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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 17:07










APPEL  A  LA  LIBERATION  IMMEDIATE  DE GEORGES  IBRAHIM  ABDALLAH

Le plus vieux prisonnier politique palestinien en France depuis 1984 !

 

Ceux qui connaissent Georges Ibrahim Abdallah, savent qu’il est libanais et non palestinien comme indiqué dans le titre de ce communiqué. Mais alors, pourquoi le plus vieux prisonnier politique palestinien en France et depuis 1984 ? Effectivement, Georges est né au Liban et est de nationalité libanaise. Georges est un militant communiste révolutionnaire, résolument antisioniste et anti-impérialiste, soutenant la cause palestinienne.

 

Georges a été membre des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises. Cette organisation a mené un combat contre l’Etat colonial Israël et ses alliés qui agressait régulièrement le territoire libanais déjà depuis plusieurs années. Face à ces agressions, les FARL ont exécuté (et revendiqué) en Europe Charles Ray, attaché militaire à l'ambassade des USA en France (18 janvier 1982), puis Yakov Barsimantov, secrétaire en second à l'ambassade israélienne en France et, responsable du Mossad en France (3 avril 1982).

 

En juin 1982, après des mois d’agressions en tout genre (bombardements aériens, navals, raids héliportés, attaques menées par l’intermédiaire de collaborateurs comme l’Armée du Liban Sud), l’armée israélienne, avec la complicité des puissances occidentales, avait envahi le Liban : l’opération "Paix pour la Galilée" avait fait plus de 30.000 morts dont 12000 enfants, 45.000 blessés. Beyrouth était dévastée par des semaines de siège et de bombardements, et près de 3000 civils palestiniens et libanais furent froidement assassinés à Sabra et Chatila par les milices fascistes libanaises (les Phalangistes), aux ordres de l’Etat illégitime d’Israël, et des centaines de militants arabes furent capturés et "disparus" dans les camps d’Ansar et de Khiam.

Georges Ibrahim Abdallah, membre des FARC, est arrêté en 1984 et emprisonné en France depuis 24 ans. Sa lourde condamnation, en 1987, à la prison à perpétuité avec une peine de sureté de 15 ans, est le résultat direct des pressions sionistes et étatsuniennes car les autorités françaises n’ont jamais pu prouver l’implication directe de Georges. Ainsi le président américain Reagan en personne aborda le sujet du procès de Georges Abdallah lors d'une rencontre avec le président français Mitterrand. Aujourd’hui, Georges Abdallah, continue à subir la vengeance d’Etat et les pressions israéliennes et américaines pour son maintien en prison.

Georges Abdallah, selon le droit français, pourrait être libéré depuis 1999 par un simple arrêté administratif du Ministère de la Justice. Il y eut même une juridiction régionale à Pau qui, en novembre 2003, autorisa sa libération. Mais l’Etat français veillait et sur ordre du ministre de la Justice Dominique Perben, le procureur général de Pau fit appel de cette décision et le maintien en prison de Georges Abdallah fut ordonné. Sa libération est donc clairement un enjeu politique. Georges est clairement un otage aux mains de la France, alliée d’Israël qui utilise aussi les 11000 prisonniers palestiniens comme une monnaie d’échange dans les négociations.

Dans ce contexte, qu’est-ce qui différencie le combat de Georges Ibrahim Abdallah et les 24 ans passés dans les geôles impérialistes françaises et le combat des prisonniers politiques palestiniens dans les geôles sionistes, absolument rien.

C’est à ce titre que l’on peut et que l’on doit considérer Georges Abdallah comme un militant palestinien et en l’occurrence comme le plus vieux prisonnier politique palestinien encore emprisonné en France. C’est un honneur en tant que président de l’association des Palestiniens en France que de le considérer comme tel, comme quand nous parlons des prisonniers palestiniens.

Aujourd’hui, la puissance impérialiste française intervient militairement en Afrique, au Liban et en Afghanistan. La France intervient comme les Etats Unis ou l’Angleterre pour préserver les « valeurs de la démocratie » et les intérêts occidentaux, justifiant ainsi l’occupation de ces pays.

 

Pour ceux qui se souviennent de la guerre d’Indochine ou celle d’Algérie, du temps de la grandeur coloniale de la France, ils savent très bien qu’il n’y aura aucune victoire de l’occupant. Au contraire, la seule chose qui les guettent, ce sont des batailles gagnées par la résistance comme à Dien Bien Phu en 1954.

 

Israël a perdu piteusement la guerre contre la résistance libanaise, menée par le Hezbollah en juillet/août 2006 et aujourd’hui la France vient de perdre 10 soldats en Afghanistan contre la résistance.

Ce n’est que le prélude d’une guerre perdue qui annonce beaucoup de pertes.

 

Alors quel est l’intérêt pour la France de continuer ces guerres coloniales qui ne feront que la rabaisser aux yeux des peuples occupés, qui réagiront de plus en plus durement en Afrique, en Afghanistan et au Liban où la France est présente au sein d’une force de l’ONU pour protéger Israël et désarmer la résistance libanaise et palestinienne là bas ?

 

Concernant Georges Ibrahim Abdallah, les autorités Françaises invoquent sa dangerosité pour justifier son maintient en prison.

 

A mon avis, c’est plutôt son maintient en prison qui constitue un réel danger pour les autorité françaises qui pourraient se retrouver demain avec une action de la résistance au Liban qui pourrait demander la libération de Georges en contrepartie de la libération d’un quelconque soldat français capturé par cette même résistance.

 

Alors, le maintient de Georges Ibrahim Abdallah en prison, atout ou épée de Damoclès au dessus des autorités politiques ?

 

Dans ce contexte, il serait plus sage et juste de libérer immédiatement Georges pour qu’enfin il retrouve sa famille et reprenne une vie « normale ».

 

La lutte pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah est de la responsabilité de tous ceux et celles qui se revendiquent du camp de la Révolution ! communistes, anti-impérialistes, anticolonialistes, antisionistes. Chaque individu, chaque organisation, chaque collectif, surtout au sein du mouvement de solidarité avec la lutte du peuple palestinien, peut et doit participer à la demande de libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah, le plus vieux prisonnier politique palestinien en France.

 

LIBÉRATION IMMÉDIATE DE GEORGES ABDALLAH !

Pour la continuation de la résistance antisioniste et anti-impérialiste

 

Walid Atallah / Président de l’Association des Palestiniens en France.

 

Paris, le 25 septembre 2008.

 

Chacun de vous peut faire deux choses :

 

ECRIVEZ A

 

Georges Ibrahim Abdallah

N° écrou 939049

CP. Fresnes / Quartier du CNO

Allée des Thuyas – 94261 Fresnes

 

SOUTENEZ LE

 

Collectif pour la libération de Georges Abdallah

c/o LPJ, 58 rue Gay-Lussac, 75005 Paris

e-mail :  liberonsgeorges@no-log.org

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