paul où la LDJ fait régner la terreur. La deuxième du genre, puisqu’il avait été agressé juste avant la présentation de son premier roman en mars 2012, par un groupe de fascistes de la LDJ. Un témoin des faits avait formellement reconnu trois d’entre eux. Mais aucune instruction n’a pour autant été ouverte à ce sujet...

POURQUOI LA LDJ N’EST ELLE PAS INTERDITE EN FRANCE ?

Jusqu’à présent, il est clair que les nazillons de la LDJ ont bénéficié en France de protections en haut lieu, qui les ont incités à multiplier les agressions.

- Bien qu’ayant grièvement blessé un grand nombre de personnes en France (sans parler des Palestiniens qu’ils ont tués), dont un commissaire de police resté trois semaines en soins intensifs à l’Hôpital Saint-Antoine à Paris, ainsi qu’un étudiant de Nanterre qui a quasiment perdu la vue, d’un oeil ;

- Bien qu’ayant saccagé différents locaux associatifs et librairies, et même commis des agressions au sein de conseils municipaux et de… tribunaux ;

- Bien que proférant menaces de mort et insultes racistes à longueur de temps, de manière signée, sur internet et sur le site de la LDJ

- Bien qu’étant quasiment tous identifiés par les services de police et ne se gênant pas pour se mettre en scène personnellement en tant que représentants de la LDJ, tels Jason et Steven Tibi, Dylan Halimi, Joseph Ayache, Philippe Wagner, Anthony Attal, ou Gregory Chelli ; (La vidéo de Joseph Ayache, dit "Yossi", "combattant" dans l’armée israélienne est toujours en ligne : http://www.dailymotion.com/video/x1... ainsi que bien d’autres, comme : http://www.dailymotion.com/613camp#...)

- Bien qu’ayant été arrêtés par la police en flagrant délit d’agressions et ayant pour la plupart des casiers judiciaires peu reluisants pour trafic de drogues ou violences conjugales ;

MlRACLE : PAS UN SEUL N’A JAMAIS ÉTÉ EN PRISON EN FRANCE !

Quand ils se font quand même pincer, ils n’écopent que de peines de sursis... qui s’accumulent ! Un sursis éternel, en quelque sorte !

Et sinon, ils vont faire un petit tour en lsraël, profitant de leur double nationalité, et personne ne les inquiète à leur retour en France, y compris quand ils tuent des Palestiniens.

Forts de cette impunité, ils commettent donc de nouvelles agressions

Quant aux rares fois où ils ont été contraints de payer des dommages et intérêts à des victimes (comme lors du saccage de la librairie Résistances), ils n’ont pas à se faire de soucis : l’Union des Patrons Juifs de France (UPJF) appelle publiquement les auditeurs de "RADIO J" à envoyer de l’argent pour payer leurs dettes !

CES DANGEREUX PETITS VOYOUS SONT PROTÉGÉS PAR LE CRIF QUI NE S’EST JAMAIS ÉMU DE LEURS AGRESSIONS RÉPÉTÉES CONTRE DES CINEMAS, DES THEÂTRES, DE LEURS RATONNADES, DE LEURS INSULTES RACISTES, DE LEURS APPELS AU LYNCHAGE.

UNE SITUATION HALLUCINANTE

LA FRANCE EST LE SEUL PAYS À ACCEPTER QU’ILS AIENT PIGNON SUR RUE, QU’ILS DÉVERSENT DES INSANITÉS SUR UN SITE PUBLIC, QU’ILS S’ENTRAINENT MILITAIREMENT, ET QU’ILS RECRUTENT OUVERTEMENT DES JEUNES PAUMÉS POUR ALLER "CASSER DE L’ARABE" OU DU "JUIF TRAÎTRE", EN FRANCE, ET DU PALESTINIEN DANS LES TERRITOIRES ILLEGALEMENT OCCUPÉS PAR ISRAEL

Leur association est classée terroriste aux Etats-unis. Elle est interdite en lsraël même. Mais en France ces bandes peuvent agresser et menacer impunément.

Certaines de leurs agressions ont même été classées dans la catégorie des "actes antisémites" (sic), venant grossir les statistiques du fameux BNVCA (Bureau national de Vigilance contre l’antisémitisme).

Nous en avons eu la preuve à plusieurs reprises, à l’occasion de tags de la LDJ sur les portes de nos immeubles ou de nos locaux !

Quand la police les arrête, et ne les relâche pas quelques heures plus tard, la justice fait semblant de gober les histoires de "religions" et de "communautés" qui s’affronteraient.

Mais les juges ne font que suivre les réquisitions des procureurs, qui suivent eux-mêmes les consignes gouvernementales. D’autant que la gauche, pas plus que la droite n’a jamais émis la moindre protestation. Tous ces politiciens qui vont manger la soupe aux dîners du CRlF, toute honte bue, en multipliant les déclarations sur leur "attachement à lsrael" n’ont pas une seule fois demandé au CRlF de retenir ses chiens.

On fait condamner pour "incitation à la haine et à la violence" des militants pacifiques parce qu’ils appellent au boycott d’lsraël, mais on protège de dangereux nervis fascistes, en cheville avec l’extrême-droite française.

NOUS APPELONS L’ENSEMBLE DES DEMOCRATES ET DES CITOYENS PREOCCUPÉS PAR CETTE SITUATION A SAISIR MANUEL VALLS POUR EXIGER L’INTERDICTION DE LA LDJ :

M. Manuel Valls

Ministère de l’ntérieur

Place Beauvau

75800 Paris cedex 8

FAX : 01 42 66 92 34

E-mail : sp.ministre@interieur.gouv.fr

ET MERCI SIGNER LA PETITION POUR L’INTERDICTION DE LA LDJ :

http://www.avaaz.org/fr/petition/Interdire_la_LDJ_groupe_terroriste_en_France//?tta

CAPJPO-EuroPalestine

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 10:12

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Contre le front de la haine

Contre les islamalgames

Unité antifasciste !

