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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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  • : Pour un syndicalisme de combat.
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 21:42




Continental en lutte.

 

            Depuis le début du mois de mars les ouvriers de Continental sont en lutte contre la décision d'actionnaires qui souhaitent fermer leur usine de Clairoix à des fins purement spéculatives. Au bout de trois semaines de grève ceux-ci se retrouvent déboutés par le tribunal de Sarreguemines, il s'ensuit le saccage de la sous-préfecture de Compiègne. Après ce déferlement d'indignation des ouvriers de Continental suite à leur demande rejetée par la justice, le gouvernement accepte enfin de les rencontrer et d'organiser une tripartite composée de représentants syndicaux des ouvriers, de la direction de Continental et des représentants gouvernementaux. Après cet épisode du sac de la sous-préfecture, la bourgeoisie prend peur conduisant Dominique de Villepin à affirmer que « Il y a un risque révolutionnaire ». Lors de cette rencontre la direction de Continental ne proposa rien de concret pour leur avenir, pas même un plan social satisfaisant. C'est alors que les 1120 travailleurs du site, accompagnés par pas moins d'une cinquantaine de journalistes, sont allés en Allemagne manifester leur mécontentement jusqu'à l'assemblée générale des actionnaires qui se tenait à Hanovre. A leur retour sept ouvriers reçoivent une convocation au commissariat de Creil (ville situé à 35 km de Compiègne) pour l'affaire de la sous-préfecture. C'est donc 700 salariés qui se présentent en soutien de leur camarade de lutte, accompagnés par le maire de Creil. Les sept salariés interpellés, dont Xavier Matthieu leur leader syndical CGT, sont immédiatement libérés mais restent néanmoins convoqués le 17 juillet au tribunal de Compiègne suite à cette affaire. Le lundi 12 mai, les salariés de Continental ayant réussi à repousser d'un mois la négociation de leur plan social, ils se sont rassemblés face à la bourse de Paris pour soumettre à l'autorité des marchés français une motion pour la bourse de Francfort « Nous, les 1120 salariés de Continental, tenons à dire notre colère contre la fermeture de notre usine prévue en 2010, ceci est une opération spéculative pour faire monter le cours de l'action ».

            Ces travailleurs en lutte que l'État ne cesse de diaboliser se retrouvent abandonnés face au sort que leur réservent les capitalistes, le chômage. Le capitalisme est en effet ce qui maintient la bourgeoisie au pouvoir, elle s'emploie donc à le préserver et à le pérenniser ainsi nous impose-t-elle sa dictature. Cette oppression inhérente au capitalisme écrase plus encore le prolétariat soumit par la bourgeoisie qui entretient sa domination à travers l'asservissement de la classe ouvrière. La lutte de ces travailleurs doit être un exemple pour notre lutte au sein de nos universités. Le combat que mènent ces travailleurs est un combat digne pour leur survie et pour la lutte contre l'oppression bourgeoise. Honte à cet État bourgeois qui écrase ces travailleurs tout comme il écrase nos camarades grévistes, étudiants et enseignants ! 

 

« La bourse est l'endroit où est spéculée la sueur des ouvriers du monde entier »

 Xavier Matthieu, syndicat CGT de Continental.

 

Les étudiants face au pouvoir !

 

            Les luttes étudiantes s'inscrivent dans la logique de la lutte des classes. Il n'est donc pas étonnant que les étudiants les plus mobilisés soit ceux qui se soucient le plus de l'effet de cette politique de privatisation et de transformation de l'université, qui frappe les étudiants issus des milieux modestes, les étudiants boursiers et ceux qui sont obligés de se salarier pour pouvoir étudier. Tout comme les ouvriers qui sont forcés de vendre leur force de travail pour vivre, les enfants des quartiers populaires, les enfants d'ouvriers sont forcés de se salarier pour payer leurs études. C'est pourquoi les luttes menées par les étudiants sont dans la même veine que celle de l'ensemble du prolétariat, mai 68 en est la preuve. La lutte des ouvriers dans les usines est aussi notre combat, faisons en sorte de nous y investir.

