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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:08

 



ILS VEULENT CHASSER LES ENFANTS D’OUVRIERS

DES FACS :

ORGANISONS NOUS POUR LA DEFENSE DE NOS

DROITS !

Les banques n’ont pas leurs places à la fac ! Chassons-les !

Quelle solution face à la précarité étudiante? Dans la droite ligne de la LRU (loi sur l'autonomie des universités) et de la logique globale de privatisation des universités, les banques sont la solution apportée par le gouvernement et ses représentants locaux pour répondre à la précarité étudiante. On les croyait discréditées. A coup d'"actifs toxiques", de "subprimes" et de "crédit revolving", elles ont plongé le monde dans le chaos. Tant pis! Elles vont maintenant "sauver" les facs par l'endettement des étudiants! Jugées responsables de la crise du capitalisme y compris par les plus hystériques des chiens de garde du capitalisme, les banques, désormais renflouées par l'Etat, s'aiguisent les crocs sur le marché étudiant. En effet, actuellement Pécresse (ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche) fait la promotion du prêt étudiant lancé l’an dernier par une convention signée entre l’état et les groupes bancaires "banque populaire" et "Cetelem". La ministre annonçait sur RMC le 12/09/08 : « Dès septembre, on a mis en place un fonds de garantie des prêts de 5 millions d'euros pour pouvoir faire 20 000 prêts. En 2009, on augmentera ce fonds de garantie : l'idée étant de doubler, avec 40 000 prêts supplémentaires ». En effet, comme on peut le voir sur le site du gouvernement en cette rentrée deux fois plus d’étudiants ont dû prendre un prêt de 8000 euros en moyenne. Dans cette même logique, on a pu voir depuis plusieurs semaines des stands tenus par des banques sur l’université. Banques  qui nous proposent des offres qui peuvent paraitre alléchantes  tels que  le « don » de 50 euros pour l’ouverture d’un compte ou des prêts étudiants pour le financement de nos études.  Seulement en quoi les banques peuvent elles servir l’avenir des étudiants ? Le résultat on le connaît: le prêt étudiant risque de devenir monnaie courante et de remplacer les bourses sociales. En Angleterre, un étudiant est endetté à la fin de son cursus en moyenne de 30 000 livres. L’université n’est-elle pas censée être un lieu public et donc non commercial ? En fait, L’université intègre la logique mercantile des banques à l’université. Les pseudos défenseurs de la laïcité « oublient » d'ailleurs de s’insurger face à la présence des banques, une présence qui remet totalement en cause ce principe "sacré". La laïcité n’impose pas uniquement la neutralité vis-à-vis des pressions religieuses mais aussi vis à vis des pressions politiques et  commerciales.

Depuis la fin des années 80 : Massification sans démocratisation

Le mouvement étudiant après 68 se battait pour une autre société, considérant que le système capitaliste n’était pas un horizon indépassable. Parmi les revendications portées il y avait celle de l’ouverture de l’université pour les enfants des classes populaires. En effet, avant 1980, l’accès à l’université était encore largement réservé aux enfants de la bourgeoisie. A la fin des années 80, s’opère la massification de l’accès à l’enseignement supérieur. Ce qui signifie l’accès possible à l’université pour une partie des enfants d’ouvriers.  Mais cette massification s’est accompagnée également d’une sélection sociale de plus en plus accrue après bac +2 et d’une dévalorisation des diplômes. L’échec à l’université n’est pas d’abord un problème pédagogique, c’est avant tout un problème social et économique. Le moteur principal de l’échec organisé c'est  la faiblesse ou l’absence de bourses et de logements sociaux. En effet, à la fin des années 1960 existaient 100 000  logements sociaux étudiants pour 150 000  étudiants. Aujourd’hui nous avons atteint le chiffre de 2,2 millions d’étudiants et il n’existe que 150 000  logements sociaux étudiants. La pénurie de logements est criante tout comme le manque d’aides sociales.

