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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 22:32

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APPEL A S’UNIR ET A  AGIR FACE A LA REPRESSION

La lutte en cours sur les universités et les lycées de France est confrontée massivement à la répression.

Le 27/11, un lycéen de Nantes, Pierre, a été gravement blessé par la police : un tir de flashball en plein visage.

Le 13/11, un étudiant de Nanterre, Sinan, par ailleurs handicapé et aveugle, a été gazé et molesté suite à la charge des CRS et des gardes mobiles réquisitionnés par le président de l’université.

Des dizaines de personnes sont aujourd’hui blessées suite à cette vague de brutalités.

Dans l’indifférence générale.

Sur la plupart des établissements en lutte, les interventions policières se succèdent comme à Aix, Grenoble, Tours, Toulouse, Caen, Rouen, Rennes, Montpellier, Paris, Nanterre, Nantes, Perpignan, etc avec leur cortège de brutalités, d’usage de gaz lacrymogène, d’humiliations. Même type d’intervention pour les lycées où des blocages ont eu lieu. Les arrestations et les gardes à vues se multiplient.

Des syndicalistes étudiants sont arrêtés à Lyon II, ou encore exclus de l’université pour leur engagement et condamnés comme Naïma à Nanterre.

De leur côté les présidents d’université, véritables despotes locaux, utilisent les vigiles et les services de sécurité comme leur milice privée. Ils menacent les étudiants insoumis de sanctions disciplinaires, réquisitionnent des hordes policières, et, parfois comme à Grenoble et à Rennes. ils frappent eux-mêmes les étudiants !

 Le constat ne suffit pas. Il faut organiser la solidarité. Des initiatives locales ont eu lieu comme à Grenoble ou à Nantes. Maintenant, Il faut agir à l’échelle nationale et trouver une réponse unitaire. Pour cela, nous avançons deux propositions :

1)      La lutte contre la répression doit passer au premier plan. Un mouvement de lutte ne peut pas laisser ses membres se faire tabasser, menacer et arrêter sans réagir.

 

2)     Il faut organiser une AG nationale du mouvement qui s’empare de cette question et qui accueille tous ceux qui veulent lutter sur ce front, celui de l’unité contre la répression.

 

Le sens de la lutte acharnée que mène le pouvoir universitaire et politique contre les étudiants et lycéens mobilisés est limpide. L’enjeu dépasse la simple loi d’autonomie, mais concerne aussi la sauvegarde des libertés publiques, le droit de grève, la droit de se réunir. L’enjeu des puissants c’est de criminaliser les luttes sociales, un mécanisme capital aux yeux de la classe dominante qui pense entraver puis briser ainsi toute contestation.

 

Si nous luttons contre la répression, notre action ne peut se cantonner au monde universitaire ou lycéen. Pour une raison évidente : La violence policière, par exemple, concerne toute la société, elle est la partie visible d'une société inégalitaire qui en même temps qu'elle exploite, réprime tout signe de révolte. Pour une raison profonde : il faut prendre en compte la situation des persécutés de la République, cibles privilégiées  de la répression : en premier lieu les sans-papiers traqués et la population des quartiers populaires. 

Nous appelons à regrouper les énergies pour l’obtention des revendications suivantes :

·         Arrêt des interventions policières sur les campus et les lycées

·         Libération des interpellés et arrêt des poursuites judiciaires ou disciplinaires

·         Démission des Présidents d’universités ayant eu recours à la violence contre le mouvement

·         Dissolution des services de vigiles

·         Démantèlement des plans sécuritaires sur les lycées et les universités

  • Abrogation des lois sécuritaires scélérates

 

 

 

LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME !

 

UNITE CONTRE LA REPRESSION !

A BAS L’ETAT POLICIER !

 

 

 

 

Le 8 décembre 2007

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