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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 13:59

-Un combattant toujours fidèle à ses engagements

Georges Abdallah est en prison en France depuis 1984. Il est un membre historique de la Fraction Armée Révolutionnaire (FARL). Une organisation communiste de la résistance libanaise. Georges est condamné en 1987 à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine incompressible de 15 ans. Condamnation résultant d'actions de liquidations d'agents de la CIA et du Mossad en France. Actions revendiquées par les FARL.

En prison, Georges reste un militant révolutionnaire. Il poursuit son combat par une résistance quotidienne. Georges participe à de nombreuses luttes en lien avec d'autres prisonniers politiques. Il est ainsi signataire de la plateforme du 19 juin 1999 qui regroupe « Des prisonniers révolutionnaires, communistes, anarchistes, antifascistes et anti-impérialistes ».

Georges est resté inflexible sur ses convictions et son engagement politique tout au long de son incarcération. Fidèle à ses convictions communistes et à son engagement auprès des combattants palestiniens et révolutionnaires.

-Une volonté des impérialistes de briser Georges Abdallah

Georges est le dernier prisonnier politique de la guerre menée par les sionistes au Liban en 1982. Guerre menée contre les peuples libanais et Palestiniens avec l'aide des supplétifs de l' ALS (Armée du Liban Sud). Guerre ayant entrainé la destruction du Liban et qui a culminé dans l'horreur avec les massacres de Sabra et Chatila, massacres organisés par la soldatesque sioniste.

La volonté de briser la résistance Palestinienne et Libanaise était bien l'objectif de cette opération militaire. Guerre portée à bout de bras par les impérialistes. C'est dans ce cadre politique et historique que les FARL ont mené leurs actions militaires au cœur des métropoles impérialistes. Cette capacité des FARL à frapper les impérialistes, n'a pas été oubliée par ces derniers. Près de 30 ans après, la peur d'une nouvelle révolte continue de hanter les États capitalistes. La situation coloniale perdurant au proche orient entraînera inévitablement les mêmes effets. Là où existe l' oppression existe la résistance. Le combat de Georges n'appartient donc pas au passé, il est d'une brûlante actualité. Cette réalité ne doit pas être oubliée par les soutiens de Georges dans la campagne de solidarité. Pour les impérialistes Georges doit rester en prison tant qu'il ne reniera pas son combat. Tant que dehors la résistance sous toutes ses formes continue.

Face à un tel acharnement de l'État impérialiste français et de ses complices, que fait le mouvement de solidarité avec Georges Abdallah ?

-Une campagne de solidarité à contre-courant

En France tout au long de son incarcération Georges n'a bénéficié que de peu de soutien politique. Certes, les décennies 80 et 90 sont marquées en France par un recul des idées révolutionnaires, mais ce n'est pas la seule raison. Georges par ses positions politiques anti-sionistes, sentait le souffre pour les tenants de la « démocratie pacifiée ». Georges est un révélateur de la déliquescence des organisations politiques et de soutien à la Palestine en France.

En Juin 2004 se crée enfin un collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA). Création impulsée par trois organisations : NLPF, Secours Rouge France et l' AGEN. N'oublions pas ici de rappeler le rôle essentiel joué par des individus (non organisés) et par le SRI dans la création du collectif.

Dès sa création le collectif met en avant la question d'une campagne politique pour obtenir la libération de Georges Abdallah. La plateforme du collectif précise clairement que le combat pour la libération de Georges s'inscrit dans une démarche clairement anti-impérialiste et anti-sioniste. Il est affirmé la nécessité de mettre en avant l'identité communiste arabe de Georges et son combat pour la libération de toute la Palestine. Le combat pour la libération de Georges se doit de dénoncer clairement l'impérialisme français.

Les premières années, une campagne axée principalement à Paris se déploie. Meetings, rassemblements et tractages se multiplient. Deux axes d'actions étaient favorisés. En premier lieu nécessité était indiquée de s'adresser principalement aux quartiers populaires et aux jeunes. Le but étant de populariser la situation de Georges ainsi que la question du soutien à la Palestine et la lutte contre la répression. La liaison entre tous ces aspects est essentielle pour rendre vivant la campagne pour la libération de Georges.

