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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 21:32

 


Tract de de l'AGEN sur le mouvement dans les facs.

 



OSONS S'ORGANISER, OSONS LUTTER, OSONS VAINCRE !  

  

De l'audace, encore de l'audace et toujours de l'audace!

                                        

Plusieurs facs sont bloquées ou fermées administrativement depuis plusieurs semaines. On peut citer Toulouse le Mirail qui après avoir été bloquée est fermée administrativement, Lyon II qui est bloquée... Ces universités ont saisi l'enjeu. Seule une lutte véritable, qui bouleverse l'ordre habituel, le fonctionnement de l'université nous permettra d'obtenir gain de cause. Dans toutes les luttes actuelles, seules celles qui ont imposé un blocage et un « désordre » ont pu être entendues et ont pu gagner (lutte aux Antilles, grève à Continental...). La rétention des notes, les manifs sur Paris... ne gênent en rien l'institution qui se moque plutôt du manque de combativité existant. En effet, Fillon appelle gentiment les enseignants à organiser des cours de rattrapages pour que les partiels puissent avoir lieu normalement.

 


L'AG du 27 avril, qui a eu lieu à Nanterre a voté la validation automatique des partiels. Dans le cadre actuel, accepter que les examens se tiennent signifie la fin du mouvement. En effet, décaler ou même modifier le contenu des examens ne changera rien au fait que les enseignants auront fini par céder aux pressions. Parmi le corps enseignant, la validation automatique du semestre est loin de faire l'unanimité. Parmi même les enseignants les plus investis, l'idée majoritaire est que les partiels doivent se tenir mais avec quelques modifications de contenu et de dates. Nous ne pouvons pas accepter cette décision qui d'une part mettrait fin à la mobilisation mais qui de plus pénaliserait les étudiants. Il n'est pas normal que les enseignants «grévistes» donnent des cours, distribuent des devoirs à rendre, prétendent qu'il faut se mobiliser et en plus défendent l'idée que les partiels doivent se tenir. Pour ce qui les concerne la validation automatique est irrecevable. Nous ne pouvons accepter et devons dénoncer cette attitude qui en plus de trahir la lutte, ment aux étudiants depuis plusieurs semaines en leur demandant de faire grève et les appelle maintenant à aller composer.

 

 A ces enseignants nous leur rappelons qu'il faut qu’ils fassent preuve d'un peu plus de courage ! Que comme certains de leurs collègues enseignants d'autres universités ils doivent maintenir le mouvement en arrêtant totalement de tenir des cours et refuser que les partiels aient lieu. Ci dessous, le point de vue d'une enseignante-chercheur de l'UTM sur la validation du semestre.


 

 

« Si nous voulons demeurer crédibles, peut-être pas aux yeux de l’opinion publique mais à ceux de nos étudiants, nous devons refuser une session d’examens « bidons ». Ce n’est pas l’administration qui doit nous dicter la marche à suivre mais nous qui devons inverser la vapeur en affirmant que nous ne sommes plus en mesure d’organiser une session d’examens car nous avons été empêchés par le gouvernement de remplir notre mission. »

 

Rappelons que parmi ceux qui veulent que les examens aient lieu normalement nous avons au premier plan l'UNEF qui comme à son habitude ne sert pas l'intérêt des étudiants. En reprenant les mêmes arguments que les réactionnaires, elle appelle à intensifier le mouvement en allant se balader sur Paris. Un des arguments qu'elle reprend est que si les examens ne se tiennent pas nos diplômes vont être dévalorisés ! Or, c'est cette politique de privatisation avec la LRU en tête qui dévalorise nos diplômes et ferme l'accès à l'université aux jeunes issus des milieux populaires avec l'augmentation des frais d'inscription qui nous pend au nez.

 

 

 


Néanmoins, le vote en AG sur la validation automatique sans lutte combative ne sert à rien. En effet, il faut qu'on parvienne à l'imposer pour l'obtenir. Et nous parviendrons à l'imposer en bousculant l'ordre, en réussissant comme sur d'autres facs à bloquer la fac. Quant à nos AG, il paraît absurde de voir le débat porté, durant trente minutes, sur la question "faut-il un mandat impératif ou semi impératif pour nos élus ?" A l'heure ou nous devrions nous évertuer à trouver le moyen de mettre véritablement cette fac en grève, nous perdons du temps avec des discussions de forme sans avoir régler le fond du problème.

 

  « Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux. »

 

 Mao Tsé- Toung

 


La répression s’intensifie : Organisons un front uni contre la répression !

 

La répression est la réponse qu’apporte le pouvoir aux luttes et la révolte étudiante n’est pas épargnée. On ne finit plus d’énumérer le nombre de réprimés : les arrestations policières lors des manifs augmentent, le nombre d’étudiants qui passent en procès pour leur participation au mouvement également. A Toulouse II, après l’intervention policière sur le campus un étudiant de la FSE Toulouse perd son œil après s’être pris un flash Ball en plein visage. A Lyon, quatre étudiants arrêtés cette semaine sous dénonciation du président de fac. A Strasbourg, on se souvient qu'une manifestation des étudiants et enseignants avait été "avortée" le 8 avril dernier. Suite à cette manifestation, deux étudiants ont été interpellés par la police... La liste des cas de réprimés est longue et nous devons poursuivre la lutte, soutenir les camarades réprimés et intensifier notre mouvement. Leur objectif avec la répression est simple : il s'agit d’en abattre un pour en terroriser 100 ! C'est pour cela, dans l'objectif d’étouffer toute révolte sociale qu'on peut voir l'arsenal sécuritaire et répressif se développer à une allure importante notamment ces dernières années.

                           

 Créons un collectif contre la répression !

  

De la critique de l'université à la critique de la société.

 

La LRU est un jalon déterminant de la privatisation prévu à l'échelle européenne dont le processus de Bologne est à la tête. La réunion de lundi dernier à Louvain qui a rassemblé les ministres européens de l’enseignement supérieur, nous montre une fois de plus que la privatisation des facs fait partie d’une démarche européenne. Il s’agit d’une politique coordonnée de la bourgeoisie européenne.  L'objectif de ceux qui gouvernent est de faire de l'université un marché rentable pour les entreprises au détriment des étudiants issus des couches populaires et de l’élaboration du savoir. 


 De la critique de l'université nous devons parvenir à la critique de la société capitaliste. L’évolution de l’université est intimement liée à ce qui se passe dans la société. Comme le disait Lénine : « L'université n'est qu'un miroir de la société ». Les sans papiers qui sont persécutés et exploités à outrance, les ouvriers qui en plus d'être exploités se font licencier les jeunes de quartiers populaires qui en plus d'être mis dans des ghettos sans perspective d'avenir en dehors du chômage ou l'exploitation sont systématiquement criminalisés, les sans logements et les mal logés, la casse du service public, les étudiants de plus en plus précarisés avec la privatisation des facs et du CROUS...Toutes ces questions sont liées. En face de nous, nous avons le même ennemi qui répond à une seule loi : celle du capital.

                        

 ABROGATION DE LA LRU !   


                                      

ON A RAISON DE SE REVOLTER !

 

 

UNITE CONTRE LA REPRESSION ! 

 


 QUE FLEURISSENT ET S'INTENSIFIENT LES LUTTES ACTUELLES !

 

 

LE COMMUNISME EST UNE IDEE NEUVE !

 


AGEN                                                           

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