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  • : Le blog de AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre)
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Nous devons bannir de nos rangs toute idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux.


"La situation actuelle et nos tâches" (25 décembre 1947)  Oeuvres choisies de Mao Tsé-Toung, Tome IV




 
Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement, dans un ultime sursaut, contre les forces de la révolution ; et souvent, des révolutionnaires sont un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire.

« Le Tournant de la Seconde guerre mondiale » (12 octobre 1942). Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome III.

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 23:01






























Association Générale des Etudiants de Nanterre
 

 

 

Procès du 30 novembre 2007

 

 

 

Le TGI de Nanterre a condamné une militante de l'AGEN à la demande des autorités universitaires.

 

 

 

 

 

 

 

1)L'acharnement

 

 

 

 

 

Ce vendredi 30 novembre 2007, la 15ème chambre correctionnelle de Nanterre a tenu audience contre notre camarade Naïma.

 

 

 

Ce procès fait  suite à son exclusion de l'université de Nanterre en janvier 2007; exclusion elle-même rendue possible par une double procédure initiée par l'expulseur en chef "CROUS de Versailles", Audéoud, président de l'Université de Nanterre, et par les jaunes de l'Unef.Pour enfoncer le clou, Audéoud et le CROUS ont porté plainte et demander une condamnation pénale.

 

 

 

 

 

Dans une ambiance de règlement de comptes, toutes ces procédures ont abouti à fausser les faits et à criminaliser une militante sous couvert de délit de droit commun. 

 

 

 

Naïma était accusée d'avoir produit un  certificat falsifié de scolarité devant le service de logement. En réalité, comme nous l'avons déjà expliqué, primo il s'agissait d'un piège, le fond consistant à écarter de la cité-u une porte-parole de la lutte contre les expulsions; la forme consistant à jouer sur les dates pour l'empêcher d'exercer sa liberté syndicale, en prétextant de nouvelles et exceptionnelles conditions d'admission. Secundo, il s'agit d'un acharnement politique contre notre syndicat, l'AGEN, considéré comme un obstacle à la mise en oeuvre des réformes 'libérales', des plans sécuritaires et de l'apartheid universitaire.

 

 

 

  

 

2)La justice de classe contre les syndicalistes de combat

 

 

 

Le TGI a condamné Naïma à 1500€ d'amende avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve, à verser 1€ symbolique au CROUS et à l'Université et 1500€ aux deux plaignants au titre de l'article 475-1.

 

 

 

Cette condamnation pénale répond aux attentes du pouvoir universitaire et politique en terme de pacification des campus de France et de chasse aux militants anticapitalistes les plus déterminés. L'euro symbolique demandé par les autorités universitaires montre à quel point elles ne sont pas lésés mais elles recherchent uniquement un gain pour le rapport de forces.

 

 

 

Il faut revenir brièvement sur cette après-midi au tribunal de Nanterre pour comprendre le traitement de cette "affaire".

 

 

 

Le déroulement de l'audience lui-même fut un modèle de mascarade:

 

 

 

un impressionnant déploiement policier à l'entrée du tribunal et des juges qui manifestement ne comprennent pas le dossier, qui cherchent à destabiliser (à humilier diront certains) et à frapper fort pour faire un exemple. 

 

 

 

Exemple de l'ambiance surréaliste, parmi les 3 juges aucun n'a compris que Naïma était réellement étudiante et encore moins en 3ème année d'histoire.

 

 

 

Du tac au tac, l'avocate défendant notre camarade répliqua qu'il ne fallait pas se tromper de dossier et que Naïma " ne se prévalait pas de faux diplômes contrairement à nos actuels ou futurs dirigeants".

 

 

 

Des dizaines de syndicalistes se retrouvent à la barre chaque année sous les prétextes les plus divers : l’important étant de leur couper la langue et de leur lier les mains.

 

 

 

3)Les deux côtés de la barricade

 

 

 

A ceux qui ne saisiraient pas bien le caractère politique de ce procès contre une syndicaliste de combat, nous leur demandons d'être attentifs à la conclusion du juge.

 

 

 

Autosatisfait, il a cru spirituel de rappeler, avant le verdict, que selon lui "personne n'est au-dessus de la loi, sans aucune exception" et même de façon pseudo provocatrice de citer Lénine.

 

 

 

De nos jours, la bourgeoisie et ses supplétifs se couvrent d'une couche d' arrogance et prétendent manier le sarcasme.

 

 

 

Pourtant, ce que chacun voit c’est que si il n'y a aucune exception c'est bien dans le traitement de classe infligé par la justice aux opprimés de ce pays et à ceux qui refusent l'ordre inégalitaire.

 

 

 

A l'heure où la classe dominante se croit toute puissante, détruit les droits sociaux, prétend mater la jeunesse lycéenne et étudiante à coups de flashballs et de matraques, organise des rafles et des chasses à l'homme sur les ouvriers sans-papiers et leurs familles, à l'heure des procès à la chaîne de révoltés des quartiers populaires et de ceux qui osent résister à l'air vicié du temps, nous réaffirmons sereinement que cette classe bourgeoise creuse son propre tombeau et que les masses populaires trouveront leur voie pour résister et vaincre.

 

 

 

A ce titre nous devons organiser le combat unitaire contre la répression.

 

 

 

 

 

A l'université de Nanterre, nous savons comment se manifeste aujourd'hui ce combat repris par les étuidiants en lutte:

 

 

 

Audéoud Démission!

 

 

 

Police hors des facs!

 

 

 

Fac ouverte aux enfants d'ouvriers, fac fermée aux intérêts privés!

 

 

 

 

 

 

 

Dans la société de classes, chaque homme vit en tant que membre d'une classe déterminée et il n'existe aucune pensée qui ne porte une empreinte de classe.

«De la pratique» (Juillet 1937), Œuvres choisies de Mao Tsétoung, tome I.

 

 

 

 

 

 

 

En ce qui nous concerne, qu'il s'agisse d'un individu, d'un parti, d'une armée ou d'une école, j'estime que l'absence d'attaques de l'ennemi contre nous est une mauvaise chose, car elle signifie nécessairement que nous faisons cause commune avec l'ennemi.

Si nous sommes attaqués par l'ennemi, c'est une bonne chose, car cela prouve que nous avons tracé une ligne de démarcation bien nette entre l'ennemi et nous.

Et: si celui-ci nous attaque avec violence, nous peignant sous les couleurs les plus sombres et dénigrant tout ce que nous faisons, c'est encore mieux, car cela prouve non seulement que nous avons établi une ligne de démarcation nette entre l'ennemi et nous, mais encore que nous avons remporté des succès remarquables dans notre travail.


«Etre attaqué par l'ennemi est une bonne et non une mauvaise chose» (26 mai 1939).

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