Le second axe consistait à s'adresser à l'ensemble des forces politiques se réclamant du mouvement révolutionnaire, progressiste et pro palestinien. L'objectif étant d' obliger ses organisations à se positionner après tant d'années de silence et si possible de renforcer le collectif.

-Ses objectifs ont il été atteints ?

Constatons tout d'abord que depuis 2004 le collectif a su poser la question de la libération de Georges sur le terrain politique. Du quasi oubli où il était plongé en France son sort est désormais posé sur la place publique ; en tout cas pour le moins connu de l'ensemble des forces politiques. La campagne limitée à Paris a pris de l'ampleur dans de nombreuses régions de France (Pau, Bordeaux, Nord, Toulouse,Lyon...). Dans chacune de ses villes se créés des structures de soutien sans intervention directe du collectif. Néanmoins le collectif apporté une aide tant au niveau matériel que politique. Ces villes connaissent une activité de solidarité parfois plus importante qu'à Paris aujourd'hui. Cependant force est de constater la difficulté à impulser une vrai campagne nationale. Des rendez vous communs ont néanmoins existé, comme des manifestations devant la prison de Lannemezan. Ce qui manque à notre avis c'est une démarche politique commune axée sur le combat anti-impérialiste et anti-sioniste. Démarche qui seule peut éviter de tomber dans un campagne politique fourre tout, dénuée de positionnement de classe.

Concernant la campagne de masse, des aspects positifs sont à souligner. Surtout dans la première période. Des initiatives en direction des quartiers populaires ont eu lieu, particulièrement dans le département du 93. Distributions de tracts, collages se sont multipliés. De nombreux meetings se sont succédés ( Paris, Saint Denis, Nanterre...). Ce travail vers les masses est la clef de voûte selon nous de la réussite de la campagne pour la libération de Georges Abdallah. Seul un soutien important des quartiers populaires peut permettre de peser politiquement dans le combat pour la libération de Georges Abdallah. Malheureusement le manque de vision politique commun de l'ensemble des membres de la campagne n'a pas permis de continuer dans cette démarche .

Au contraire, une partie du mouvement de solidarité s'est essoufflée à courir après le calendrier judiciaire et à espérer un soutien des forces politiques de la gauche et de l'extrême gauche institutionnelle.

Pourtant des exemples de réussite d'un début de mobilisation populaire existe dans le cadre de la campagne pour la libération de Georges. Il en est ainsi de la campagne mené dans le Nord-Pas-de-Calais par les camarades du comité « libérez-les ».

-La lutte pour la libération de Georges est à la croisée des chemins

A partir d'Avril 2010, un élément important est venu bouleverser la campagne pour la libération de Georges. A partir du Liban une campagne dite internationale a été lancée. Une délégation représentant le collectif s'était rendue auparavant au Liban. Cette campagne a été le révélateur de l'incapacité à mener dans la durée une campagne sur une ligne politique clairement anti-impérialiste. Cette campagne internationale impulsée depuis le Liban par des forces hostiles au communisme n'a fait qu'accélérer la perte de tout repère idéologique révolutionnaire dans la campagne impulsée par le collectif. Devant cette situation, le collectif n'a pas su réagir. Une partie du collectif décide de reprendre l'initiative et propose à la discussion un texte intitulé « Renforcer et élargir le collectif en 2010 » . Dans ce document nous alertions l'ensemble du comité sur la nécessité de réorienter notre travail à destination des masses. Nous alertions sur le risque de voir dériver la campagne de Georges vers un axe principalement juridique et humanitaire. Nous proposions de remettre l'idéologie au poste de commande dans la campagne. Nous proposions déjà de réorienter notre travail en destination des masses, peine perdue.

Nous devons aujourd'hui relever le drapeau révolutionnaire du combat pour la libération de Georges Abdallah. Il faut se démarquer des forces qui pensent que l'essentiel est de rallier des chapelles politiques institutionnelles de gauche (alors que celles-ci sont les complices ou les maîtres d'œuvre de l'impérialisme) et non de construire un large front qui prendrait appui en premier lieu sur les masses populaires .