            Brisons l'arbitraire de ce gouvernement bourgeois et de leurs chiens de gardes de droite comme de gauche, les casseurs de grève, les syndicats traitres, ceux qui trahissent les étudiants qui se battent contre l'oppression, ceux qui estiment que les modes d'actions radicaux sont « illégitimes » aux dires des militants de l'UNEF* qui fustigent les blocages, la rétention des notes et la validation automatique du second semestre. La lutte des étudiants est aussi une lutte contre le discours des pseudo-syndicats étudiants, opportunistes, qui font fléchir notre combat.

 

*Article du magazine Challenges du 14/05/09. Liens : http://www.challenges.fr/magazine/evenement/0168.020184/

Le syndicalisme de combat contre le syndicalisme institutionnel.

 

            À l'université il y a deux formes d'organisations syndicales, le syndicalisme de combat qui est celui que prône l'AGEN et le syndicalisme institutionnel type UNEF, UNI et la Confédération étudiante. À souligner cependant que l'UNI est la droite universitaire à tendance UMP, qui prône le nationalisme, la discrimination et la ségrégation sociale à travers les politiques gouvernementales qu'elle soutient de pied ferme. L'UNI naturellement s'est prononcée en faveur de la loi L.R.U et de ses avortons, idem pour la Confédération étudiante, quand à l'UNEF elle a participé à l'élaboration de cette loi en 2007.

            Le syndicalisme institutionnel de l'UNEF n'a aucune indépendance, son organe décisionnel ne sont pas ses militants mais le bureau national qui gère ses affaires dont Jean Baptiste Prévost, le président de l'UNEF, la marionnette du gouvernement. Ce bureau national revendique toutes les avancées gagnées grâce aux mobilisations étudiantes, ainsi il n'est pas du tout rare de voir des militants invisibles lors des actions et des mouvements afficher et se féliciter d'une victoire alors qu'ils n'ont jamais pris part à la bataille. L'UNEF est une organisation institutionnelle, administrée au niveau national. Elle est incapable de réellement mener une lutte ou d'obtenir des avancées réelles et significatives pour les étudiants car elle obéit à la logique bourgeoise et mène des batailles dans la limite accordée par la bourgeoisie. C'est pourquoi l'UNEF lors des mobilisations s'est toujours opposée aux blocages des facs, à la rétention des notes et à d'autres actions radicales et revendicatrices. L'UNEF est limitée par des promenades sur Paris pour exprimer un mécontentement en sautant et cantonnant des slogans du type « Eh hop Pécresse ta loi elle va sauter », en attendant ce sont les seuls à sauter alors que la loi est appliquée. Ses militants obéissent à des directives venant du bureau national et filtrées par le gouvernement. 

 

            Pour un syndicalisme de combat, telle est la devise de l'AGEN. Le syndicalisme de combat est toujours du côté des luttes et non de la conciliation. Il s'oppose à la mainmise des faux syndicats défaillants type UNEF qui trahissent chaque mouvement étudiant, gèrent en eaux troubles l'argent des étudiants via des mutuelles et valident les pires réformes universitaires commandées par le patronat européen. Le combat de l'AGEN est celui pour les droits égaux et contre une privatisation de plus en plus ouverte menée de concert par les gouvernements de gauche et de droite. Contre la loi L.R.U et ses décrets mais aussi contre toutes réformes gouvernementales qui pénaliseraient les étudiants les plus précaires, ceux de milieux modestes, ceux des quartiers populaires, les enfants d'ouvriers, les étudiants boursiers et les étudiants étrangers. L'AGEN se bat pour tous les étudiants. En ce sens le syndicalisme de combat ne trahit jamais ses engagements envers eux. Enfin, en assemblée générale, le syndicalisme institutionnel est constamment hué. Ce qui signifie que c'est aussi à travers le discours d'un militant qu'on piège le traître !

 

« Ce n'est pas une simple opposition entre nous et eux, mais c'est le symbole même de la lutte des classes »  AGEN

 

 

Un étudiant de l'AGEN ayant suivi la lutte des Conti.

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