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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 13:02

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SANS PAPIERS/SANS DROITS, ECRASÉS PAR LA LOI !


 

Les chaînes modernes de l’exploitation

Des centaines de milliers de sans-papiers travaillent dans le bâtiment, les travaux publics, la restauration et l’hôtellerie…

C’est le secret le moins bien gardé du capitalisme. Ils effectuent les travaux les plus pénibles mais aussi les plus indispensables pour l’exploitation Au péril de leur vie, ils viennent sur des bateaux de fortune ou par tous les moyens. Ils fuient la misère criante de leurs pays maintenus dans la pauvreté, la guerre, l’endettement…. Après l’esclavage, la colonisation sous toutes ses formes, la pseudo décolonisation, l’asservissement de ces pays est toujours effectif. Les puissances impérialistes et leurs valets locaux entretiennent le chaos pour piller leurs richesses. Les sans papiers se retrouvent en proie à l’esclavage moderne, exploités par des patrons sans scrupule dans les pays impérialistes.

 À leur dépend, l’un des maillons d’une chaîne d’exploitation qu’il faut briser. Nous n’oublions pas que les sans –papiers qui luttent héroïquement dans des collectifs depuis plus de 10 ans représentent la partie la plus opprimée du prolétariat. Partie sur laquelle on teste, ainsi que sur la population des quartiers populaires, toutes les formes de précarité.

Les lois répressives se multiplient entre autre à des fins électoralistes et rendent ces aspects invisibles à ceux qui ne veulent pas voir en face le vrai visage de la « démocratie policière ».

Une démarcation incontournable

C’est pourquoi la question cruciale du soutien aux sans papiers ne peut pas être celle de la bienveillance républicaine, celle du « bon profil » de tel ou tel dossier ou catégorie  qui « mériterait » d’être régularisé. La question est celle de lutter  ensemble contre la gestion esclavagiste de la main d’œuvre, contre la division funeste des opprimés et contre l’impérialisme français. Il n’y a que deux côtés aux barricades Soit on lutte contre l’apartheid en France soit on la cautionne.

L’enfer des capitalistes est pavé des bonnes intentions  la gauche réformiste et colonialiste. Le PS et ses satellites, en bras gauche de l’UMP, s’émeuvent, en versant de chaudes larmes hypocrites, des conditions de rétention des étrangers tout en défendant, la nécessité de centres de rétention « adaptés » au pays des droits de l’homme. Citons pour l’exemple la position minable de Voynet (ex-ministre Verts du gouvernement Jospin) qui s’indignait du « coût financier trop élevé pour la République » des prisons pour étrangers.

 A l’opposé de ces faux semblants réactionnaires, il y a le point de vue marxiste : Lénine a toujours rappelé le caractère progressiste des migrations modernes car elles permettent concrètement à la solidarité internationale de classe de s’exprimer pleinement. Nous devons lutter pour l’égalité des droits .

Contre la chasse à l’homme

La vie des sans-papiers est un calvaire sans fin. Dans la rue ils doivent raser les murs,fuir l’uniforme au risque de leur vie, vivre dans la crainte des rafles, des centres de rétention, des expulsions… Dans leurs lieux de travail, ils doivent baisser les yeux, subir les salaires divisés par deux ou par trois, les accidents de travail,  jetés dans la rue… La chasse contre eux, contre leurs enfants devient chaque jour plus sauvage.

Les quotas d'expulsions, la loi ADN, la loi CESEDA sont les expressions de cette sauvagerie.

Ils sont décrits comme « profiteurs » du chômage, des allocations… Alors qu’il s’agit d’un mensonge entretenu pour des raisons politiques et économiques :

 Il s’agit d’abord, pour la bourgeoisie, de diviser les masses populaires, en mettant sur le dos des étrangers en particulier les sans-papiers la cause de leurs difficultés. Ensuite pour les patrons d’avoir à leur disposition une main d’œuvre docile, pas chère, à leur merci, qui a peur de la police, exploitable et licenciable, qui n’a qu’un seul droit : se taire et obéir…

Depuis plus de dix ans ils ont décidé de sortir de l’ombre et de résister ouvertement. Aujourd’hui, la révolte s’élève dans les centres de rétention contre les conditions inhumaines les déportations et l’apartheid !

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