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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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  • : Pour un syndicalisme de combat.
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 14:27

 

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Pour un syndicalisme de combat votez AGEN !

 

Les 15 et 16 février 2011, de 10h à 18h

 

 

Les universités françaises sont défigurées par deux plaies : d’une part, la sélection sociale et ethnique non déclarée (les étudiants issus des milieux populaires et du monde ouvrier en particulier sont impitoyablement écartés par l’échec organisé) et d’autre part, la soumission aux marchés, c’est-à-dire la soumission à la logique capitaliste défendue par les réformes « d’harmonisation européenne ». Depuis plusieurs années de grandes luttes étudiantes ont lieu en Europe, surtout en Grèce, en Italie, en Espagne, en Angleterre et en France contre le dénommé « processus de Lisbonne » qui préconise la privatisation des universités. Les contre-réformes qui s’en inspirent sont mises en place par des gouvernements de gauche et de droite depuis 20 ans et elles ont pour but de transformer le secteur éducatif en marché rentable. Les inégalités et la privatisation sont donc les deux questions cruciales à l’université. Sur ces fronts, les syndicats étudiants réformistes et défaillants, comme l’UNEF, ont capitulé, ils n’évoquent même plus leur opposition (très relative) aux lois qui saccagent l’université publique. Quant aux conseils universitaires, ils s’adaptent servilement à la logique marchande et inégalitaire. Pourtant, il est possible de résister, de s’organiser et de lutter contre la privatisation et les inégalités. L’AGEN  réaffirme la nécessité du combat contre les lois scélérates sur la privatisation ou sur les étudiants étrangers. C’est pourquoi, dans les conseils comme ailleurs, L’AGEN se battra face aux tenants de l’ordre établi.

 

 

  • COMBATTRE  LA PRIVATISATION ET L’APARTHEID UNIVERSITAIRE !
  • BOYCOTT UNIVERSITAIRE ET CULTUREL D’ISRAEL !

 

  1. Pour une université accessible à tous et non-marchande 

L'actuel processus de privatisation des universités renforcé par la loi n°2007-1199 relative aux libertés et responsabilités des universités (loi LRU) détruit les maigres acquis de l’université publique. Les établissements d'enseignements supérieurs sont dorénavant livrés à eux-mêmes. Dans un climat de concurrence à outrance, ils doivent s'autofinancer pour continuer à exister et rester « attractifs ». Les fonds publics, si précieux aux universités, sont alloués sous condition. En effet, le gouvernement finance que si ces dernières trouvent des partenariats avec les entreprises. (Dans le jargon de la ministre Pécresse, quelques universités réunies dans des regroupements d’excellence, nommés  IDEX ou LABEX, sont financés s’ils acceptent les critères patronaux et l’ouverture au « marché de la connaissance »). A l'université de Nanterre, anciennement Paris X, le choix du partenaire est d'ores et déjà fait, il s'agit du quartier d'affaire de la Défense. Notre université a été rebaptisé à cet effet « Paris Ouest Nanterre La Défense ». Ce sont les critères du « monde des affaires » qui s’imposent comme norme, alors que ces critères conduisent au désastre économique et à la destruction des droits. La mesure anglaise qui prévoit des inscriptions à 9000€ va-t-elle être appliquée en France ? Les « nouveaux maîtres » de l’université l’envisagent déjà. Saluons toutefois la belle colère des étudiants d’Angleterre qui ont fait comprendre au gouvernement leur attachement à une université plus démocratique.

 

  1. Contre la destruction programmée des Humanités et des Sciences Sociales 

Cette destruction est reconnue par les responsables universitaires eux-mêmes : Le 16 novembre 2010, la présidente de l’Université de Montpellier III-Paul Valéry, Anne Fraïsse,  explique son refus de poursuivre les négociations concernant l’Initiative d’Excellence (IDEX) : [...] on ne peut sacrifier les Humanités pour un plat de lentilles payé à crédit. Surtout, sous couvert d’excellence, le projet du gouvernement cible certains secteurs scientifiques et oublie quasiment nos disciplines. Même excellente, la recherche en Lettres Langues, Arts, Sciences Humaines et Sociales, ne peut prétendre qu’à un rôle d’appoint de projets jugés plus rentables pour les entreprises, agro-alimentaire, chimie, bio-santé, etc… ». A Nanterre, bien que les secteurs économiques soit différents, la logique reste la même. Les conseils d’UFR doivent refuser les plans gouvernementaux et non s’y adapter ! Luttons ensemble pour la gratuité de l’enseignement !