La situation actuelle est à la fois regrettable et logique. Nous réaffirmons qu' il est hors de question de frayer avec des groupes obscurantistes et réactionnaires. La campagne pour Georges se doit de garder une ligne politique clairement définie dans la plateforme et donc de récuser toute compromission avec des groupes anti communistes.

Le combat pour la libération de Georges se doit de conserver un caractère essentiellement politique. Il se doit d'affirmer et revendiquer le combat communiste, anti-impérialiste et anti sioniste. Le combat pour la libération de Georges est aussi un combat qui s'inscrit dans la lutte pour la libération de toute la Palestine. Nous devons réorienter la campagne pour la libération de Georges dans ce sens. L'unité oui mais pas au prix de l'abandon des principes.

Renforcer et élargir la campagne pour la Libération de Georges Abdallah

-La campagne pour la libération de Georges doit mettre en avant le caractère révolutionnaire, anti-impérialiste et anticapitaliste de Georges.

-La campagne pour la libération de Georges doit réaffirmer son caractère anti-sioniste

-La campagne pour la libération de Georges doit réaffirmer son soutien à la lutte du peuple Palestinien et à la légitimité de sa résistance y compris armée.

-La campagne pour la libération de Georges se doit de dénoncer clairement l'ensemble des forces politiques qui refusent de lutter pour la libération de notre camarade.

-La campagne pour la libération de Georges se doit de dénoncer clairement le rôle de l'impérialisme français dans la détention d'Abdallah.

-La campagne pour la libération de Georges se doit de dénoncer clairement l'implication de l'impérialisme US et de l'entité sioniste dans le maintien en prison de notre camarade.

-La campagne pour la libération de Georges doit essayer tant que possible de lier la lutte pour la libération de Georges à la question de l'ensemble des prisonniers révolutionnaires.

-La campagne pour la libération de Georges se doit de gagner les quartiers populaires et les masses.

La campagne pour la libération de Georges se doit d'avoir son propre calendrier. Elle ne doit pas être otage du calendrier juridique qui ne lui appartient pas.

Pour marquer clairement notre volonté d'orienter notre travail vers une mobilisation qui s'oriente clairement vers les masses nous faisons les propositions suivantes :

  • Sortir une affiche commune avec le slogan : « Libérez Georges Abdallah c'est se battre pour la Palestine et la Révolution dans le Monde». Une affiche signée par différentes organisations, avec un slogan revendiquant le combat anti-sioniste et révolutionnaire est une première étape nécessaire.

  • Axer notre campagne vers les quartiers populaires par une campagne d'affichage, de diffusions de tract et de meetings. Chaque groupe est en mesure de déterminer les quartiers et universités à cibler selon ses objectifs et sa capacité militante. En région parisienne on peut suggérer le 93 et les universités de Nanterre, Saint Denis et Villetaneuse ( Universités en Banlieue).

  • Dans les quartiers populaires, à l'instar de ce qui s'est fait dans le Nord-Pas-de-Calais mener une campagne pour faire de Georges Abdallah le citoyen d'honneur de la Ville. La campagne pour les élections municipales peut être un moment à saisir pour interpeller les « électeurs ».

  • Dans les universités mener une campagne pour qu'un bâtiment, un amphithéâtre porte le nom de Georges Abdallah. Mener une campagne pour que le conseil d'Administration des universités demande la libération de Georges Abdallah.

- Mener une campagne dénonçant le rôle du Parti Socialiste dans le maintien en prison de Georges Abdallah. Des actions devant ou dans les locaux de ce parti peuvent être menées. Leurs militants peuvent êtres interpellés lors des distributions de tracts sur les marchés pendant la campagne des élections municipales.

Toutes ces actions permettent de créer de l'agitation autour de la question de Georges Abdallah, d'aller vers les masses, d' interpeller et de dénoncer les politiciens.

Premiers signataires : AGEN, Comité Anti-impérialiste, SRI, Secours Rouge Arabe

Vous pouvez signer l'appel en envoyant un mail à l'expéditeur.

Libérons enfin Georges Ibrahim Abdallah des geôles de l'État impérialiste  français !

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