Précarisation des étudiants et destruction du logement social étudiant :

Pour vivre correctement en région parisienne un étudiant aurait besoin du double de la bourse la plus élevée représentée par l'échelon 6.  Or la réalité est que la grande majorité des étudiants boursiers sont dans l’obligation de se salarier. La bourse même avec le montant le plus élevé ne suffit pas à vivre décemment. Le CROUS (organisme social qui attribue bourses et logements) est censé être l’outil, l’aide principale apportée aux étudiants défavorisés. Pourtant cet organisme mène une politique de rentabilité et de chasse aux pauvres.  Les travaux de rénovations des Cité-U sont en réalité un nettoyage social. L’augmentation des loyers est substantielle, passant de 134 euros à 220 euros pour une chambre de 9m2. De plus en plus de chambres sont même proposées à 400 euros. Les conditions d’admission et de réadmission se durcissent nettement. A la cité- u de Nanterre, le CROUS se permet même de bloquer l’accès aux chambres pour les étudiants qui auraient deux mois d’impayés ! A la cité-u Antony la situation est encore plus alarmante puisque l’été dernier plusieurs dizaines d’étudiants se sont retrouvés à la rue (leurs affaires sorties de leurs chambres et les serrures changées par le soin du CROUS). Cette Cité-U (la plus grande d’Europe) est vouée à la destruction selon une décision des élus locaux  (cf texte : Ils veulent détruire la plus grande cité-u d’Europe Pour la défense de la cité Universitaire d'Antony ! ). Rien n’est proposé pour loger les étudiants en dehors des offres du privée que le CROUS met en avant sur son site. C’est déjà 548 chambres qui ont été détruites l’été dernier. D’ici fin 2010 c’est 5/7 des bâtiments qui vont être détruits, soit environ 1800 chambres bientôt supprimées.

Les syndicats institutionnels cogèrent la misère étudiante

Récemment l’UNEF, syndicat de cogestion  annonçait comme une victoire importante l’instauration d’un mois supplémentaire de bourses accordée par Sarkozy. En plus de la publicité mensongère faite à ce dernier, le syndicat jaune à omis de préciser que ce « supplément » concerne uniquement les étudiants qui ont cours au mois de septembre, c'est-à-dire une extrême minorité d’entre nous. Ce même syndicat accompagné de l’UNI, la Cé et la FAGE fait la promotion des rénovations des Cité-U  et de « l’effort « effectué par le CROUS.  Masquant ainsi la réalité : de nombreux étudiants traînés devant les tribunaux, expulsés et malmenés par le CROUS parce qu’ils auront eu le tort de n'être pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche.

Nécessité de se rassembler, de s’organiser et de lutter : Construisons un comité de

défense du logement social étudiant !

Nous ne voulons pas d’une université ouverte aux intérêts privés, à la merci des banques et des patrons. Nous ne voulons pas non plus de l’échec organisé qui accompagne  la pseudo-démocratisation des facs. En définitive il s’agit de l’absence volontaire de moyens donnés aux étudiants issus des milieux populaires. Une question littéralement laissée de côté par les derniers mouvements de grève au sein des universités. Remplacer l’aide sociale par le prêt étudiant est un véritable scandale et accentue notre précarité. Enfin, nous n’acceptons pas le nettoyage social opéré par le CROUS en Cité-U qui est symbolisé par la multiplication des expulsions.

 Pour inverser le rapport de forces, nous devons nous rassembler pour nous organiser autour d’un comité de défense du logement social étudiant. Sortir de l’isolement cherché par le CROUS, faire valoir nos droits et se battre pour est une nécessité actuelle.

Note : Le 29 janvier 2009, un projet de loi relatif à « la création du prêt étudiant garanti par l’état et à remboursement diffère et conditionnel » est déposé par des députés UMP. Cette proposition de loi n’est pas nouvelle puisqu’elle avait été proposée par Jospin lors de son mandat de ministre de l’éducation en 1988. Cette loi a pour objectif de systématiser le prêt comme le recommande l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique) : « De plus, bien qu’on ait facilité les donations de fondations privées aux universités de nouvelles mesures seront nécessaires pour favoriser le financement privé des universités. Notamment en ayant davantage recours aux droits de scolarité, cette mesure se doublant de prêts étudiants remboursables en fonction des revenus ultérieurs. » (Extrait de « Objectif croissance » pour la France, Rapport annuel de l’OCDE, 2009.).



BANQUES HORS DES FACS !  POUR LE DOUBLEMENT DU NOMBRE DE BOURSES ET DE LEURS MONTANTS !

NON AUX EXPULSIONS ! UN LOGEMENT POUR TOUS !

POUR LA CONSTRUCTION MASSIVE DE LOGEMENTS SOCIAUX ETUDIANTS !

CONSTRUISONS UN COMITE DE DEFENSE DU LOGEMENT SOCIAL ETUDIANT !

AGEN (Association Générale des Étudiants de Nanterre) 
agenparis10@hotmail.com Blog : agen-nanterre.over-blog.com

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