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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 18:00

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MERCREDI 30 MARS /JOURNEE DE LA TERRE 2011 

  

UNE SEULE PALESTINE SUR TOUTE LA PALESTINE ! 

 

MEETING-DEBAT  12h30   Amphi C1

 

Avec Eric Hazan, éditeur et écrivain et Rawiya Shanti, d’Abna al Balad (Haïfa)

 

Projection dès 11h30 du film « la Terre parle arabe » de Maryse Gargour

 

Que représente la Journée de la Terre ?

 

Le 30 mars 1976, après l’élection à la mairie de Nazareth du poète et militant Tawfiq Zayyad, une Journée de la Terre est organisée pour marquer l’attachement du peuple palestinien à sa terre et pour refuser les confiscations et appropriations des terres arabes par Israël. Ce jour là, les manifestations en Galilée sont réprimées dans le sang. Depuis, le 30 mars est devenu la journée de tout le peuple palestinien, de Gaza, de Cisjordanie, de la Palestine historique et des camps de réfugiés dans les pays voisins. Ce jour commémore aussi le soulèvement du 30 mars 1936, début de la grande révolte palestinienne dirigée d’une main de maître par Ezzedine El Kassem contre l’occupant britannique et contre le flot de colons juifs européens qui venaient avec armes et bagages réaliser leur rêve colonial. Ce 30 mars symbolise donc la volonté de résister des Palestiniens, avec à leur côté et à leur écoute, aux quatre coins du monde, tous les peuples qui sympathisent avec leur cause. Nous  commémorons la Journée de la Terre depuis plusieurs années à l’Université de Nanterre avec le même objectif : rendre hommage aux martyrs de la cause palestinienne, éclairer sur la nature du conflit et renforcer la solidarité. C’est une date importante pour tout le mouvement de solidarité internationale anti-colonial et anti-impérialiste.

 

Quelle est la situation en Palestine occupée ?

 

Aujourd’hui Gaza, sous blocus, est à nouveau sous le feu, sous les bombes et dans le sang, avec des dizaines de morts toujours plus invisibles dans nos médias démocratiques concentrés sur la nouvelle « croisade » en Libye (selon le mot de Claude Guéant, le ministre français de l’Intérieur). La Cisjordanie et Jérusalem sont de plus en plus rongés par la colonisation continue. Les Palestiniens de 48, toujours menacés par le spectre du transfert, sont réprimés et deux nouvelles lois racistes viennent d’être promulguées en Israël même (une pour empêcher les Palestiniens de commémorer la Nakba  de 1948 et une autre pour interdire la remise en cause du caractère juif, et donc monoethnique, de l’Etat occupant). A chaque massacre, maquillé en « riposte », à chaque spoliation, le vrai sens des accords d’Oslo se dévoile crûment. Au nom de la paix, on a demandé que la victime serre la main au bourreau, sans mettre fin, même partiellement comme en Afrique du Sud, au système d’oppression. Oslo est une capitulation qui a légitimé le colonialisme, qui a désarmé et divisé les Palestiniens avec la farce médiatique des « négociations ». Le résultat était prévisible. La force des impérialistes prime sur le droit : dans les conditions actuelles L’Etat palestinien promis sera fantoche,  construit sur des confettis de territoires, des prisons à ciel ouvert. Le mythe des deux Etats n’a plus qu’une signification : Un Etat colonial surarmé, ayant le monopole nucléaire dans la région, dernier carré de l’apartheid officiel, a les mains libres pour réaliser ses buts de guerre : détruire la Palestine historique, éradiquer la résistance, normaliser ses relations avec les bourgeoisies arabes chargées de faire la police contre leurs propres  peuples.

 

Pourquoi les impérialistes accordent-ils une place si grande à Israël ?

 

Les grandes puissances impérialistes rebaptisées par synecdoque « communauté internationale » prétendent aujourd’hui venir en aide aux peuples opprimés comme en Libye. Peut-on seulement y croire ? Quel est leur projet pour la Palestine ? Pourquoi leur compassion soudaine n’atteint-elle pas le Proche-Orient ? Les Etats européens, grands protecteurs des droits de l’homme, envisagent-ils tout un éventail d’actions, comme l’embargo sur les armes, l’exclusion d’une zone aérienne ou l’arrêt du financement des institutions occupantes ? Bien sûr que non ! Ils rehaussent leurs relations économiques avec leur « partenaire privilégié », ils financent l’armée d’occupation et renforcent leur collaboration sécuritaire avec Israël. Comme ils le font d’ailleurs avec les pétromonarchies du Golfe qui noient dans le sang les soulèvements populaires. Ce n’est ni le poids des lobbys comme le fameux AIPAC aux Etats-Unis, ni le sentiment de culpabilité lié au génocide juif qui expliquent la place que les puissances impérialistes accordent à Israël. Sa mission consiste simplement à bien remplir son rôle de « police des frontières » et de poing armé du capitalisme globalisé, défendant les intérêts et le mode de vie impérialiste. Comme le disait un analyste inspiré : « Ce n’est pas l’Occident qui soutient Israël, c’est Israël qui est une partie de l’Occident ».

