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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 13:32
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Appel de nice du 9-12-2007 Coordination nationale étudiante

Nous, représentant(e)s de 23 délegations d'universités mobilisées,
réuni(e)s en coordination nationale les 8 et 9 decembre 2007, lançons
l'appel suivant.

Après plus de 7 semaines de mobilisation, la lutte contre la LRU
continue dans les universités et les lycées. Nous sommes toujours des
centaines de milliers à refuser la logique de la LRU : étudiant(e)s,
chercheur(se)s, enseignant(e)s, personnels IATOSS, BIATOSS,
lycéen(ne)s... Plus de la majorité des universités, et de plus en plus
de lycées sont toujours en lutte.

Le gouvernement répond à notre mouvement par deux moyens : des
prétendues « avancées », et la répression. Les annonces du gouvernement
ne répondent en rien à nos revendications. La circulaire devant être
rédigée pour rétablir un cadre national pour l'intitulé des diplômes ne
permettra pas reéllement de corriger la désharmonisation du contenu des
diplômes qu'a créé la réforme LMD. L'augmentation des bourses de 7,2 %
(260 euros /an) et l'accès aux bourses pour 100 000 étudiant(e)s ne
résolvent en rien le problème de leur précarité : plus de la moitié des
2 millions d'étudiant(e)s seront toujours contraint(e)s de se salarier !
La rédaction d'une circulaire contre la sélection à l'entrée de
l'université n'est que de la poudre aux yeux : de nombreuses universités
et de nombreuses filières sont déjà selectives, et ce phénomène est
largement encouragé par la loi LRU. Enfin, l'annonce d'une hausse du
budget de l'enseignement supérieur de 5 milliards d'euros a toutes les
chances d'être un cadeau empoisonné. D'abord parce qu'il n'y a aucune
garantie sur l'attribution de ces crédits : ils seront répartis en
priorité aux « universités d'élite » et formations professionalisantes,
ce qui est un renforcement des inégalités et de la logique de la LRU.
Ensuite, parce que l'origine de ces crédits est inacceptable : soit des
crédits d'impôts pour les entreprises (c'est-à-dire une réduction du
budget de l'Etat et une forme de financement privé), soit la
privatisation de 3 % d'EDF (c'est-à-dire déshabiller un service public
pour en habiller un autre...).

Ces annonces ne représentent donc certainement pas des « avancées
suffisantes pour arréter le mouvement », comme le prétendent certains.
On peut constater au contraire que notre lutte oblige le gouvernement à
faire semblant de répondre à nos préoccupations... de façon
superficielle et dérisoire pour l'instant. En amplifiant la lutte, nous
pouvons le faire reculer ! Nous nous battrons jusqu'à l'obtention de nos
revendications, principalement l'abrogation de la LRU, qui démeure
malgré tout dans son intégralité : encouragement du financement privé,
contrôle des entreprises- « bailleurs de fonds » sur le contenu des
diplômes, pouvoirs exhorbitants des président(e)s d'universités,
précarisation des enseignant(e)s-chercheurs et personnels, sélection à
l'entrée de l'université, mécanisme poussant à terme à l'augmentation
des frais d'inscription...

Derrière les effet d'annonce du gouvernement se développe une répression
sans précédent. Fermetures admnistratives, interventions de la police,
de la BAC, des CRS, des Gardes mobiles, de vigiles, procès contre les
lycéen(ne)s et étudiant(e)s mobilisé(e)s se généralisent. L'objectif de
leurs opérations toujours plus violentes est d'intimider et de
criminaliser tous ceux et celles qui se mobilisent, pour les isoler et
briser le mouvement. Nous exigeons le retrait de toutes les forces de
répression qui occupent les universités, ainsi que la démission de tous
les présidents d'universités qui y ont fait appel.

Nous entrons dans une nouvelle phase du mouvement : une lutte sur la
durée. Le mouvement cherche partout les meilleures formes por continuer
la construction du rapport de force. Notre priorité est de convaincre
toujours plus d'étudiant(e)s de se mobiliser et d'être actifs dans le
mouvement contre la LRU. Cela passe par des manifestations et actions
massives, pour nous faire entendre et montrer notre force. Cela passe
aussi par maintenir des cadres pour les étudiants mobilisés, et des
Assemblées Générales nombreuses, seuls organes souverains et
représentatifs du mouvement. Nous appelons l'ensemble de la communauté
universitaire (étudiants, enseignants-chercheurs, personnels IATOSS...)
à mener la lutte à nos côtés.

Nous pensons toujours que le blocage, c'est-à-dire les piquets de grève,
est le moyen le plus efficace pour permettre à tous de participer, sans
la pression des absences en cours et de la suppression des bourses.
Chaque fac doit trouver les modalités de lutte les plus en phase avec la
réalité locale. Le mouvement ne s'arretera pas.

Nous rappellons que la lutte contre la LRU s'inscrit dans un contexte
plus global de casse des services publics et des acquis sociaux. Les
résistances se multiplient contre ce projet de régression sociale. Nous
manifestons toujours notre soutien à tous les secteurs mobilisés, et
appellons donc à poursuivre la convergence des luttes avec : les
cheminot(e)s, les salarié(e)s d'EDF et GDF, les enseignant(e)s et
lycéen(ne)s des lycées pro, les jeunes en lutte, les salarié(e)s de la
grande distribution...

Forts du succès de la dernière journée nationale de mobilisation du
jeudi 6 decembre, nous appellons :

mardi 11 décembre, à une journée nationale d'action
interprofessionnelle, symbolique et groupée jeudi 13 decembre, à une
journée nationale de manifestation pour converger avec l'appel à la
grève des salarié(e)s de la SNCF samedi 15 décembre, à une journée de
manifestation avec actions de débrayages économiques

La prochaine coordination aura lieu à Toulouse III, le samedi 15 et le
dimanche 16 Décembre.

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