 

Le samedi 18 décembre se tiendra à Paris à l’espace Charenton (12ème) un meeting ouvertement raciste s’en prenant de façon directe à la présence de musulmans en Europe.

L’AGEN (Association Générale des Etudiants de Nanterre)  fidèle à ses engagements appelle à combattre par tous les moyens nécessaires la nouvelle vague fasciste dont ce meeting est une expression brutale et décomplexée.

Une vague fasciste qui vise les musulmans en particulier (mais aussi les « mauvais français » ou les « mauvais européens » en général, jugés indésirables parce que basanés et pauvres).Le racisme n’est plus biologique ou seulement anti-immigration mais il avance des « arguments » culturels. On ne parle plus des races mais d’une religion particulière. En effet, mille et une initiatives nourrissent une campagne ignoble et continue qui présente les pratiques cultuelles des musulmans comme un virus malfaisant et leurs croyances comme un danger mortel qui rongent la société démocratique occidentale. C’est bien le fond de commerce des organisateurs du meeting raciste du 18 décembre intitulé pompeusement « Assises sur l’islamisation de nos pays ».

Qui sont-ils ? Les mêmes qui ont organisé les « apéros-saucissons » du printemps dernier : Riposte laïque et le Bloc identitaire (ex-Unité radicale et ex-Jeunesses Identitaires, très présent à Lyon et à Nice) qui appelle à l’autodéfense blanche, ou encore Oskar Freysinger, de l'UDC suisse, l'homme du référendum anti-minarets. Ils se veulent hostiles à L’islam et à ses fidèles considérés comme des vecteurs du totalitarisme. Tels des ridicules et piteux épigones de Charles Martel, ils affirment combattre la prétendue conquête et « invasion » de l’Europe par l’islam. Mais ce sont des fascistes relookés, bon chic, bon genre, évitant toute apologie des fascismes historiques, ils sont électoralistes et visent le pouvoir.

Ce thème nauséabond de l’invasion musulmane est très à la mode. Il n’est ni une création originale ni une nouvelle spécialité locale. Actuellement, à travers toute l’Europe,  le spectre de « l’islamisation » sert d’étendard au courant dominant de l’extrême-droite qui progresse partout, accède grâce à lui aux portes du pouvoir avec des scores électoraux dits historiques (autour de 25% des voix), voire y participe directement, en Suisse, aux Pays-Bas, en Suède, en Autriche, en Italie.

La particularité de la France aujourd’hui, c’est qu’il est possible d’exprimer son rejet de toute une population, de vomir le vieux fond de racisme colonial, sous des discours d’apparence progressistes avec une rhétorique inusable et frauduleuse sur la «laïcité » et les « valeurs de la République ». Un racisme « politiquement correct » en somme, présentable, audible dans les médias.

D’ailleurs Le thème du péril musulman menaçant la civilisation occidentale n’est  pas l’apanage de fascistes notoires puisque ce thème fait consensus pour une partie importante de la scène politique et médiatique bourgeoise, de Le Pen (FN) à Gérin (PCF), de Zemmour à Ménard[1]. C’est un élément central de la pensée dominante. C’est pourquoi se limiter à dénoncer des « extrémistes » est insuffisant. C’est pourquoi  en appeler au respect de l’ « Etat de droit » face aux menées fascistes c’est une pure illusion voire un leurre. L’Etat bourgeois n’est pas un recours. Guevara disait limpidement « la démocratie parlementaire, c’est la forme de gouvernement de la bourgeoisie quand elle n’a pas peur, le fascisme quand elle a peur ». Autrement dit le fascisme grandit au sein même du système capitaliste, il n’est pas une calamité tombée du ciel. Il n’y a pas de muraille de Chine entre les gestionnaires du système criminel, assoiffé de profits, et ses marges fascistes. Le seul rempart c’est la mobilisation populaire et non l’Etat bourgeois républicain, largement poreux aux thématiques et aux méthodes fascistes.

Comment y voir plus clair dans notre combat? Quel est l’objectif de l’hystérie raciste relookée en croisade laïcarde ? Comment combattre efficacement dans un front uni la nouvelle vague montante du fascisme ?

D’abord, comme le dit Fanon dans Racisme et culture, il faut cesser de considérer le racisme comme une tare psychologique, il est en réalité un élément fonctionnel d’une hiérarchie sociale. En un mot il est un instrument dans la panoplie des classes dominantes.

Nous avons vécu directement à Nanterre cette procédure de division. Les lycéens manifestants devant Joliot-Curie en novembre contre la réforme des retraites, se sont vu qualifier d’ « émeutiers urbains » descendus des cités puis un élu national a proposé d’expulser les « casseurs étrangers » : de la lutte sociale à la stigmatisation des origines.  En temps de crise, il est impératif pour les dominants de diviser la jeunesse populaire et le prolétariat international de France, de rallier à la défense des intérêts bourgeois une frange des masses populaires. La devise des classes dominantes c’est  « unir ceux qui devraient être divisés et diviser ceux qui devraient être unis ».En construisant un « ennemi de l’intérieur » le racisme permet de justifier une mobilisation chauvine contre les luttes sociales. De la burqa à l’identité nationale, de « l’œuvre positive de la colonisation » à la déchéance de la nationalité, la bourgeoisie tente de rendre impossible la prise de conscience des intérêts communs. Cet embrigadement nourrit les discriminations de toutes sortes et se prolonge par le passage à l’acte, dans le sang, par des crimes racistes. Dès lors, que des enfants de la colonisation s’organisent de façon autonome contre l’oppression rien de plus nécessaire et de plus légitime. Mais notre réponse n’est pas de mettre de l’huile identitaire sur le feu raciste. Seule l’unité des exploités et des opprimés pour défier les oppresseurs brisera le cercle infernal.

