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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 12:46

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Cette liste est composée d'étudiants en lutte
qui se sont rencontrés durant le mouvement contre le CPE et contre la LRU (loi sur l'autonomie des universités). Nous refusons de nous résigner alors que l'institution soumet l'université à la loi du marché en la privatisant.

« Ce n’est pas un mouvement, c’est de la délinquance ! » s’est exclamé Olivier Audéoud, président de L’université de Nanterre, à propos du mouvement étudiant contre la LRU  (France 2, 2Oh, le 13 nov). Pourquoi pas un crime moral tant qu’on y est ? Cet amalgame effarant qui prêterait à sourire constitue en fait une grave menace pour les libertés et pour le droit de grève. C’est ainsi que l’on justifie une répression qui se généralise. Notre liste n’accepte pas la criminalisation des luttes étudiantes et sociales et défend la légitimité des luttes collectives contre des mesures iniques.

Ne laissons pas les pleins pouvoirs à ceux qui ont imposé la LRU. Les conseils centraux sont de plus en plus le monopole des présidents d’université et de syndicats qui cogèrent les réformes de la privatisation. Une expression des luttes doit être représentée alors même que l’institution tente de l’évacuer en divisant par trois le nombre d’élus étudiants au CA. Qui peut nier que le syndicalisme domestiqué type UNEF a amené à accepter la LRU par la trahison du mouvement étudiant ? En élaborant la loi, en négociant des miettes avec Pécresse dans le dos des étudiants, en appelant à la fin de la grève contre l’avis des AG de toutes les facs, l’UNEF a montré sa vraie nature. Elle ne parle pas en notre nom mais uniquement au nom de quelques arrivistes qui se préparent une carrière sous les dorures de la République. C

 

 
’est pourquoi, il est indispensable qu’une expression claire de la résistance étudiante soit présente dans ces conseils, car l’objectif du pouvoir est de marginaliser et de délégitimer ceux qui luttent. Au-delà de ces élections nous voulons participer à un front de lutte conséquent contre la soumission des facs aux logiques marchandes et policières. Nos élus seront fidèles aux revendications votées en AG lors du mouvement de nov-dec contre la LRU.

Nos revendications s’appuient sur  la plateforme du mouvement anti-LRU à Nanterre

 

Nous nous engageons à porter le combat pour l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités (LRU)

 

 

 

Contre la sélection, les notes éliminatoires et la double moyenne.

 

 

 

Pour une augmentation du budget de l’université, du nombre de bourses et de logements sociaux

 

 

 

Carte d’étudiant=une carte de séjour. Pour l’arrêt de la collaboration université-préfecture dans la chasse aux sans-papiers

 

 

 

Démantèlement des mesures sécuritaires et amnistie de tous les réprimés des mouvements sociaux !

 

 

 

Réintégration de Naïma à la fac !



Liquider mai 68 ? Jamais !

 

Que sont devenues les luttes de mai 68 ? Ceux qui prétendent les revendiquer ne gardent à l’esprit que des morceaux choisis comme la libération des mœurs ou des détails anecdotiques.

 

Qui se souvient de la grève générale des ouvriers de la France entière, des semaines de luttes et de confrontations avec l’ordre qui ne s’incarnent pas seulement sur les barricades de Paris ?

 

Mai 68 incarne la résistance sociale face à l’injustice, et c’est cet aspect là que le pouvoir sarkozyste renie et souhaite que la conscience collective occulte.

 

Parce qu’en 68 les rues ont cessé de se taire et de courber l’échine devant le pouvoir, parce qu’en 68 les facs ont recrée un espace de lutte sociale, de débats politique et philosophique. L’héritage de 68 c’est celui-ci, et il commence par le réveil des campus : l’université est elle circonscrite à la consommation de cours dans le but d’obtenir un diplôme afin de se vendre plus facilement au système capitaliste, ou un lieu privilégié pour réfléchir et construire les luttes sociales d’aujourd’hui et demain ?

 

 Il s’agit de réaffirmer la légitimité de poser le débat politique sur la nature de la société dans laquelle nous vivons. Les luttes contre le démantèlement des droits sociaux arrachés sous le Front populaire, à la Libération et depuis, les révoltes de la jeunesse dans les quartiers populaires et contre le CPE, la lutte des sans papiers, le combat contre la guerre impérialiste sans limites et contre le colonialisme sous toutes ses formes doivent prendre racine et expression dans les facs où elles ont toute leur place.

Faisons de nos facs des foyers de résistance !

 

Le 11 et 12 mars 2008, je jette un pavé dans l'urne

 

je vote "étudiants contre la LRU" liste soutenue par l'AGEN



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