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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 11:36
greve-styl.jpg
1) L'AG de Montpellier III a voté lundi 17 décembre le blocage
http://lru-montp3.blogspot.com/

2) L'AG de Lille (2000 étudiants) a voté le blocage malgré l'opposition de l'UNEF et SUD, cf déclaration ci-dessous

Communiqué d'une réunion intersyndicale :
La situation actuelle est devenue mortifère pour l’université et pour le mouvement contre la LRU. Il est plus que jamais nécessaire, dans un climat qui ne cesse de se dégrader, de :
- Faire cesser immédiatement et durablement toute présence policière sur le domaine universitaire, rendant impossible tout retour à un fonctionnement normal de l’université.
- Créer les conditions d’une validation sereine et équitable du semestre, par un cadrage clair du calendrier des contrôles continus en janvier et début février.
- Le blocage total de l’université, pertinent en début de mobilisation pour instaurer un rapport de forces, est à l’heure actuelle un outil inadapté à la situation locale. Il est temps de trouver tous ensemble des moyens d’action plus appropriés pour assurer la continuité du mouvement. Il est donc souhaitable que ce soit l’assemblée générale et non la présidence qui décide démocratiquement de la fin du blocage. C’est pourquoi nous appelons sur ces bases à une participation massive à l’AG du Lundi 17 Décembre (10h 30 Amphi A) .

SUD étudiant-e Lille, UNEF-Lille, Ferc Sup CGT, SNESup, SNPRES-FO

3) Situation tendue à Grenoble où le blocage avait été voté mercredi dernier (indymedia grenoble)

Ce matin (lundi 17 décembre), la lutte continue sur le campus: vers 6h30 / 7h, un blocage de toutes les entrées de la galerie des amphis a été mis en place par quelques dizaines de personnes (moins d'une centaine). Les piquets de grève se sont mis en place et ont tenu. La plupart des étudiants venus dans l'intention d'aller en cours étaient moins "speed" que jeudi dernier, même si parmi les anti-bloqueurs on trouvait encore quelques mecs qui n'étaient pas là pour aller en cours mais juste pour nuire aux bloqueurs... Aussi, il y avait parmi les bloqueurs plusieurs personnes qui étaient plus ou moins masquées et plus ou moins "équipées", ce qui pouvait intimider (à raison) les anti-bloqueurs les plus bagarreurs.

Alors que les deux entrées principales de la galerie étaient bien bloquées et "tenues", des anti-bloqueurs ont essayé d'entrer par les portes latérales. Des bloqueurs sont alors intervenus pour les en empêcher. Des coups sont partis des deux côtés et les anti-bloqueurs ont finalement été repoussés et calmés grâce à des jets de CO2 à l'extincteur (ça refroidit).

Vers 8h30, la police est arrivée et a débloqué en tapant dans le tas, moins violemment et massivement que ce qu'on a pu voir fin novembre, mais l'alliance entre flics anti-émeute, BAC et autres flics en civil + vigiles Securitas + quelques anti-bloqueurs amoureux de la police faisait pas mal flipper (certains anti-bloqueurs en ont profité pour crier "vive l'Etat" quand les flics sont intervenus en faveur des anti-bloqueurs).

Quelques échaufourrées ont eu lieu en cet endroit de la galerie des amphis, quelques trucs ont volé de part et d'autre, des insultes ont fusé (notamment envers les flics - et c'était bien "mérité"), et il semble que quatre personnes ont été arrêtées (dont une personne qui attendait paisiblement le tram !). Du côté de la galerie, une des arrestations a provoqué une vive réaction chez pas mal de bloqueurs, et la BAC a dû se réfugier sous la protectiond es vigiles Securitas à l'intérieur de la galerie des amphis, après avoir mangé quelques coups de pieds...

La galerie des amphis a ainsi été débloquée mais la présence dehors de pas mal de monde laissait à penser que peu de gens sont allés en cours à la suite de ça (ceux qui l'ont fait l'ont encore fait sous la "protection" de la police).

Bref, état de siège policier, la BAC qui tourne et les vigiles Securitas qui se la racontent: bonne ambiance.

Un comité de grève "exceptionnel" s'est donc réuni dans la foulée et a décidé d'aller perturber les cours du BSHM et de l'ARSH (autres bâtiments de l'UPMF, à laquelle appartient la galerie des amphis): des alarmes ont sonné, des étudiants ont quitté les cours (temporairement ou définitivement), certains cours ont été annulés. Des fumigènes ont été brûlés dans les toilettes du BSHM, ce qui donnait une impression amusante dans les couloirs (ça sentait assez fort).

Au hall nord de Stendhal (Grenoble III), plusieurs étudiants sont allés perturber des cours en amphi, incitant à quitter les cours et à refuser activement la présence de la police sur le campus. Là aussi, des étudiants ont quitté les cours en solidarité, mais d'autres y allaient du "ta gueule !" ou demandaient à leur prof d'appeler la police.

D'ailleurs, des vigiles et des flics sont intervenus dans un amphi où ça débattait dur (en présence du vice-président de Stendhal). Des bloqueurs se sont fait virer de force par les chiens de garde, des coups ont été échangés et un flic ou vigile a pris trop de coups à son goût et criait au scandale. La fille "coupable" des coups portés a toutefois réussi à fuir. Tant mieux.

Mais le climat est salement policier sur le campus. Et on dirait que la fac se coupe en deux: ceux qui sont vraiment choqués par la présence policière-sécuritaire sur le campus, et ceux qui s'en foutent (ou sont carrément pour).

En attendant, le hall sud de Stendhal est toujours occupé.
La lutte continue et continuera sous de multiples formes, à n'en pas douter.

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