L’objectif, on l’a vu, est défini pour les dominants pour le front interne : briser les luttes de classe en canalisant la révolte vers une mobilisation réactionnaire. Certes, mais il s’agit aussi préparer pour le front externe les guerres impérialistes en désignant un « nous » et un « eux », les civilisés et les barbares. L’antisémitisme « social » de la fin du XIX° siècle, qui visait le capital juif et non le capitalisme, était selon Engels le socialisme des imbéciles. L’islamophobie contemporaine c’est la philosophie des Lumières pour les crétins. On prétend libérer les peuples de l’obscurantisme religieux par la torture et les bombardements.  Si les « peuples musulmans » sont perçus comme une « civilisation ennemie » les crimes contre eux peuvent se multiplier dans l’indifférence et la complicité. Ceux qui ne sont pas domestiqués, qui refusent d’être infériorisés on les taxera de terroristes. Démonter pièce par pièce ce schéma est un impératif. On le voit, la « guerre mondiale contre le terrorisme » aboutit en fait au pillage des peuples et au contrôle militaire de la planète. Un peuple qui en opprime un autre ne peut être lui-même libre disait Marx. Notre combat contre le fascisme doit donc dénoncer clairement notre « propre » impérialisme.

Toute personne qui veut l’alternative (au fascisme, aux guerres et donc au capitalisme) sait qu’il faut édifier d'un quartier général révolutionnaire. En son absence, alors que les forces révolutionnaires se reconstituent, on ne peut céder un pouce de terrain aux fascistes. Pour avancer dans la lutte, nous devrons faire face en inventant nos propres outils.



Exigeons la dissolution des milices fascistes.

Mais ne nous faisons pas d'illusions !


La violence de la bourgeoisie sera de plus en plus directe. Préparons-nous à y répondre !


Que mille groupes antifascistes naissent ! Le combat est devant nous !

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 13:54



Nous mettons en ligne un article publié par la revue REFLEXes en date de Janvier 2009. Cet article nous semble encore d'actualité.



Publié le 22 janvier 2009, mise à jour le 23 janvier 2009
par REFLExes   link

Nous l’avouons bien volontiers, le titre est volontairement provocateur et réducteur. Pourtant, cette association d’idée n’est pas que pur plaisir ou pure bêtise au regard des quelques éléments suivants, lus, vus et entendus sur nos médias nationaux.

 

SOS Racisme, ainsi que le MRAP, la Licra et bien d’autres viennent de dénoncer l’agression de 3 adolescents par des militants de la Ligue de Défense Juive (LDJ) lors d’une distribution de tract devant le lycée Janson de Sailly à Paris le jeudi 8 janvier. Fort bien !

 

Nous ne nous étendrons pas sur cette agression, ses origines et causes profondes, ni sur cette capacité étonnante qu’a la LDJ, ou du moins son responsable Michaël Carlisle [1] , à ne jamais assumer les actions de ses jeunes (voire parfois très jeunes) militants, généralement violents (voire parfois très violents), et leurs débordements [2].

 

Par contre cela nous rappelle tout simplement un procès que nous avions suivi avec intérêt en novembre 2006, celui d’un des membres les plus illustres de la LDJ à l’époque, le bien nommé Antony Attal [3]. Ce dernier comparaissait alors pour la énième fois pour une agression physique commise en 2005 contre une enseignante qui faisait signer un appel de solidarité avec les travailleurs et syndicalistes palestiniens lors d’une manifestation de défense des services publics. Comme à son habitude il n’avait pas pris de risques et était accompagné de quelques amis quand même. Nous avions été fort surpris à l’époque de voir que son avocat n’était autre que Me Léon-Lef Forster, un des avocats de SOS Racisme et de Julien Dray [4].

 

C’est d’ailleurs au nom de SOS Racisme qu’il porta plainte l’année dernière contre Pierre Péan pour « diffamation raciale » et « discrimination raciste » à propos de son livre Noires fureurs, blancs menteurs (Ed. Fayard). Il est donc naturellement aujourd’hui l’avocat de Julien Dray dans ses déboires financiers avec les associations satellites de SOS-Racisme [5], mais… il est aussi celui de Charles Pasqua dans l’affaire de l’Angolagate, ou dans celle plus ancienne de son financement de campagne illégal pour les élections européennes de 1999.

 

Nous savons bien qu’en tant qu’avocat, on se doit de défendre tout le monde (Jacques Vergès l’a assez martelé par le passé !!)… Et finalement J. Dray et C. Pasqua n’étant guère pour nous que les deux facettes d’une même pièce, cela ne nous choque pas spécialement. Nous trouvons cependant plus étrange qu’en tant qu’avocat de SOS-Racisme on puisse non seulement défendre, mais même simplement avoir des relations avec un membre de la LDJ, sauf à penser que ce brave Antony l’aurait à l’époque choisi par hasard ? Mais est-ce crédible ?

 

Mais alors, extrapolons un peu, que ferait Me Forster s’il devait au nom de SOS-Racisme se porter partie civile contre les militants de la LDJ responsables de l’agression de jeudi dernier, et cela après en avoir défendu un des éléments les plus violents ?! Légère contradiction non ?

 

 

Proces nov2006

Antony Attal sortant de l’audience avec ses gants de velours !!!


[1] « porte parole » de la LDJ selon Wikipédia, mais que pour des questions de commodité nous appellerons ici Jean-Claude !

 

[2] Ce refus d’assumer allant même dans bien des cas, et notamment pour cette affaire, jusqu’à la condamnation pure et simple, sympa la solidarité à la LDJ. Ce fut aussi le cas pour l’agression en avril 2008 de cinq personnes à la sortie d’une soirée de soutien à Georges Habache, en présence de Georges Malbrunot auteur d’une biographie de l’ancien leader du FPLP sous forme d’entretiens ou en février 2008 lors de l’agression de deux jeunes en marge du rassemblement à la mémoire d’Ilan Halimi à Paris. Il serait possible d’allonger encore la liste mais cela deviendrait fastidieux…

 

[3] Mais oui ! Ce jeune homme distingué qui se grattait l’entre-jambes en signe d’expression d’un fort mécontentement face à des contre-manifestants lors du gala de soutien à Tsahal à Levallois, scène inoubliable que nous devons à l’équipe de Lundi Investigation de Canal +. Et qui accessoirement avait déjà été condamné pour faits de violences en 2004 (10 mois de prison avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve), défendu à cette occasion par Gilles-William Goldnadel. Étant aujourd’hui plus souvent en Israël qu’en France, on le rassure, il ne manque à personne ici.