 

La solidarité internationale est une arme

 

Malgré ce rapport de force, d’évidence défavorable, la cause palestinienne apparaît comme de plus en plus légitime dans le monde y compris pour ceux qui croyaient à la fable du « terrorisme arabe » comme principale source des maux de la région. Nous savons, et les impérialistes le savent d’expérience, qu’il a fallu des dizaines d’années pour que les « doux rêveurs » de l’indépendance algérienne ou vietnamienne obtiennent gain de cause. La leçon palestinienne est lumineuse : on ne détruit pas un peuple tant qu’il reste debout. A plus forte raison si la solidarité internationale est puissante. Du côté des dominants comme des dominés ce qui se joue au Proche-Orient n’est pas une question locale ; c’est un épisode la guerre de « mille ans » qu’évoquait l’écrivain algérien Kateb Yacine, celle qui fait de la Palestine un nom représentant la cause de tous les peuples opprimés. C’est pour cela que la solidarité va se renforcer. Pour répondre à ce défi, les autorités sionistes s’en prennent désormais aux militants internationaux jusqu’à les tuer (la « flottille de la liberté » et ses 9 morts) sous prétexte qu’ils seraient une « armada de la haine et de la violence » et représenteraient la « troisième menace stratégique » sur Israël. Dernièrement même l’UNRWA, agence humanitaire de l’ONU, la seule institution fournissant peut être 95% de l’aide à près de cinq millions de réfugiés palestiniens est devenue une cible dénoncée comme « terreau fertile au terrorisme international ».

 

Le chantage à l’antisémitisme face à la libération des peuples.

 

Les autorités sionistes mènent aussi de vastes campagnes idéologiques pour criminaliser la solidarité. Or, la France est un des centres nerveux de la bataille idéologique, selon les déclarations mêmes de l’Agence juive pour Israël (un organe gouvernemental chargé de l’immigration juive en Palestine –Aliyah-). D’ailleurs, la censure sur la critique d’Israël s’exerce à découvert en France. Au mois de janvier 2011, l’interdiction d’un débat a eu un certain écho. En effet, un débat sur la solidarité avec la Palestine a été interdit à l’Ecole Normale par sa directrice Monique Canto-Sperber. Sous la pression conjointe du CRIF et de l’UEJF mais aussi de l’invraisemblable UPJF (Union des patrons juifs de France) et avec l’accord de la ministre Valérie Pécresse. Les étudiants organisateurs du débat se sont vus gratifier du délicieux titre de « staliniens ». Débattre de la politique israélienne ou du boycott comme arme légitime serait interdit en France. Que dire alors du soutien à la résistance palestinienne ? Serait-ce un crime ? Se dire antisioniste aujourd’hui en France c’est être critiqué de façon absurde et infamante comme antisémite, du moins dans les médias dominants. C’est cette insulte que l’on crache au visage de quelques intellectuels courageux qui critiquent le colonialisme au Proche-Orient. Pourtant l’amalgame israélien-juif-sioniste n’est pas du fait des sympathisants de la cause palestinienne, au contraire c’est l’abc du sionisme que d’opérer cette réduction ad nauseam. Le chantage à l’antisémitisme, on le crache surtout au visage de la jeunesse des quartiers populaires, très mobilisée lors de la seconde Intifada. Ce qui montre à quel point la solidarité internationale portée par d’autres opprimés effraient les dominants. Car derrière l’intimidation il y a la peur. La peur par exemple que sous la poussée des Intifadas du monde arabe, d’authentiques révolutions aient lieu et que les rapports de forces s’inversent, ouvrant la voie à la libération de la Palestine. Cette peur des dominants, c’est aujourd’hui l’espoir des peuples.

 

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE PALESTINIEN !


GLOIRE A SES MARTYRS !


VIVE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE DES PEUPLES !

 

                           Comité anti-impérialiste (anti.imperialiste@gmail.com)

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