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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 18:15


En février 1952 a lieu le mouvement revendicatif le plus important qui ait impliqué petits planteurs et colons dans toute la Guadeloupe depuis les grèves de 1910 [1].

Le mouvement démarre au mois de novembre 1951 dans le nord Grande-Terre :
Les revendications portent au départ sur la rémunération de la journée de travail et sur l’allègement des tâches sur les champs des usiniers békés.


Elles s’élargissent rapidement à la demande d’un meilleur prix de la tonne de canne.

En janvier 1952, les ouvriers et cultivateurs mobilisés trouvent le soutien des fonctionnaires qui réclament la revalorisation de leurs salaires.

Un appel à la grève générale illimitée est lancée sur toutes les habitations-plantations.
La mobilisation enfle et à Capesterre, Ste Rose, Anse Bertrand..., les débrayages se multiplient...

Le 11 février 1952, les CRS prennent position et occupent la ville : la boucherie est alors soigneusement programmée et organisée, de concert avec les usiniers békés.


Le 14 février 1952, un barrage est érigé à l’entrée du boulevard Rougé pour empêcher l’accès de l’usine Gardel aux charrettes à cannes.
Les militaires français (CRS) qui occupaient la ville depuis trois jours tirent alors sur la foule ; tuant 4 Guadeloupéens (CONSTANCE DULAC , CAPITOLIN JUSTINIEN , EDOUARD DERNON et FRANCOIS SERDOT) et en blessant 14.

"Des victimes qui pour certaines n’avaient pas de liens avec le conflit. Des curieux, de simples passants..."

Chaque année des manifestations commémoratives (du massacre et de la mémoire des victimes) sont organisées par des organisations syndicales et politiques de Guadeloupe. [2]

UGTG


[1] Première grève générale en Guadeloupe regroupant diverses catégories de travailleurs agricoles : ouvriers, colons, petits planteurs... : la répression fera 1 mort et plusieurs bléssés.


[2] Le 14 février 2007, RFO Télé Guadeloupe, dans son édition du soir, ne dira pas un mot des commémorations organisées en mémoire de cette boucherie...
Et pour cause : un long reportage était consacré à glorifier la vie, le parcours et l’oeuvre ... d’Amédée Hugues-Despointes, béké industriel de la canne à sucre et de l’import-export.

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