 

[4] Julien Dray dont le frère cadet, Jean-Paul, était, pour mémoire, responsable du Bétar-Tagar en France avant de faire son Alyah et décrit par L’Express en juin 1994 comme étant « un homme passionné, capable de violence et proche de Jacques Kupfer » (sur Kupfer, ancien responsable du Betar France, du Likoud de France, puis du Likoud Mondial, signalons juste son dernier texte intitulé « Gaza doit pleurer » (sic !) et dont la phrase « Pour que notre victoire soit réelle et efficace, un sentiment de défaite et de désespoir doit submerger Gaza et TOUS ses habitants » résume à elle seule le ton général de ce texte, qui bien entendu a trouvé immédiatement sa place sur le site de la LDJ).

 

[5] Affaires qui, vous vous en doutez, ne surprennent personne à REFLEXes.

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 13:35


Un grand merci à tous les amis, les voisins, qui sont venus témoigner leur soutien à la librairie Résistances ce vendredi après l’agression de la LDJ. Grâce à leur aide, la librairie pourra ouvrir ses portes au public demain, même si un grand nombre de livres détériorés ont dû être retirés des étagères, et si des ordinateurs et des meubles seront encore manquants.

Merci aussi à toutes celles et ceux qui nous ont adressé un message de soutien et qui ont exprimé leur indignation devant ces méthodes fascistes visant à baillonner la libre expression.

Plusieurs associations, dont le NPA, ont pris l’initiative d’appeler à un rassemblement devant la librairie Résistances ce mercredi soir 8 juillet à partir de 18 H 30, pour manifester leur solidarité, mais aussi pour exiger la dissolution de la Ligue de Défense Juive, organisation terroriste qui multiplie les agressions en France.

A VITRY AUSSI

Pas plus tard que la semaine dernière, avons-nous appris, une centaine d’entre eux attaquaient la mairie de Vitry, où le conseil municipal (majorité PC) s’apprêtait à élire citoyen d’honneur de la ville Marwan Barghouti, député palestinien emprisonné par Israël.

Les élus ont dû bloquer les portes du conseil municipal et de s’y enfermer jusqu’à ce que la police vienne déloger les facistes de la LDJ, qui avaient pris d’assaut la mairie. Ceci en appui d’une provocation montée par le CRIF (Conseil "représentatif" des institutions Juives), qui avait rameuté ses troupes pour manifester contre la municipalité de Vitry, avec des affiches osant proclamer "Aujourd’hui Barghouti, demain Fofana".

Le président du CRIF Richard Prasquier en personne a participé à cette émeute, ... qui échoua lamentablement, puisque Marwan Barghouti a bel et bien été élu citoyen d’honneur de la ville de Vitry !

Les médias n’en n’ont quasiment pas parlé, et le gouvernement encore moins. Il faut dire que lorsqu’on accueille des Lieberman-Netanyahou, on n’est forcément pas regardant sur les méthodes de nazis de la LDJ.

Mais nous le sommes et nous exigeons la dissolution de cette organisation, qui a pignon sur rue en France, avec des locaux pour l’entraînement paramilitaires bien connus des autorités, et un site internet qui est une incitation permanente à l’agression physique de tous ceux qui se permettent de critiquer Israël et de défendre les droits du peuple palestinien.

Soyons le plus nombreux possible au rassemblement pour empêcher de nouvelles agressions par la LDJ, ce mercredi 8 juillet, à partir de 18 H 30, devant la Librairie Résistances (4 Villa Compoint. A l’angle du 40 rue Guy Môquet. 75017 Paris. M° Guy Môquet. ligne 13)

CAPJPO-EuroPalestine

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 22:19


Un commando d’une demi-douzaine d’individus, la plupart masqués, déclarant ouvertement appartenir à la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont attaqué vendredi 3 juillet en début d’après-midi la Librairie Résistances (4 Villa Compoint, 75017 – Paris).

Deux femmes travaillant à la librairie étaient présentes, ainsi que deux ou trois clients. Après les avoir bousculés, les nervis se sont attaqués avec frénésie à l’établissement, arrosant d’huile plusieurs milliers et détruisant les ordinateurs, avant de prendre la fuite à bord d’une automobile.

L’attaque de vendredi est intervenue au lendemain d’une conférence, donnée à la librairie par Mahmoud Suleiman, du village palestinien d’Al-Masara, sur le thème des actions de résistance non violente à l’occupation israélienne. La librairie Résistances, qui propose, notamment, de nombreux livres sur la Palestine et sur Israël, a été attaquée et menacée à de nombreuses reprises par les fascistes sionistes.

Mais alors que les agissements de cette bande sont archi-connus de la police, le pouvoir politique a jusqu’à présent systématiquement manifesté sa sollicitude à leur égard. (Communiqué de la Librairie Résistances) CAPJPO-EuroPalestine
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 13:51



La librairie Résistances, à Paris XVIIème, vient d’être la cible, une fois de plus, d’une agression de la part de la « Ligue de Défense Juive ».

"Dans la nuit du vendredi 19 juin au samedi 20, les voyous ont ainsi tagué le rideau de fer de la librairie, avec une étoile à six branches et le sigle de leur groupuscule, le tout à la peinture bleue.

Etant le gérant de la librairie, je me suis rendu rendu mercredi au commissariat de police, pour déposer plainte.

A peine ai-je commencé mon récit qu’une fonctionnaire de police me demande : « Etes-vous, vous même, de confession juive ? »


« Je n’ai pas à répondre à une question pareille. D’ailleurs, la dernière fois qu’un policier français a posé cette question à ma mère, c’était en novembre 1942. Soyez gentils de ne pas recommencer ... »

« Mais, vous n’avez pas compris, Monsieur, cette fois c’est pour votre bien », poursuit une de ses collègues, ennuyée.


