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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 21:28

















Le 20 octobre 2008:
 
 Contre l'avis de certains membres du bureau du CEVU Mr Crowley (vice président de la fac) a décidé de ne pas mettre à l'ordre du jour du CEVU du 20 octobre 2008 une motion proposée par plusieurs membres du CEVU. Cette motion concerne la poursuite engagée contre Marco Pereira par le service de sécurité.
 
 La direction de l'université pour expliquer cette décision a peaufiné des arguments. Les voici:
 
 1. Il s'agit d'une motion nominative
 
 2. « Je ne peux pas me désolidariser de mon service de sécurité » selon un propos de Mr Crowley . L'université à travers le CEVU ne peut pas mettre en cause son propre service de sécurité.
 
 3. La fac ne peut pas statuer sur une affaire qui passe en justice.
 
 
 
1. Explication des faits concernant l'affaire Marco Pereira
 
 
 Marco Pereira est aujourd'hui poursuivis suite au mouvement contre la LRU de l'année dernière.
 
 Deux plaintes ont été déposées contre lui.

 
 La première plainte date du rassemblement qu'il y avait eu au mois de décembre dernier devant le bâtiment B. Ce rassemblement "houleux" durant lequel les vigiles ont une fois encore utilisé du gaz lacrymogène avait rassemblé autour de 400 étudiants. Un responsable des vigiles (Mr Guérin) affirme avoir été frappé par Marco Pereira. En même temps il affirme avoir été de dos lorsqu'il reçu le coup. La semaine précédente il menaçait Marco Pereira : "je t'éclaterais ici ou en dehors de la fac"

 La deuxième affaire date du mois de juin dernier. Marco Pereira, résident à la cité-u de Nanterre, organisait en collaboration avec les affaires culturelles de l'université un concert et s'est rendu à la reprographie de la fac pour imprimer les affiches du concert. Une altercation avec Mr RAT ( responsable hygiène et sécurité) a eu lieu. Marco a été enfermé dans ce bâtiment par les vigiles. La police a été appelée et Marco conduit au commissariat de Nanterre ou il fit de la garde à vue. Mr RAT a alors déclaré à Marco "cette fois je t'ai piégé, tu vas payer" 


 Ce jour là Madame MADEUF présidente de la fac (par l'intermédiaire de sa secrétaire) affirmait ne pas être au courant de ce qui s'était passé. Mr Guinot (responsable du service de sécurité et de presque tout sur le campus) affirmait lui que rien ne s'était passé, qu'il ne fallait pas s'inquiéter, qu'une querelle bénigne et sans violence avait eu lieu.
 
 Alors comment tout ceci a pu se dérouler sans que la présidente de l'université soit avertis?
 
 Il est aujourd'hui poursuivi en justice et risque de la prison ferme pour "violences volontaires" sur agent de service public. Il se trouve que les autres étudiants nommés par le service de sécurité au commissariat de Nanterre sont des militants de l'AGEN. Est-ce un hasard? Doit-on penser que tous les étudiants concernés par le rassemblement du 3 décembre 2007 sont de l'AGEN? Ou de façon plus réaliste que l'AGEN bénéficie d'un traitement "de faveur" qui consiste à l'accuser de tous les maux et à poursuivre ses militants?

 
 Notons que Marco avait déjà reçu des insultes et même des coups de la part du service de sécurité durant le mouvement contre le CPE en 2006. Un service de sécurité qui déjà à l'époque et pour se couvrir avait tenté de porter plainte.
 
 2 . Réponse aux arguments présentés par la direction de l'université :
 
 1 . L'argument sur la motion nominative sert de tour de passe de passe et de prétexte. Il se trouve qu'un seul étudiant est poursuivi à la suite du mouvement anti-LRU. Malgré les blocages si souvent décriés, malgré les interventions de CRS et de gardes mobiles, pas un étudiant n'est poursuivi. Sauf Marco Pereira. Il se trouve que dans le passé les conseils ont déjà voté des motions nominatives.  Or, Les nouveaux statuts de l'université, à notre connaissance, n'indiquent pas de changement à ce sujet. Les distinctions universitaires tels les  doctorats honoris causa sont bien nominatifs. Pourquoi les motions qui dénoncent un déshonneur universitaire ne le serait-il pas?

Enfin si l'on veut enlever le nom de Marco Pereira que l'on refuse au moins clairement que l’université, via le service de l'université, soit instrumentalisée à des fins de répression et de règlements de compte contre un syndicaliste étudiant. Où est le problème s'il s'agit de simple reformulation? Nous demandons justement en tant qu'élu il y ait un débat et un vote.


 2. A propos de l'interdiction ou de l'impossibilité de débattre du service de sécurité. Cet argument est totalement irrecevable. Il signifie une soutien sans condition à la source d'abus d'autorité. S'il y a bien un lieu où le débat doit avoir droit de cité c'est bien l'université et en l’occurrence au sein des conseils. S'il y a disfonctionnement ou injustice commise par le service de sécurité, l'université doit remédier à ce problème avant que la situation continue à se détériorer. Ce sont des affaires qui concernent directement l'université. Mr Crowley propose pourtant qu'une commission travaille sur le bilan du mouvement étudiant de l'année dernière et qu'un débat soit ouvert sur le rôle du service de sécurité. C'est une bonne chose. Seulement quand est il concernant ce que risque Marco Pereira? L'université a t- elle a poursuivre en justice des étudiants pour leurs participations à des mouvements sociaux? Ou parce qu'ils sont syndicalistes?
 
 3. Le troisième argument rejoint le deuxième. Avant même que la justice statue sur cette affaire, le problème est que l'université poursuit un étudiant pour sa participation à un mouvement étudiant. Est-ce le rôle de l'université de traîner en procès  des étudiants pour leurs activités militantes? Ou leur participation à des mouvements étudiants? Les président(e)s d'université affirment toujours que l'université doit être un lieu de débat, d'échange et que réprimer n'était pas leur rôle. Alors pourquoi et comment en arrive t-on à des situations comme celle d'aujourd'hui?
 
 
 
 Notons qu' en fin d'année dernière le CA de l'université de Paris 13-Villetaneuse a  voté une motion similaire, demandant l'arrêt des poursuites contre un étudiant qui été poursuivi par l'université pour sa participation au mouvement contre la LRU.


 Dans l'affaire concernant Marco les membres de la sécurité portent plainte dans le cadre de leurs fonctions et représentent donc l’université. L'université n'a t-elle pas à, se prononcer sur ce choix?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 MOTION
 
 Le CEVU s'engage à faire respecter l'idée que l'université doit rester un lieu démocratique où les libertés syndicales soient respectées. En cela, nous membres du CEVU, nous demandons l'arrêt des poursuites à l'encontre de Marco Pereira, militant syndicaliste poursuivi par des membres du service de sécurité dans le cadre de leur fonction. Marco Pereira est étudiant, résidant et élu au conseil de résidence de la Cité-U de Nanterre

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