 

 

  1. Pour les étudiants salariés et contre l’exploitation par les stages

Lionel Collet, président de la Conférence des présidents d'universités, et Laurence Parisot, présidente du Medef, ont signé le 23 novembre 2010,  la première convention destinée à donner un cadre aux partenariats entre les universités et les Medef régionaux et territoriaux. Parmi les thèmes abordés : l’insertion professionnelle, la formation tout au long de la vie, l'employabilité, la mobilité, la recherche, l'innovation et le transfert de connaissance, l'entreprenariat, la gouvernance, le rôle des fondations. L’AGEN propose que les conseils d’UFR dénoncent la convention Universités-MEDEF

En préconisant les stages comme voie royale de l' « insertion professionnelle » les universités sont les premières à faire commerce de leurs étudiants auprès des entreprises. D’autre part, l'échec à l'université n'est pas qu'un problème pédagogique, c'est avant tout un problème social et économique. La faiblesse ou l'absence de bourses et de logements sociaux obligent 60% des étudiants (les premiers touchés par l'échec organisé) à se salarier. Ainsi, les autorités organisent actuellement le « précariat » prolongé des étudiants. L’AGEN propose que les conseils d’UFR mettent en place des cours du soir. Il faut faciliter la réussite des étudiants-salariés en leur laissant le choix entre le contrôle terminal ou continu et par d’autres mesures.

 

 

 

  1. Pour l’égalité des droits : non aux discriminations, régularisation des sans-papiers

 

La discrimination raciale et nationale compte parmi les plus cruelles souffrances qui accablent les sociétés humaines. Au pays des droits de l’Homme, il y a des hommes et des femmes sans droits. Il serait illusoire de croire que notre université y échappe. L’année dernière l’AGEN a rédigé puis fait voté dans les conseils centraux une motion qui met fin au contrôle du titre de séjour lors de l’inscription. C’est un premier pas pour briser le racisme institutionnel. Mais les étudiants sans-papiers connaissent toujours les mêmes menaces rappelées par l’appel de RUSF Paris X : « Chasse aux sans-papiers, multiplication des expulsions et des contrôles d’identité au faciès, rafles à la sortie des écoles, des gares, des foyers, enfermement généralisé des étrangers en situation irrégulière dans des prisons qui ne disent plus leur nom. ». L’université doit cesser sa participation au racisme d'État qui se fait par l’absence de droits, des refus d’inscription et l’absence de détermination à défendre les étudiants étrangers piégés par l’administration française. L’AGEN posera ce débat de l’égalité des droits dans les conseils.

 

  1. Pour le boycott universitaire et culturel d’Israël. L’Université de Nanterre doit rompre ses relations avec les universités israéliennes

 

Est-il légitime que notre université soutienne le colonialisme ? Cette question nous allons la poser à Nanterre avec le fracas de la vérité révolutionnaire. Le peuple palestinien colonisé, dépossédé, discriminé, massacré comme à Gaza, a lancé un appel au boycott des institutions israéliennes à l’instar du boycott de l’Afrique du Sud de l’apartheid. Le mouvement de boycott se développe partout dans le monde. Nous répondons à cet appel en premier lieu en balayant devant notre porte. Car, au sein même du système universitaire français, se développe, à travers le partenariat, la collaboration avec les universités israéliennes. Paris Ouest Nanterre La Défense propose en effet un programme d'échange avec l'université de Tel Aviv, Bar-Ilan University. La collaboration de l'université Paris Ouest avec les universités israéliennes participe à la normalisation des rapports avec le dernier État ouvertement colonialiste. Les universités israéliennes élaborent des théories d'occupations et de discriminations nécessaires à la politique israélienne. Elles fournissent des démographes, des psychologues et des analystes de stratégie qui participent à la colonisation et au régime d’occupation. Cela se manifeste par leur collaboration avec l'armée et les services de sécurité, ainsi que le soutien qu'elles apportent à l'industrie d'armement du pays. Elles n'ont jamais dénoncé les nombreux cas, où, Israël à fait fermer les centres académiques palestiniens. Aussi, les centres académiques israéliens écartent, pour « raisons de sécurité », les professeurs jugés sympathisants de la cause palestinienne. Rompre les relations académiques, c’est montrer que Nanterre refuse le colonialisme. L'AGEN appelle au boycott de l'État colon israélien et de fait, au boycott de ses universités.

 

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