« Non, ce n’est pas pour mon bien. Je suis venu pour dénoncer une infraction, il appartient à la police et à la justice de qualifier les faits, et ce ne sont pas mes croyances, quelles qu’elles soient, qui détermineront cette qualification », expliqué-je à un troisième.


Celui-ci finit par se ranger à mon argumentation, et enregistre la déposition. Je lui rappelle que la Librairie Résistances a été la cible d’une attaque, par une demi-douzaine d’individus porteurs de bombes lacrymogènes, le 7 décembre 2006, à l’occasion d’une conférence donnée par les universitaires israéliens Tanya Reinhart et Aharon Shabtaï, au cours de laquelle deux personnes furent blessées. Je lui indique également que notre librairie a été la cible de plusieurs autres taguages signés LDJ, dont les auteurs courent toujours.


Après relecture, je signe mon PV de déclaration, et le fonctionnaire me remet un récepissé intitulé comme suit : « Dégradation volontaire de bien privé – Inscription à caractère antisémite ».


On se demande bien ce qu’attend Sammy Ghozlan, responsable du « Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme » pour demander la mise hors d’état de nuire des antisémites de la LDJ ? "

 


Par Nicolas Shahshahani

 


 

CAPJPO-EuroPalestine link

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 23:00


Après la vague d’arrestations à Paris


Impunité de la LDJ et du Betar : complicités au sommet de l’Etat


Le mardi 28 avril 2009, dès l’aube, une opération de police inédite, digne de l’antiterrorisme, a été menée en région parisienne contre cinq jeunes sympathisants de la cause palestinienne.


Ils ont eu le malheur de se rendre à une manifestation contre le massacre de Gaza en janvier 2009. Les autorités policières et judiciaires accusent ces jeunes de violences en réunion à l’issue d’une manifestation qui a eu lieu le 4 janvier 2009.


Il faut revenir en effet à cette journée. Le 4 janvier 2009, contrairement à ce que suggèrent ces arrestations, ce sont bien des dizaines d’éléments extrémistes pro-israéliens, provenant d’une manifestation organisée par le CRIF en bas des Champs-Elysées, qui ont attaqué un rassemblement de soutien au peuple palestinien à Opéra. Une agression à tel point préméditée que certains miliciens sionistes, munis d’armes de 6ème catégorie, seront d’ailleurs interpellés sur les lieux par la police.


Les forces de police, affirmant ne pas pouvoir assurer la sécurité de la voie publique, ont appliqué la consigne d’évacuer, dans la station de métro Opéra, les participants au rassemblement de soutien au peuple palestinien. Parmi eux, les cinq interpellés du 28 avril 2009 , pourchassés et menacés comme tant d’autres en raison de leur solidarité avec un peuple opprimé et/ou de leur faciès arabe, se sont défendus comme ils le pouvaient face aux dizaines d’hystériques sionistes qui promettaient de « régler leurs comptes aux arabes ». Ayant perdu piteusement la bataille de la rue, les fascistes veulent désormais gagner devant les tribunaux.


En définitive, par une inversion quasi magique des faits, ce que les autorités policières et judiciaires françaises, pilotées par leur hiérarchie ministérielle, reprochent aux cinq jeunes interpellés ce sont des "violences volontaires aggravées à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée"


Pourquoi cette accusation prévaut-elle alors qu’elle est vide de contenu ?

En premier lieu, l’Etat français va accueillir mardi 5 mai le fasciste Avigdor Lieberman. Ce ne serait pas la première fois que les dirigeants français donnent des gages supplémentaires à ceux qui martyrisent le peuple palestinien depuis des décennies, aux agresseurs de Gaza et à ses relais en France. En outre, tous les interrogatoires subis par les interpellés ont tourné autour des notions fantasmées de « bande organisée » venue de la banlieue, d’ « islam » et d’ « antisémitisme ». Ces amalgames, grille de lecture commune aux antisémites et aux sionistes, force est de constater qu’ils sont à la base de la procédure.


Dans quel but ? D’abord, et comme toujours, afin de criminaliser la solidarité avec la Palestine occupée en jouant à fond sur les pires peurs françaises et sur les fantasmes policiers les plus éculés. Mais, au fond, ces notions très médiatiques sont encore plus vicieuses : avec l’évocation des « tensions communautaires » on procède à une lecture ethnique ou religieuse du mouvement de solidarité avec la Palestine. C’est le cas ici pour l’altercation du 4 janvier.


Par ce tour de passe de passe, les autorités attaquent uniquement le camp de la solidarité avec la Palestine et surtout, en inversant les rôles entre agresseurs et agressés, on évite de poser la question essentielle, une question radicalement censurée : celle de l’existence de bandes paramilitaires racistes, le Betar et la LDJ, de leurs exactions, de leur impunité et des plus hautes protections dont elles semblent bénéficier au cœur de l’Etat. Les accusations portées sur les cinq interpellés du 29 avril servent donc à cacher cette connivence et le silence qui l’entoure comme on a pu le voir lorsque M.Alliot-Marie, ministre de la police, a refusé de répondre à une question précise sur ce sujet posé en direct par une auditrice de France Inter.


Pourquoi maintenant ?

Nous connaissons que trop bien l’opération qui consiste à diaboliser la solidarité avec la Palestine occupée. Ceux qui refusent de se taire quand l’Etat le plus raciste au monde brûle les enfants de Gaza au phosphore, on cherche à leur clouer le bec avec le chantage à l’antisémitisme. Seulement ce bobard permanent ne passe plus.Ce qui est plus spécifique à la période actuelle c’est que les fascistes de la LDJ et du Betar multiplient les agressions et plusieurs de leurs membres n’ont pas pu échapper à des poursuites pour des agressions racistes perpétuées parfois sous les yeux même de la police.


