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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 22:13

Georges-ibrahim.jpg

 

 

Comme chaque année, vous pourrez rencontrer le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah au Village du monde de la fête de l'Humanité dans le Parc de la Courneuve les 16, 17, 18 septembre.

Dossiers, tee-shirts, cartes, plaquettes, autocollants seront à votre disposition.

 

POUR LA LIBÉRATION

DE GEORGES IBRAHIM ABDALLAH

 

militant communiste libanais détenu en France depuis 27 ans

 

 « Camarades, c’est en se mobilisant toujours plus sur le terrain de la lutte anticapitaliste anti-impérialiste que l’on apporte le soutien le plus significatif aux prisonniers révolutionnaires. » Georges Abdallah 

 


 

Qui est Georges Abdallah ?

Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste arabe qui, au sein de son organisation, les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), a lutté avec acharnement contre les criminels impérialistes et leurs alliés sionistes.

Il a grandi au Liban à une époque où les luttes de libération des peuples s’intensifiaient au Moyen-Orient en relation avec la lutte du peuple palestinien.

Combattant révolutionnaire pro-palestinien, il s’engage dès la fin des années soixante dans la résistance palestinienne et libanaise contre la colonisation et l’occupation sionistes.

Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, il est condamné à la suite d’un montage policier et judiciaire à la réclusion à perpétuité, pour complicité dans l’exécution d’un agent des services secrets israéliens et d’un attaché militaire états-unien.

En 2003, la juridiction de Pau autorise sa libération, mais sur ordre du ministre de la Justice et sur intervention des États-Unis, l’appel du procureur général fait annuler cette décision. 

En 2009, Georges Abdallah s’est vu confirmer en appel le rejet d’une septième demande de libération conditionnelle. En 2010, la justice a continué à s’acharner contre lui, en le poursuivant pour refus de prélèvement d’ADN.

Georges Ibrahim Abdallah, fidèle à ses engagements, n’a jamais rien renié de son combat solidaire avec les peuples en lutte contre l’impérialisme et le sionisme, et pour la libération totale de la Palestine.

Et c’est pour cela que la justice française, aux ordres d’un gouvernement soucieux de préserver les intérêts impérialistes français au Moyen-Orient, le maintient en prison depuis plus de 27 ans.

Sa peine de sûreté étant accomplie depuis 1999, Georges Abdallah est libérable depuis 12 ans.

 Liberté pour notre camarade Georges Abdallah !

 

Avec les peuples révoltés

L

ESpeuples des pays arabes mènent aujourd’hui une lutte exemplaire, et c’est un formidable espoir pour tous les peuples du monde.

Cette lutte, c’est la même que celle initiée il y a plusieurs décennies par le peuple palestinien pour sa libération, c’est le combat de Georges Ibrahim Abdallah.

Cette lutte est partie intégrante de la lutte du prolétariat contre le capitalisme, elle est partie intégrante de celle des peuples du monde contre l’impérialisme. Elle se mène aussi contre ses « chiens de garde », mis au pouvoir pour défendre ses intérêts, pour réprimer toute révolte des masses exploitées et opprimées.

Georges Abdallah est un communiste ; il sait que seule la force organisée des masses opprimées peut permettre de battre l’impérialisme et ses laquais et de barrer la route à de nouveaux exploiteurs du peuple, non seulement dans les pays arabes, mais aussi dans les autres pays.

Georges Abdallah affirme qu’il ne faut avoir aucune illusion envers la « démocratie » des impérialistes et des classes dominantes des pays dominés, qui tentent de détourner à leur profit la juste révolte des peuples arabes.

Georges Abdallah nous dit que le combat contre les conséquences de la crise dans les pays capitalistes ainsi que celui des peuples arabes doivent se rejoindre, pour l’émancipation de l’humanité.

Le tapis du mouvement d’émancipation se déroule sur la scène de l’Histoire, à la stupéfaction inquiète des réactionnaires et pour la joie des peuples.

