AGEN-nanterre
ILS DETRUISENT LA PLUS GRANDE CITE-U D’EUROPE :
ORGANISONS LA RIPOSTE !
Cet été, à la Résidence Universitaire d'Antony (RUA), un bâtiment de 550 chambres a été
définitivement fermé en vue de sa prochaine destruction. Face à cette énorme perte de logements, la seule solution apportée par le Crous aura été de lancer une procédure d'expulsion massive,
laissant plus d'une cinquantaine d'étudiants sans logement du jour au lendemain.
En ce mois d'octobre, c'est désormais la destruction de 819 autres logements de cette cité U qui a été votée par la communauté d’agglomération des hauts de Bièvre. C'est encore par dizaines que les étudiants continuent à être expulsés depuis la rentrée de septembre. La direction du Crous ne prend même plus la peine de dissimuler les méthodes inhumaines auxquelles elles a recours, dépassant sans aucune gêne le seuil de la légalité. Ainsi, après avoir vidé complètement l'habitat, les serrures sont changées, le tout durant l'absence des résidents. C'est le cas de cette étudiante qui, en partant tranquillement en cours le matin, s'est retrouvée le soir à la rue, ne pouvant plus rentrer chez elle et retrouvant toutes ses affaires personnelles jetées en bas du bâtiment (photo). Le même jour quatre autres personnes ont connu le même sort.
Ce qui se passe en ce moment même à Antony n'est pas un cas isolé. À la cité U de Nanterre, ce genre de méthodes n'est pas inconnu des résidents. Pratique un peu plus « moderne », il suffit ici à l'administration d'appuyer sur un bouton pour démagnétiser le badge qui permet au résident d'ouvrir la porte de chez lui. Mettant ainsi une pression sur l'étudiant qui aurait le malheur de ne plus répondre au règlement intérieur du Crous (sans cesse modifié), à qui on laisse 48h pour débarrasser ses affaires, faute de quoi il n'aura plus accès à sa chambre.
Tout cela répond à une politique globale menée par le Crous. Sous couvert de rénovations qui laissent miroiter une amélioration de la condition du logement étudiant, la réalité nous montre que nous disposons désormais de moins de droit ainsi que moins de chambres. Et quand on voit le prix du loyer il se trouve qu’il a doublé ! Alors que le manque de logements sociaux est devenu un véritable fléau de la condition de vie étudiante, on ne nous donne en réponses que destructions et expulsions. De plus, le statut « hôtelier » du résident permet au Crous de jouer sur la loi. Notre logement étudiant est pour la grande majorité d'entre nous notre habitat principal, pas une chambre d'hôtel ! Il est désormais plus qu'urgent de sortir de notre isolement, de se rassembler, et de faire reconnaître nos droits.
Tous les syndicats institutionnels élus au CA du Crous et du Cnous sont favorables à cette pseudo-réhabilitation qui accélère le processus de « nettoyage social ». Résidents de toute l'académie, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes ! Créons ensemble un Comité de Défense du Logement Social Etudiant pour la défense de nos droits !
POUR UN RÉEL STATUT DE RÉSIDENT !
CONSTRUCTIONS MASSIVES DE LOGEMENTS SOCIAUX !
CRÉONS UN COMITÉ DE DÉFENSE DU LOGEMENT ÉTUDIANT !