Les faits sont têtus. En l’occurrence, le 7 avril 2009, une ratonnade au théâtre Aydar (square Rapp, Paris 7ème) où avait lieu le spectacle « Talents pour Gaza ». Le 22 avril 2009, sur le Bd Voltaire, aux abords d’une soirée culturelle organisée au CICP par l’association Génération Palestine, une ratonnade par une vingtaine de nervis LDJ-Betar . Le 29 avril 2009, l’agression de « deux maghrébins » au TGI de Paris.

Pour contrebalancer ces faits écrasants, on a monté illico une opération contre le mouvement de solidarité avec la Palestine occupée.


Les hystériques sionistes arrêtés sur place en flagrant délit, identifiés par leurs victimes, sont d’ailleurs les mêmes présents et impliqués dans chacun des cas cités. On retrouve par exemple Jason T. ou Mickaël Benamou sur ces différents « théâtres d’opérations ». Une drôle de coïncidence ? C’est du moins ce que veut faire croire Samy Ghozlan, interviewé par l’émission C dans l’air du 29 avril, dans laquelle il justifie sans complexe les agressions préméditées du Bd Voltaire par le sentiment d’insécurité qui règnerait dans la communauté juive. Excuse intolérable mais quand on a rien à craindre on peut l’utiliser. Or, contrairement aux affirmations de ce responsable du CRIF, les agresseurs membres de la LDJ interpellés sur place n’habitent pas du tout le quartier. Contrairement aux agressés ils n’avaient aucune raison évidente d’être là. Devant les policiers qui témoigneront du fait, ils ont matraqué le 22 avril en hurlant des slogans racistes anti-arabes. Dès le lendemain sur pression de la hiérarchie les agressés seront convoqués et placés en garde à vue sous la même inculpation que les fascistes. Mais cela ne suffit pas, la connivence entre les autorités politiques et les milices dites ultrasionistes bat son plein. En guise d’équilibre et pour trouver une porte de sortie aux milices on exhume au bon moment une altercation qui date de plusieurs mois.


Toutes les questions que l’on peut se poser sur ces faits peuvent se ramener à une seule question : combien de temps les autorités françaises vont-elles continuer à couvrir de leur bienveillance les milices LDJ et Betar ? Il existe d’ailleurs en France une loi votée par le Front Populaire, celle du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et les milices privées, qui pourrait en l’espèce être utilisée sans difficulté pour la dissolution de la LDJ et du Betar. L’impunité de ces ligues est lourde d’affrontements inéluctables. Car partout où il y a une oppression, il y a une résistance contre l’oppression.


Nous refusons la criminalisation du mouvement de la solidarité avec la Palestine !


Arrêt immédiat des poursuites contre les agressés du 22 avril et contre les interpellés du 29 avril 2009 !


Dissolution des ligues fascistes LDJ-Betar !

 

Collectif contre l’impunité et pour la dissolution des milices sionistes. 

Contact : guernica36@yahoo.fr

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 22:47


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Un an plus tard !!

Publié le 29 avril 2009

par REFLExes

Un an après l’agression violente de plusieurs personnes à la sortie d’une conférence sur Georges Habache et la Palestine au Centre International de Culture Populaire (CICP) à Paris, des membres la LDJ récidivent, et agressent à nouveau en marge d’une soirée organisée par les militants de l’association Génération Palestine.

Une première bagarre éclate entre une personne venant à la soirée et 5 jeunes issus de la communauté juive. Si pour la personne agressée c’est la vue de son keffieh qui est à l’origine de sa prise à partie par les jeunes, ceux-ci prétendront avoir répondu à des provocations. Bien entendu les versions divergent, bien que la 1re paraisse plus crédible au vu du nombre d’intervenants de chaque côté. Par la suite, et malgré une présence policière massive, c’est sous leurs yeux qu’une 2ème agression a lieu, cette fois ci impliquant une quinzaine de jeunes sionistes qui tomberont, matraques à la main sur 3-4 personnes sortant du métro et se rendant à la soirée. Bilan de ces rencontres : 2 blessés côté public, au moins 3 interpellés côté jeunes fachos sionistes.

 

Alors qu’en général les agressions en marge de soirées sur la Palestine ne suscitent que peu d’échos dans la presse, celle ci cela prend une ampleur peu habituelle. Une dépêche AFP, publiée le 25 et reprise par la Parisien et Metro, parle de « rixes sur fonds de tension communautaire » ???? Etonnant, car si il est vrai qu’il y a bien d’un côté 3 jeunes juifs et 3 jeunes arabes de l’autre, peut-on honnêtement (même pour un journaliste) évoquer des « tensions communautaires » quand on parle de bagarre entres membres du Betar et/ou de la LDJ et sympathisants de la cause palestinienne ?

 

En effet parmi les jeunes impliqués et interpellés, la dépêche AFP parle d’un jeune proche du Betar, ce qui est peu étonnant. Mais c’est surtout la présence d’une vieille connaissance, Jason T., qui démontre bien la dimension politique et non communautaire (et encore moins antisémite) de cette affaire. S’étant déjà fait remarquer pour sa virulence et ses provocations, Jason, jeune militant de 20 ans à peine, passé comme tant d’autres à cette période du Betar à la LDJ, est apparu lors des manifs pour Ilan en janvier 2006 [1], où il alternait selon les circonstances entre le port de la kippa et celui du bonnet « Migdal » (produit des plus chics dans le milieu ultra-sioniste !), notamment lorsqu’il faisait le fanfaron sous les drapeaux jaunes de la LDJ. [2]

 


 

C’est tout naturellement qu’on le retrouvera devant le Bataclan en janvier 2008, assurant le service d’ordre avec ses amis de la LDJ (et sous le regard paternel des professionnels du SPCJ, service de sécurité du CRIF), pour le gala annuel de soutien aux Magav [3] de l’association Migdal, association que l’on peut sans peine qualifier de raciste. Il sera en tête du petit groupe qui tentera de passer les cordons policiers pour venir en découdre avec les contre-manifestants réunis devant la salle. Deux mois plus tard il est contrôlé en marge d’un rassemblement de solidarité avec Gaza (organisé par la CAPJPO) place de l’Opéra. Là encore, entraînant avec lui quelques jeunes, il tentait par ses propos virulents de provoquer les manifestants. Il sera, lui et ses petits amis, repoussé par les gendarmes mobiles présents. Par ailleurs il pourra les remercier, puisque 2-3 autres nervis de la LDJ qui eux arriveront à s’en approcher le regretteront très vite.