Faire connaître Georges Abdallah, lutter pour sa libération des geôles françaises, c’est résister à l’oppresseur commun qui nous réduit peu à peu à une misère sans fond et nous réprime de plus en plus pour étouffer la révolte qui gronde  

 


 

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

blog : http://liberonsgeorges.over-blog.com      contact : liberonsgeorges@no-log.org

 

 



« Tout un monde a changé… »

Déclaration de Georges Ibrahim Abdallah pour le meeting du 15 avril 2011 organisé à Toulouse par le comité Coup pour Coup 31 et  le Secours rouge arabe

 

Cher(e)s camarades, cher(e)s ami(e)s,

En l’espace de quelques semaines, tout un monde a changé : du Maroc au Yémen, de la Tunisie à Oman, de la Jordanie à l’Irak et à Bahreïn, de l’Algérie à la Syrie et au Liban.

Et l’Égypte redevient Oum el Dunya la Mère du monde.

C’est toujours vrai : si les conditions sont bonnes « une étincelle peut mettre le feu à la plaine » et du coup celle-ci n’est plus ce qu’elle était. Elle a complètement changé et tout le monde ou presque est pris au dépourvu…Qui aurait pu imaginer, il y a seulement quelques mois, que Moubarak et sa clique seraient amenés en prison ou devant un juge en Égypte ! Et oui camarades, Moubarak et ses deux fils et la plupart de sa clique sont déjà en prison ou en résidence surveillée en Égypte. Cette Égypte qui, en un rien de temps, s’est débarrassée de sa peur et de sa torpeur.

Hier encore, le rapport des Nations unies « sur le développement humain en Égypte » disait à propos de la « culture de peur »  que seulement moins de 3% des Égyptiens sont disposés à signer une pétition de protestation ou à participer à une manif. Moins de 3% !

Et la voilà aujourd’hui Oum el Dunya avec ses millions d’hommes et de femmes dans la rue incarnant et amplifiant à l’infini l’indignation et la révolte de l’Immolé de Sidi Bouzid. Et de la place Attahrir à toutes les villes du monde arabe, la révolte se propage et la détermination s’affirme. Et du coup, la peur change de camp.

Rien ne sera plus comme avant. Ni les Baltagyia et autres nervis des régimes en place depuis une éternité, ni les milliers de Moukhabarat ou autres services de répression ne pourront endiguer le torrent révolutionnaire des masses populaires.

Camarades, de derrière ces abominables murs où je me trouve depuis un certain temps, je ne peux qu’être admiratif et quelque peu émerveillé devant l’ampleur de ce mouvement et l’émergence devant nos yeux de ce monde arabe nouveau. Bien entendu, à partir d’une prison, c’est toujours assez difficile de saisir la complexité d’un processus révolutionnaire en cours. A plus forte raison si l’on se trouve à l’aube d’une nouvelle époque.

La crise mondiale du capitalisme qui a éclaté en 2008 constitue le cadre global de toute cette nouvelle époque. Et tout naturellement le changement en cours dans le monde arabe s’inscrit d’emblée comme facteur déterminant dans le cours de cette crise. Abordées sous cet angle, les tâches des révolutionnaires et plus particulièrement des communistes, des deux bords de la Méditerranée, devraient inciter les uns et les autres à mettre l’intérêt international du prolétariat au premier plan de leurs activités. Tout au long de ces parcours de lutte où les soulèvements des masses dans les différents pays arabes constituent seulement des moments distincts dans le cheminement du processus révolutionnaire aussi bien national qu’international, les discussions, les débats ainsi que l’élaboration des diverses perspectives communes, sont appelés à s’intensifier en vue d’une meilleure disposition des forces anticapitalistes anti-impérialistes.

Plus que jamais, camarades, affirmons le combat commun au quotidien et faisons de sorte que chaque pas en avant pour les uns, le soit aussi pour les autres.

Camarades, ensemble nous vaincrons.

Et certainement, ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons.

 

À bas les dictateurs et leurs régimes capitalistes !

À bas les impérialistes et leurs chiens de garde !

Non à toutes les interventions militaires impérialistes sous n’importe quelle forme !

Honneur aux martyrs et aux masses populaires en lutte !

Ensemble, camarades, nous vaincrons !

 

Mes salutations les plus chaleureuses à vous tous, camarades.

 

Votre camarade Georges Abdallah.

Lannemezan, 15 avril 2011

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