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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 21:04






MOUVEMENT CONTRE  LES DECRETS PECRESSE :

UNE MASCARADE OU UNE VRAIE LUTTE?

                        


Voilà plusieurs semaines que les enseignants chercheurs  se mobilisent contre le décret concernant leurs statuts. Ils appellent les étudiants à les rejoindre mais sur quelles bases? Les enseignants chercheurs demandent le retrait du décret les concernant et de manière secondaire le retrait de la mesure sur la masterisation des concours de l'enseignement. Ce qu'ils omettent de dire c'est que le décret les concernant résulte de la loi LRU. Alors pourquoi ne dénoncent- ils pas et ne se battent-ils pas clairement contre la LRU? Le mouvement des enseignants chercheurs est large. Il regroupe des enseignants de différents horizons politiques. Parmi ces enseignants certains ne sont pas contre la LRU et la privatisation des universités. André Cartapis, enseignant à l'IEP d'Aix Marseille, soit disant très remonté contre le décret déclare: « Bien sûr qu'il faut réformer mais (…) il fallait d'abord réfléchir (…) à la sélection à l'entrée, à l'augmentation des droits d'inscription, puis voir si cela nécessite de changer les statuts des enseignants-chercheurs ». Est-ce avec ce genre de réactionnaires qu’il faut faire l’unité ?


Le mouvement des enseignants cherche à créer l'unité entre les membres de ce même corps au prix que cela puisse être un mouvement corporatiste où il est uniquement question du statut de nos chers enseignants en jetant à la trappe les préoccupations des étudiants et la lutte menée l'an passé sur les facs contre la LRU.  Au nom de « l'unité syndicale » on impose un monologue préfabriqué pour ne pas poser les questions qui fâchent comme celle de la privatisation des facs. Ne pas prendre en compte le sort des étudiants et du personnel BIATOSS (ouvriers et personnels techniques de la fac), c’est de l’étroitesse, mais demander à ces mêmes  que l’on rejette, de soutenir inconditionnellement la lutte, c’est de la manipulation. Alors certes, parmi ces enseignants, il y en a qui sont contre la LRU et qui veulent construire un mouvement avec les étudiants puisqu'ils ne veulent pas d'une fac au service du marché qui mettrait sur la touche les étudiants issus des milieux défavorisés. Seulement, ces enseignants restent pour le moment silencieux, craignant  de perdre cette honteuse « unité » avec leurs collègues réactionnaires. Le mouvement actuel ressemble de plus en plus à une mascarade. La seule remise en cause du décret sur le statut des enseignants chercheurs est insuffisante, elle permet d'éviter une crise majeure qui remettrait en cause le processus de privatisation dans son ensemble.


Nous appelons les enseignants à reprendre le flambeau de certains de leurs prédécesseurs qui ne craignaient pas de dénoncer l'injustice et de se battre contre. En l'occurrence et pour commencer, se battre pour une autre université contraire à ce que Pécresse et ses prédécesseurs mettent en œuvre depuis plusieurs années : la privatisation des universités. L'UNEF dans tout cela ne porte pas les préoccupations des étudiants, ne pose pas la question de la privatisation de l'université. Après avoir élaboré la LRU avec Pécresse elle s'est contentée de demander quelques modifications qui ne changent d'ailleurs pas grand chose à la loi. Le syndicat de cogestion accompagne le processus de privatisation.

 

Que faire ? Recréons cette université qui refuse de se coucher devant les mesures infâmes qu'on lui impose. Il s'agit ici de lutter contre la privatisation de l'université déguisée en autonomie. La LRU est un jalon du processus de privatisation qui doit être combattu dans son ensemble. La privatisation de l'université signifie créer des pôles d'excellence destinés à ceux qui ont les moyens financiers d'y entrer au détriment des autres qui seront amenés à étudier dans des universités « poubelles ». A ceux qui pensent que ce schéma est caricatural  il suffit de regarder à quoi ressemble les universités anglo saxonnes où les étudiants issus des milieux populaires s'endettent pour pouvoir étudier. D'ailleurs ces universités représentent le modèle de référence repris sans cesse par Sarkozy et ses relais.

 

La privatisation de l'université s'accompagne de l'arsenal sécuritaire et répressif qui s'étend d'ailleurs partout en France. La levée de la franchise universitaire en 2001 pour Nanterre (franchise qui interdisait à la police de venir sur la fac) et la mise en place d'un service de sécurité, armé de bombes lacrymogènes représentent cet arsenal qui a pour objectif d'éviter ou réprimer toute lutte. En effet, la privatisation des facs c'est aussi pouvoir se débarrasser des étudiants les plus contestataires en les trainant devant les tribunaux. Après avoir jeté en prison Sébastien Schiffres, des militants de l'AGEN ont été visés : Naima a été exclue de l'université et Marco poursuivi par des membres du service de sécurité. (Pour le cas de Marco cf Siné Hebdo du mercredi 11 février). Sur la Cité U de Nanterre, le CROUS opère  un nettoyage social depuis plusieurs années qui consiste à expulser les étudiants qui sont le plus en difficultés sociales en les trainant devant les tribunaux. De plus, le manque énorme de Cité U sociales est criant tout comme celui du nombre de bourses et de leurs montants.

 

Face à la crise générale du capitalisme, à « l'horreur économique », aux guerres impérialistes, l'université reste aphone. Recréons l'université comme lieu posant les questions de société, dénonçant l'injustice sociale, qui lutte et qui est solidaire des luttes progressistes et d'émancipation. Pour ce qui concerne le mouvement en cours sur les facs : prenons pour exemple la grève actuelle aux Antilles et notamment en Guadeloupe. Les Guadeloupéens ont su  rassembler le peuple en regroupant tous les problèmes que rencontre la population autour d'une même lutte.


 

ABROGATION DE LA LRU ! NON A LA PRIVATISATION DES FACS !

RETABLISSEMENT DE LA FRANCHISE UNIVERSITAIRE

ET DESARMEMENT DES VIGILES!

CONSTRUCTION MASSIVE DE CITES-U SOCIALES ET AUGMENTATION DU NOMBRE DE BOURSES ET DE LEURS MONTANTS!

SOLIDARITE AVEC LA GUADELOUPE :

PRENONS EXEMPLE SUR LA LUTTE AUX ANTILLES !

 

AGEN (Association Génèrale des Etudiants de Nanterre)  


Local: F 307


agenparis10@hotmail.com

Blog de l'AGEN: www.agen-nanterre.over-blog.com

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