 

Mercredi soir finalement, il sera reconnu comme étant l’un des agresseurs, et sera interpellé avec deux de ses amis, de même que l’on verra s’enfuir en scooter dans les minutes qui suivent un autre élément de la LDJ, Mickael B. Aux dernières nouvelles, Jason serait aussi impliqué dans l’attaque il y a 15 jours contre un théâtre du VIIe arrondissement où devait avoir lieu une soirée intitulée « Nos talents pour Gaza » organisée afin de collecter des fonds pour acheter du matériel médical et pour les enfants de Gaza. Il aurait été reconnu par des témoins. Pour le coup, le rôle de victime parait délicat à tenir, et il semblerait que ce soit une fois interpellés, et devant la gravité des faits qui leur sont reprochés, que les jeunes gens aient mis au point leur ligne de défense. A savoir qu’ils auraient été victimes d’agressions antisémites alors qu’ils collaient des affiches à la mémoire d’Ilan. Cela déclenchera la convocation et le placement en garde à vue de 2 victimes ayant le statut de témoins. Finalement au bout de 48 heures tout ce petit monde sera mis en examen pour violences volontaires à caractère raciste et placé sous contrôle judiciaire, mettant ainsi au même niveau les agresseurs et les victimes.

 

L’évocation du procès des assassins d’Ilan par les militants de la LDJ durant leur garde à vue n’est guère surprenante, tant il est vrai que depuis 3 ans, en marge des commémorations pour Ilan, des membres de la LDJ profitent de ce crime sordide pour agresser à tout va. Tout le monde se souviendra des agressions racistes en 2006 autour de la grosse manifestation parisienne en mémoire d’Ilan [4] . En 2007, un rassemblement en mémoire d’Ilan a lieu devant la boutique où il travaillait. Si pour beaucoup, venus en famille, c’est un moment de recueillement, l’agression violente de 2 jeunes arabes qui passaient par là entache cette commémoration, à tel point que même l’UEJF s’en émeut et se paye une pleine page dans Actualité Juive la semaine suivante pour dénoncer cette agression. En 2008, nouveau rassemblement : cette fois ci, échaudés par ce qu’ils ont pu voir l’année précédente, le rassemblement se dissout rapidement, et laisse la place aux jeunes extrémistes qui se cherchent une cible [5]. Elle sera toute trouvée, et ce sera une fois de plus une attaque en règle contre le CICP par une bande d’une vingtaine d’individus (parmi lesquels on reconnaît encore et toujours Jason et quelques uns de ses amis, notamment celui qui Place de l’Opéra se réfugiera derrière les gendarmes mobiles). Remontant la rue en hurlant des slogans pro-israéliens et anti-arabes, il leur manquera juste un petit doigt de courage pour franchir les 20 derniers mètres qui les séparent de l’entrée, et surtout des quelques personnes qui en géraient l’accueil.

 

Alors, concernant mercredi dernier, hasard d’une agression raciste ou opération ciblée contre des « ennemis » (selon la grille de lecture de la LDJ) ? La question peut se poser. Certainement un mélange des deux. Si c’est bien une rencontre hasardeuse qui a déclenché la 1re agression commise par 5 jeunes extrémistes juifs de droite attablés à la terrasse d’un traiteur, on ne peut ignorer l’évolution de ce quartier du XIéme arrondissement qui a énormément changé ces dernières années. Si la communauté juive a toujours été très présente dans le quartier, et sans que cela ne pose aucun problème, on note depuis 2-3 ans l’apparition d’affiches à la gloire du Rabbin Meïr Kahana (JDL américaine) ou autres autocollants du Betar dans certains commerces et dans la rue. Cela s’accompagne de l’arrivée plus ou moins importante de la fraction la plus radicale de la jeunesse liée à la LDJ ou au Betar et à l’air de traduire une part d’acceptation des exactions et une dérive droitière d’une partie de la communauté.

 

Si depuis longtemps le CICP est la cible des extrémistes de droite juifs (agressions physiques et verbales, dégradations, tags racistes…), le voisinage direct avec ses éléments les plus violents pose réellement un problème. En effet, comment accepter que des personnes venant assister à une conférence, une soirée de solidarité voire même un concert n’ayant aucun rapport avec la question palestinienne, se fassent prendre à partie à la sortie du métro, où agresser comme ce fut le cas mercredi dernier. Il serait bon que les associations communautaires si promptes à dénoncer le danger de l’importation du conflit israélo-palestinien en France, fassent passer le message aussi dans leurs rangs, et notamment auprès de ces jeunes nervis [6].

De même qu’il serait souhaitable dans un souci d’apaisement général, que ces interpellations (devant témoins une fois de plus) ne restent pas encore sans suite. Force est de constater que par exemple, celle de l’année dernière au CICP où il y eu pourtant un blessé grave, et où un voisin avait pu relever la plaque d’immatriculation d’un des agresseurs, n’a eu aucune suite, alors que ce dernier a bien été retrouvé et placé en garde à vue. Ca laisse rêveur ... ou plutôt permet à certains de laisser entendre qu’il pourrait y avoir des catégories protégées ou des immunités pour quelques uns selon qu’ils fassent partie d’une communauté ou d’une autre. Si ces événements restent sans suite (comme on peut le supposer), ce sera du pain béni pour ceux qui veulent surfer sur les haines et les colères accumulées depuis le mois de janvier. On pense bien entendu à l’équipe Dieudonné ou encore au Collectif Cheikh Yassine d’Abdelhakim Sefrioui. Sefrioui qui n’a pas manqué de réagir, se targuant même d’être venu prêter main forte aux organisateurs, ce qui, renseignements pris, s’avérerait être une pure invention. Si ils ont bien été aperçus rodant dans le quartier, c’était plus, comme à leur habitude, dans l’espoir de profiter de cette situation afin d’essayer de faire passer leurs discours nauséabonds auprès de certains qui, en manque de formation et de pratique politiques, pourraient être aveuglés par les prêches de cet ancien Iman. Le résultat escompté ne sera pas là, puisque non seulement ils comprendront vite qu’ils n’étaient pas les bienvenus à l’intérieur de la soirée, mais en plus ils repartiront aussi isolés qu’ils sont venus.

