Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
  • Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
  • : Pour un syndicalisme de combat.
  • Contact

Infos et citations

Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

Recherche

12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 12:40

 

 

 

 

 

 

1172168462-greve-universite-copie.jpg

 

 

 

tract retraitesVIVE LA GREVE !   (Doc en PDF)

 

 

 

 

 

 

Face à la démolition sociale, les étudiants doivent choisir leur camp !

 

Les étudiants ont le choix entre rejoindre la lutte des travailleurs ou attendre passivement de passer à leur tour sous le rouleau-compresseur du capital. Que les étudiants rejoignent la grève, l’étendent, la renforcent, ce n’est ni criminel ni absurde. C’est logique, utile et nécessaire.

 

Rappelons nous. Il y a deux ans, « sauver les banques », le slogan unitaire de la bourgeoisie, signifiait renflouer les temples du capitalisme de plusieurs centaines de milliards d’euros. Aujourd’hui « sauver les retraites » c’est retirer des droits aux travailleurs. Nul besoin d’être marxiste pour comprendre quel intérêt de classe sert le pouvoir.

 

Pour la majorité des jeunes il ne s’agit même plus de sortir du rapport d’exploitation à 62 ou à 67 ans mais de savoir s’ils en sortiront avant le tombeau. En tant qu’étudiants nous sommes déjà de plus en plus souvent salariés ou nous allons le devenir. Pour beaucoup l’horizon, ce n’est pas la promotion sociale, c’est la précarité, le statut de working poorou le chômage. Certes quelques fils à papa, ne connaissant que le confort résidentiel de l’Ouest parisien, attendent leur futur pistonnage. Mais la majorité des étudiants sait quel sort peu enviable lui réserve la jungle capitaliste. D’évidence, le combat social est donc le nôtre. Pas seulement pour nos propres intérêts. Nous sommes dans la lutte aussi par solidarité avec les anciens que l’on a usés, exploités et pressés comme des citrons, puis jetés à coup de « plans sociaux » à cause de la « loi du marché ».

 

 

Lutter contre le capitalisme, un système d’exploitation inhumain et criminel !

 

Sous prétexte de « démographie » ou « d’espérance de vie » le gouvernement Sarkozy démantèle des droits attachés à la retraite pour favoriser la baisse des pensions et la fameuse capitalisation (via les fonds de pension). Cela a commencé avec les socialistes et Bérégovoy en 1993 avec ses plans épargne (PER) et cela ne s’arrêtera qu’avec un rapport de force construit d’en bas. Car toute la machinerie propagandiste de la contre-réforme sert à faire payer la crise du capitalisme aux masses populaires. Quant aux apologistes du système et à ceux qui sont envoûtés par la fable thatchérienne (« il n’y a pas d’alternative ») il faut leur rappeler que la Bolivie s’apprête à voter une loi abaissant l’âge de la retraite de 65 à 58 ans. Veut t-on nous faire croire que ce pays possède plus de richesses que la France ?

 

Pour autant, la lutte contre la réforme des retraites ne sera forte que si elle remet en cause la logique capitaliste à l’origine des inégalités. La crise sociale ne s’arrête pas à la remise en cause des retraites. Les licenciements se multiplient. L’austérité, ce mot glacial, signifie aussi le démantèlement de droits sociaux et des services publics. La démocratie capitaliste se nourrit de guerre sociale à l’intérieur et de guerres de rapine contre les peuples à l’extérieur. Avec une seule boussole : le profit d’une minorité.

 

Et en effet, la démocratie reste formelle tant qu’une classe particulière possède les moyens de production, c’est-à-dire les moyens de coercition totale sur la vie des autres. L’ennemi est dans notre pays comme le disait Liebnecht, un grand révolutionnaire allemand. Mais ce n’est pas l’arabe, le délinquant d’origine subsaharienne, le rom, le terroriste franchisé Al Qaïda ou d’autres figures qu’on agite pour régner par la peur. A coup de murs, de barbelés, de lois scélérates sur les « mauvais français ». Ces nouvelles figures de la crainte des masses sont celles de la peur des banlieues et des pauvres. Au final, elles expriment la peur des possédants face au prolétariat international de France tel qu’il existe aujourd’hui. Notre force c’est justement l’unité de ceux que l’on cherche à diviser.

Unité pour la lutte,

pas pour la gauche bourgeoise

 

Nous appelons à la lutte tout en restant indépendants vis-à-vis des écuries de « gauche » et des faux amis « radicaux ». Ni le PS qui préconise que l’on « cotise plus longtemps », ni la « gauche de la gauche » à la phraséologie radicale mais à la pratique électoraliste ne sont pour un véritable affrontement social. Les directions syndicales du régime et les officines de la bourgeoise de gauche marchandent sur les mobilisations populaires. Préparant 2012, elles remplissent leur rôle de pacificateurs sociaux et de pseudo-alternative à Sarkozy. Mais elles sont obligées d’appeler à protester même en prenant le risque (problématique pour elles) d’un grand mouvement social. Finalement, tant mieux. Nous ne laisserons pas diriger ceux qui organisent les défaites et les trahisons depuis tant d’années.

 

Cela signifie que les revendications et les modalités de la lutte doivent être celles des assemblées générales. Cela signifie l’unité à la base qu’il faut se lier à ceux qui luttent en organisant des assemblées communes travailleurs-étudiants. Cela signifie rechercher l’unité non des organisations au sommet mais de la base.

 

 

Etudiants, rejoignons les manifestations, les assemblées, les actions !

Partager cet article

Repost 0

commentaires