 

De toute cette agitation, quelques interrogations subsistent.

Quel intérêt pour la presse et le pouvoir d’agiter le spectre du communautarisme de cette histoire ? Si ce n’est faire la part belle aux extrémistes des 2 camps.

Et pourquoi ce silence dans cette affaire de la part des sites tels que ceux de la LDJ ou du BNVCA (Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme) du très droitier Sammy Ghozlan, premiers généralement à dénoncer tout acte antisémite ?

Affaire à suivre donc.

 

Publié le 28 avril 2009


[1] Le meurtre sordide d’Ilan Halimi avait provoqué une légitime émotion au sein de la communauté juive, et une manifestation énorme avait eu lieu à Paris, manif en marge de laquelle on avait vu des jeunes extrémistes juifs s’attaquer à des passants noirs ou arabes

 

[2] Pour l’anecdote, on verra ce jour là à ses cotés son ami et compère de la LDJ : Maxime B.. Ce brave Maxime, si besoin était, nous confirmera l’implication de la LDJ dans cette affaire en envoyant un mail d’insultes à l’AFPS et dans lequel il parle des membres de la LDJ impliqués. Le tout bien entendu avec son adresse mail, et magnifiquement signé d’un « Maxime, un Français de pur souche ». Sacré Max, si peu d’intelligence dans un si grand corps, quel gachis !!

 

[3] garde-frontières israéliens, régulièrement dénoncés par les organisations des droits de l’homme pour leur violence et brimades en tout genre envers la population palestinienne

 

[4] la presse à l’époque avait noté l’apparition d’un nouveau sigle chez les jeunes agités : le F.E.J. « Fier d’Etre Juif » . Pas si nouveau que cela puisque qu’il s’agit d’un clin d’œil aux anciens, dont Pierre Lurçat fondateur de la LDJ en France, qui dans les années fin 60 début 70 avaient créé un F.E.J mais « Front des Etudiants Juifs » celui-ci.

 

[5] c’est d’ailleurs à la même période que l’on verra re-apparaître le Betar, décidé à ne pas laisser le terrain de la radicalité à la seule LDJ , difficilement contrôlable par les institutions communautaires

 

[6] même si il y a peu d’espoir de ce côté la, les relations CRIF-LDJ étant des plus tendues depuis que ces derniers ont perturbé la soirée organisée par le CRIF en l’honneur du président Simon Peres en mars dernier. Celui-ci s’était fait traiter de traître alors qu’il commençait son intervention à la tribune. Il avait alors fallu l’intervention de Meyer Habib, vice-président du CRIF (et accessoirement conseiller de B. Netanyahu), qui fit évacuer les jeunes virulents. Cette fougueuse jeunesse lui a certainement rappelé la sienne puisqu’il était membre de l’OJC, Organisation Juive de Combat, et fût condamné pour avoir participé en mai 1988 à l’attaque du rassemblement de l’Oeuvre Française pour la Fête de Jeanne d’Arc. Attaque très violente, elle avait surpris par son culot : en effet les membres de l’OJC s’étaient habillés en militants nationalistes, portant drapeaux et brassards pour fondre sur les manifestants une fois arrivés au plus près. Il est vrai qu’à l’époque leur cible était l’extrême droite antisémite, et non comme aujourd’hui l’extrême gauche solidaire du peuple palestinien.

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 15:26



Communiqué de presse du Comité « Libérez-les ! »


Le mardi 10 mars, lors d' une conférence de presse, il semblerait que Marine Le Pen, numéro 2 du Front National, s'en soit violemment pris au Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 - 62) sur la base d'un texte paru sur le site d?Indymedia Lille.

« Libérez-les ! » n'est pas l'auteur du texte incriminé par la dirigeante du parti d'extrême-droite qui, fidèle à sa stratégie de la tension, pratique l'amalgame.

« Libérez-les ! » a toujours assumé ses actes et ses écrits et n'a donc pas pour habitude de poster des textes anonymes de nature à couvrir toutes formes de manipulations possibles.

Le lundi 9 mars, le comité « Libérez-les ! » adressait aux rédactions régionales son propre texte d'appel aux manifestations antifascistes des 13, 14 et 15 mars prochains. Texte qui figure sur son site.

Notre comité a aussi assuré la diffusion du texte d'appel commun à une vingtaine d'organisations réunies dans un front antifasciste.

Les allégations diffamatoires de Marine Le Pen quant à la nature de notre comité relève d'une stratégie de provocation à laquelle nous n?avons pas vocation à répondre.

Ceci affirmé nous répondrons à toutes tentatives de criminalisation de notre structure, à toutes menaces contre nos militants et nous le ferons en appelant publiquement et massivement à la solidarité.

Fidèle à son engagement anticapitaliste, anti-impérialiste, anticolonialiste et antifasciste, notre comité va continuer à apporter son soutien et sa solidarité aux prisonniers politiques, dont les ex-militants d'Action Directe en butte à la vengeance de l'Etat Français.

Le Comité « Libérez-les ! » renouvelle son appel à une forte mobilisation ce week-end à Arras, contre le Front national et ses alliés euros- fascistes ; tous ces partis populistes sont au service des classes dominantes et tentent d'exploiter, à travers des discours xénophobes et nationalistes chauvins, la misère sociale des populations victimes du capitalisme en crise.

Le 11 mars 2009
Comité « Libérez-les ! »

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